
La " Northwestern University Library " nous offre ce superbe cadeau :
Les outils pratiques fournis ( Zoom) et flèches de déplacement nous permettent de nous faufiler facilement et de retrouver l'emplacement de lieux dont parlent les nombreuses évocations historiques que nous lisons eventuellement sur la Ville .
http://ansel.library.northweste
" Maguen David" (Bouclier de David)
dans la Casbah d'Alger
Dans cette ruelle de la Casbah,le photographe Yves T. a sauvé de la ruine cette Etoile de David,qui peut-etre signalait alors une des nombreuses petites Synagogues fréquentées depuis des siècles par des Israélites qui vinrent d' Espagne et du Portugal, ( Entre autres pays,après la Grande Diaspora qui suivit la destruction du Temple de Jérusalem de l'an 70 , et qui les dispersèrent un peu partout ). En Algérie ils durent subir les humiliations des différents despotes Ottomans, qui faisaient planer quotidiennement la menace du cimeterre sur leurs tetes en les maintenant au rang d'habitants à la liberté très précaire et achetée à prix d'or .
Les Deys successifs les limitèrent à des métiers pleu glorieux, leurs imposèrent des habillements et des
coiffes distinctifs, et des interdictions comme celles de monter à cheval, ou d'avoir une échoppe de plein-pied avec la rue . ( Il fallait y descendre quelques marches pour y accéder et la hauteur du porche était aussi limitée pour les obliger à baisser la tete ! ). Pourtant gràce à leurs contacts dans le bassin méditerranéen,
surtout avec les Juifs de Livourne , ils formaient une classe d'un grand savoir moderne de Savants,Docteurs
et Lettrés tout en maintenant les traditions religieuses . En 1853 ,la première imprimerie dans ce pays était tenue par les Juifs,toujours en avance dans la connaissance .
L'arrivée de la France à laquelle ils offrirent leurs services et leur excellente pratique de la langue arabe et dialectes pour les guider dans une Algérie inconnue leur ouvrirent les portes de la Liberté et dès le Senatus-Consul de 1865 définitivement ratifié par le Décret Crémieux en 1870,ils reçurent avec joie la citoyenneté Francaise, avec les droits et les devoirs que cela impliquent .
( Je ne m'étendrai pas sur cette Loi infàme parue au Journal Officiel en 1941 qui nous retira cette nationalité et aussi les moyens de vivre ) . Les musulmans quant à eux craignant pour l'hégémonie de leur religion et l'assimilation ,restèrent en arrière .
En une seule génération les Juifs d'Algérie s'épanouirent à la vie moderne et burent la culture Francaise à plein traits tout en restant fidèles à leur culte ,dans une République Laique . Longue est la liste de ces Francais de religion israélite qui sont tombés dans les Guerres de 14-18 et 39-45 pour ne citer que celles-ci .Le 8 Nov. 1942, 300 juifs préparèrent Alger au Débarquement libérateur en paralysant pendant 24 heures les forces de Vichy.
" Vieux Juif " - (Musée du Quai Branly-Paris )
L'ancetre de mon Arrière Grand-Père maternel a du etre l'un d'eux de ces anciens émigrés venus d'Espagne pour habiter la Casbah . Mon Grand-Père travaillait déjà dans un de ces magasins sous les arcades de la Rue Bab-Azoun. Je me plais à penser que peut-etre il a fréquenté cette Synagogue . Comme beaucoup de sa génération, il disparu à Verdun et git quelque part sans tombeau ni couronne ,après qu'un jour funeste de Juillet 1916 il soit tombé à la Cote 304 " S'étant porté volontaire pour une mission " .
Alors que j'écris ces lignes nostalgiques,j'entends ici en Israel où j'habite, les quotidiennes nouvelles de bombardements mortels de fusées et obus de mortier en provenance de Gaza sur les Kibboutzim et villages et villes du Nord Néguev . Mais la terreur semée par ces fanatiques ne nous chassera jamais de notre terre .
Visite de Napoléon III à Alger en 1865
La Parade se déroule face à la Cathédrale St Phillipe (Anciennement Mosquée Ketchaoua et redevenue ) , et sur la Place où sera plus tard érigée la statue du Duc d'Orléans .
La Place du Gouvernement actuelle
Aquarelle ancienne : Enfants Juifs à Alger
( Musée du Quai Branly -Paris )
Fillettes juives d'Alger
Jeune Fille Juive- (1896)

F I N ( Provisoire )
Si je t'oublie jamais, Jérusalem, que ma droite m'oublie ! Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies. (137, 5-7).
En souvenir des 6 millions assassinés par l'hydre nazi, nous inclinerons notre tete .
Regardez bien cette image prise à Auschwitz ,cette machine infernale de destruction.
Ces femmes-soldates allemandes jeunes et éclatantes de joie et de sante ont posé pour l'éternité au Camp de
Concentration ,pendant une pause-café,réjouies au son de l'arcordéoniste, se reposant un temps de leurs
fonctions de brutes assoiffées de sang ,comme si elles étaient dans un camp de vacances .
Hélas,tous les criminels n'ont pas été jugés :
Comme ce monstre recherché :Aribert Heim,Docteur tortionnaire .
Extrait du Journal Israélien Haaretz du 30/4 /2008 .
Tags: Holocaust, Aribert Heim
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As the Simon Wiesenthal Center prepares to publish its list of most-wanted suspected Nazis on Wednesday, the The Associated Press investigates the case of the concentration camp doctor who tops the list. Karl Lotter, a prisoner who worked in the hospital at Mauthausen concentration camp, had no trouble remembering the first time he watched SS doctor Aribert Heim kill a man. It was 1941, and an 18-year-old Jew had been sent to the clinic with a foot inflammation. Heim asked him about himself and why he was so fit. The young man said he had been a soccer player and swimmer.
"He needed the head because of its perfect teeth," Lotter, a non-Jewish political prisoner, recalled in testimony eight years later that was included in an Austrian warrant for Heim's arrest uncovered by The Associated Press. "Of all the camp doctors in Mauthausen, Dr. Heim was the most horrible." But Heim managed to avoid prosecution, his American-held file in Germany mysteriously omitting his time at Mauthausen, and today he is the most-wanted suspected Nazi war criminal on a list of hundreds who the Simon Wiesenthal Center estimates are still free. "Heim would be 93 today and we have good reason to believe he is still alive," said Efraim Zuroff, the Simon Wiesenthal Center's top Nazi hunter. He spoke in a telephone interview from Jerusalem before the center plans to release a most-wanted list Wednesday, and to open a media campaign in South America this summer highlighting the $485,000 reward for Heim's arrest posted by the center along with Germany and Austria. According to an advance copy of the list obtained by the AP, the most wanted, after Heim, are: John Demjanjuk, fighting deportation from the U.S., which says he was a guard at several death and forced labor camps; Sandor Kepiro, a Hungarian accused of involvement in the wartime killings of than 1,000 civilians in Serbia; Milivoj Asner, a wartime Croatian police chief now living in Austria and suspected of an active role in deporting hundreds of Serbs, Jews, and Gypsies to their deaths; and Soeren Kam, a former member of the SS wanted by Denmark for the assassination of a journalist in 1943. His extradition from Germany was blocked in 2007 by a Bavarian court that found insufficient evidence for murder charges. The hunt for Heim has taken investigators from the German state of Baden-Wuerttemberg all around the world. Besides his home country of Austria and neighboring Germany where he settled after the war, tips have come from Uruguay in 1998, Spain, Switzerland and Chile in 2005, and Brazil in 2006, said Heinz Heister, presiding judge of the Baden-Baden state court, where Heim was indicted in absentia on hundreds of counts of murder in 1979. Thousands of German war criminals were prosecuted in West Germany after World War II. In the 1970s, Western democracies began a hunt in earnest for Eastern European collaborators who had fled claiming to be refugees from communism, and the end of the Cold War gave access to a trove of communist files in the 1990s. "All of a sudden there was pressure on countries like Latvia and Estonia to put these people on trial," Zuroff said. "So two times in the past 30 years we've been given a tremendous infusion of new energy and new possibilities. The Wiesenthal Center's previous annual survey counted 1,019 investigations under way worldwide. The number is lower this year and inexact because not all countries responded, but new investigations were up from 63 to 202, Zuroff said. Still, a lack of political will in many countries, and what Zuroff called the misplaced-sympathy syndrome - reluctance to pursue aging suspects - has meant that few people have been brought to trial and convicted. Lotter, the witness to Heim's atrocity, was in Mauthausen because he fought with the communists in the Spanish Civil War. His statement from the 1950 arrest warrant was viewed by the AP at the National Archives in College Park, Maryland. Now that the necessary evidence is in place, numerous witness statements have been taken and Heim has been indicted, all that's left is to find him. Born June 28, 1914 in Radkersburg, Austria, Heim joined the local Nazi party in 1935, three years before Austria was bloodlessly annexed by Germany. He later joined the Waffen SS and was assigned to Mauthausen, a concentration camp near Linz, Austria, as a camp doctor in October and November 1941. While there, witnesses told investigators, he worked closely with SS pharmacist Erich Wasicky on such gruesome experiments as injecting various solutions into Jewish prisoners' hearts to see which killed them the fastest. But while Wasicky was brought to trial by an American Military Tribunal in 1946 and sentenced to death, along with other camp medical personnel and commanders, Heim, who was a POW in American custody, was not among them. Heim's file in the Berlin Document Center, the then-U.S.-run depot for Nazi-era papers, was apparently altered to obliterate any mention of Mauthausen, according to his 1979 German indictment, obtained by the AP. Instead, for the period he was known to be at the concentration camp, he was listed as having a different SS assignment. "This cannot be correct," the indictment says. "It is possible that through data manipulation the short assignment at the same time to the (concentration camp) was concealed." There is no indication who might have been responsible. Eli Rosenbaum, director of the Justice Department's Nazi-hunting Office of Special Investigations, was on the road and did not immediately respond to requests for comment. The U.S. Army Intelligence file on Heim could shed light on his wartime and postwar activities, and is among hundreds of thousands transferred to the U.S. National Archives. But the Army's electronic format is such that staff have so far only been able to access about half of them, and these do not include the file requested by the AP. Heim was relatively well-known, however, having been a national hockey player in Austria before the war, and there were plenty of witnesses from his time at Mauthausen. Austrian authorities sent the 1950 arrest warrant to American authorities in Germany who initially agreed to turn him over, then told the Austrians, in a December 21, 1950 letter obtained by the AP, that they could not trace him. What happened next is unclear, but in 1958 Heim apparently felt comfortable enough to buy a 42-unit apartment block in Berlin, listing it in his own name with a home address in Mannheim, according to purchase documents obtained by the AP. He then moved to the nearby resort town of Baden-Baden and opened a gynecological clinic - also under his own name, Heister said. In 1961, German authorities were alerted and began an investigation, but when they finally went to arrest him in September 1962, they just missed him - he apparently had been tipped off. Heim continued to live off the rents collected from the Berlin apartments until 1979 when the building was confiscated by German authorities. Proof that he is alive may lie in the fact that no one has claimed his estate. Heim has two sons in Germany and a daughter who lived in Chile, but whose current whereabouts are unknown. In Frankfurt, Heim's lawyer said he still officially represents the fugitive, but has not heard from him for 20 years and has no clue to his whereabouts. Asked in a telephone interview if Heim was dead, Fritz Steinacker said only: I don't know. Ruediger Heim, one of the sons, would not comment when telephoned at his Baden-Baden villa. "All I can say is that it has been implied that I am in contact with my father, and that is absolutely false," he said. "The rest is speculation, and I can't enter into that." |
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Nous voici devant le Mur de l'Ouest à Jérusalem, débri de ce que fut le Temple d'Israel détruit par deux fois, et jamais reconstruit que dans notre coeur . Maintenant que l'accés au Mur est libre seulement depuis 1967 après des combats sanglants d'où Israel sortit vainqueur,nous pouvons y prier et espérer la Paix pour nos enfants . Et ce soir,nos pensées irons aux Trois soldats prisonniers Israéliens dont nous sommes sans nouvelle depuis l'été 2006 . Et aussi à ceux qui sont tombés dans les nombreuses guerres d'Israel depuis sa création pour nous permettre de vivre comme des hommes et des femmes libres sur le sol de nos ancetres.
Regardons en temps réel la base de ce que fut le Temple où brulait le chandelier à sept branches,pillé par Titus en 70.
http://switch3.castup.net/cunet/gm.asp?Clipmediaid=45486
Elle savait apprécier les belles choses et surtout en faire profiter ses lecteurs et lectrices.
Au hasard j'ai choisi de publier cet envoi tout empreint de son amour pour les vieilles pierres et la musique .
Il y a quelques jours j'allais à un mariage dans la Sarthe, une région que je connaispour y avoir plusieurs années de suite participé à des stages de guitare.Alors il ne fallait pas rater l'occasion de revoir ce Prieuré de Vivoin, du XIII e siècle reconstitué au cours des ans,qui avait obtenu en 65 le prix de "Chef d'oeuvre en péril"Depuis plusieurs années il est devenu un centre Culturel.C'est un peu au Nord du Mans sur la route d'Alençon. ( 20 kms)Au départ parait-il, il ne restait que quatre pans de murs.Et puis tout le village s'est mobilisé... Puis des volontaires d'année en année sont venus reconstituer la maçonneriecomme au temps des cathédrales et les vitraux aussi.
Un jour elle me conseilla de lire un livre sur l'Algérie," L'Escalier de Béni-Saf" de l'écrivain Henriette GEORGES.
Elle avait trouvé ce bijou littéraire en chinant,toujours curieuse, lors d'une de ses escapades .Ce livre n'existe presque plus sur les rayons d'occasion. (Il a été édité en1988 et fut rapidement épuisé ). Sylvette l'avait lu avec enthousiasme et parce qu'il était introuvable eu la gentillesse de l'envoyer en Israel,de l'autre coté de la méditerranée qui nous réunit et ne nous sépare pas de nos amis et amies. Tout de suite elle engagea une correspondance avec Madame Henriette GEORGES et Sylvette m' envoya un jour ce livre .
"S.L." comme elle signait ses messages ,était à juste titre fière de l'appréciation d'émotions communes avec ce grand écrivain qui fait revivre dans son livre la joie simple des communautés diverses dans la vie quotidienne de Béni-Saf. Ce livre,et bien il circule maintenant,certainement comme l'aurait souhaiter Sylvette,dans les mains de ses amis fidèles .
J'avais alors recopié la page 340 dont voici les premières lignes de Madame Henriette GEORGES :
"C'était la-bas une autre vie, accordée au soleil,à la mer et au quotidien.
Fabuleusement riche de tout ce qui ne s'achete pas,nous vivions les bras nus et les gestes libres.
C'était hier la corde douce des espadrilles,le sable brùlant et les carrelages frais .
Aujourd'hui les parquets cirés et la pluie tetue et grise .
Mes rythmes intenses et profonds ont été imprimés là-bas et mon corps s'en souvient .
Il n'a que faire de la raison .Les versets de ma vie sont inscrits d'une encre indélébile dans la terre assoiffée,les pierres,le ciel bleu et la mer.
Vivre ici ou ailleurs c'est pour moi traduire une langue étrangère..."
Henriette GEORGES a semé à tout vent en Algérie son amour de la langue francaise :
Dans le beau site de Mohamed Seghiouer sur Béni-Saf,je lis ses souvenirs d'écolier:
"J'ai aussi usé mes genouilléres dans la cour de l'école de garçons " Paul Langevin " de la Plage du Puits,sous la direction de monsieur Martiquet et de mon institutrice madame Georges Henriette ( auteur du livre " l' Escalier de Béni-Saf".)Je n'ai jamais pu la rencontrer pour au moins la remercier de m'avoir inculqué les bases de l'enseignement et de m'avoir fait aimé la lecture, suivie bien plus tard, par mon autre professeur, Monsieur Orth, qui m'a aidé à faire de la lecture, une grande passion..."
Alors cette dame déjà agée écrivit la lettre suivante à Sylvette dans une rare réponse a son admiratrice :
Orléans,Février 2004
Chère amie de là-bas,
Enfin ce petit mot, après tout ce temps un peu difficile pour vous
dire combien j'ai été sensible à votre lettre à laquelle je me propose
de répondre plus longuement .Merci de tout ce qu'elle offre de souvenirs,
de communauté,de pensées,d'interets et , de regard sur les choses .
Je l'ai lue et relue avec beaucoup de plaisir .
Soyez assurée de mes fidèles pensées.
Merci de cette longue lettre ,
Bien amicalement .
Henriette Georges .
Pendant ce temps Sylvette écrivait les dernières pages de son livre
qu'elle réussit à éditer pour notre plus grande joie,hélas peu après
remplacée par l'immense tristesse de sa disparition à la fin d'un combat
inégal et sans pitie de ces dernieres années .
Carte postale (1910) des Célèbres Ficus du Jardin d'Essai.
Leurs branchioles se penchant sur le sol ont la particularité
de pousser comme des racines créant ainsi une vraie jungle de lianes .
( Un épisode de Tarzan avait meme y était tourné m'avait précisé Sylvette ! )
Octobre 1954
Jardin d'Essai
Voila plus de trois mois que nous avons quitté le Hamma, ce quartier d'Alger où je suis née
pour venir habiter sur les hauteurs de Maison-Carrée,dans la banlieue est . Que de changements,
du coup,dans ma vie !
Ce qui me manque avant-tout,mon terrain de jeu privilégié,le Jardin d'Essai !
Un jardin unique au monde,à deux pas de chez nous- si grand qu'on aurait pu s'y perdre - ses arbres gigantesques,ses parterres fleuris,son zoo aux tortues géantes,centenaires auxquelles nous ne manquions pas de jeter un coup d'oeil intéressé à travers les grilles à chacune de nos visites .
Visiter le Zoo...Depuis toujours ma soeur Geneviève et moi nous en revons . Mais c'était toujours la
meme réponse de maman :" une autre fois,si vous etes bien sages " .Nous restions souvent en arret,réveuses,devant la caisse au dessus de laquelle,sur le mur d'un blanc éclatant,un oiseau déployait en arc de cercle une superbe queue aux plumes bleues et vertes...un paon,faisant la roue,comme dans mon livre de sciences
naturelles .Et puis un jour,ma soeur avait trouvé dans l'allée menant au Zoo,deux billets d'entrée qu'elle avait vite ramassés .Nous étions accourues vers maman,en laissant éclater notre joie triomphante .Lassée de nos demandes répétées,elle avait pousse un soupir résigné. Puis elle avait échangé un regard avec sa complice,
notre tante Fifine et comme nous attendions sa réaction,hésitanté encore,elle nous avait lancé :
" Allez-y,qu'est que vous attendez !" .
Et nous voilà parties pour la visite comme des grandes,quelle fierté !
Ce qu'elle n'avait pas prévu,c'était que nous allions attendrir une bonne àme et que ça marcherait .
Apres elle a eu la peur de sa vie en ne nous voyons pas revenir ! Nous, du haut de nos six et huit ans,avec notre naiveté et nos billets périmés,nous avions entrpris la visite du Zoo, oubliant complétement la famille et le reste du monde ! .
Sylvette a illustré la couverture de son livre : c'est elle qui guette dans le ciel étoiléle
passage du Spoutnik en pensant à la chienne Laika qui l'habite....
Novembre 57
Ma fête est passée inaperçue. Il n’y a plus
qu’un seul sujet de conversation,
« Spoutnik » lancé par les Russes qui cette fois-ci emmène un être vivant
là-haut,
une petite chienne dressée qui doit répondre aux signaux qu’on lui envoie par un aboiement.
Bientôt ce sera le tour d’un homme. C’est le début de la conquête de l’espace.
Un jour on ira peut-être sur la lune, tout va si vite. Il paraîtrait que ce
Spoutnik
envoie des signaux lumineux que l’on peut capter la nuit.
Alors je guette par la fenêtre de la chambre.
C’est difficile d’imaginer celà et pourtant c’est réel. "
:49:58 +0200
Lettre de Madame Grezel :
J'ai été très heureuse de notre petite conversation qui vous
a rendue très presente ainsi que la rieuse photo jointe à votre
Pour vos "Essais",notre conversation a été fertile.
Vous excuserez mon retard, j'écris de plus en plus mal et en ai honte.
Vos "Essais" m'ont beaucoup interessée,je crois que nous avons dit "l'essentiel".
Je vais reprendre avec vous quelques une de nos impressions.
"Rencontre hors du Temps" ,essai interéssant et fin.Evitez l'expression
"espace-temps" qui fait penser à un philosophe naif et orgueuilleux.
Le "temps" serait mieux .
"Pénétration" titre à rejeter,vous contenter de "Vers l'infini" ou "Infini" .
"Hotel du Nord"-essai très valable par la juxtaposition d'une passion naissante
d'une très jeune fille .Le feu du "réel" et du reve bien rendu,aussi d'ailleurs que
l'opposition du "réel-reve" et du "réel" à l'écran.
" Fin du Petit Poucet" : pourquoi ne pas lui donner une sorte de pensée prémonitoire.
Cette beauté ressentie comme liée à l'heureuse fin du drame qui les attend.
11 Mai.
Je reprends cette missive. Longue interruption due à un gros souci de santé .
J'ai bien reçu votre deuxième envoi .J'y répondrai dès que j'irai mieux .
Merci pour les petites photos qui me permettent d'imaginer une gentille Sylvette
dans une atmosphère heureuse.
Vos "essais" de conteuse sont vibrants de finesse et de légereté .
14 Mai.
Navrée de ne pas avoir pu bavarder avec vous .Ennuis dus à mon aide auditive
nouvelle et pas au point .
Mon mari heureusement m'a donné votre message : nous serons heureux de votre
visite vers la mi-juin .Elle nous permettra une bien meilleure conversation.
Je pense à vous avec affection et vous embrasse de tout coeur .
Signature (illisible).
L'original de la lettre :
Entre ses chorales,sa guitare,et la littérature Sylvette fréquentait aussi un Atelier de Peinture
qui l'enchantait .Voici un message qu'elle m'envoya avec ce superbe tableau définitif qu'elle ne cessait
de retoucher !
Bonsoir Sylvette pour une nuit éternelle....
Il ne nous reste plus qu'à murmurer cette comptine, et y déposer ce Coquelicot
sur la Terre de son Jardin
"J'ai descendu dans mon jardin "J'ai descendu dans mon jardin (bis)
Pour y cueillir du romarin
Gentil coquelicot, Mesdames
Gentil coquelicot nouveau
J'n'en avais pas cueilli trois brins (bis)
Qu'un rossignol vint sur ma main
Gentil coquelicot, Mesdames
Gentil coquelicot
Il me dit trois mots en latin (bis)
Que les hommes ne valent rien
Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot
Que les hommes ne valent rien (bis)
Et les garçons encore moins bien
Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot
Des dames, il ne me dit rien (bis)
Mais des d'moiselles beaucoup de bien
Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot....
f i n
Non,car ses amis se souviendrons longtemps de Sylvette .

( Cliché de la Collection privée Jacques Varlot } .
C'est l'histoire d'un petit pavé et de sa famille.Depuis des années ils se faisaient rouler (il n'y avait pas que des gens honnetes à Alger) sous les pneus de camions fumants et ils étaient assourdis par le bruit des tramways qui grinçaient sur les rails. Bien sur, tot le matin,l'éboueur venait avec sa grande lance nettoyer les taches d'huiles et chasser les poussières accumulées toute la journée,celles des sacs de farine ou de ciment des camions à remorques,et poussait sur le coté dans la bouche d'égout des épluchures ou des journaux froissés et meme des avions en papier quadrillé lancés la veille par les enfants. Alors,brillants et propres ils pouvaient attendre le défilé des spahis caracolant sur leurs montures nerveuses qui les faisaient sonner avec leurs sabots ferrés.Les chenilles des tanks les marquaient de stries blanches dont ils se souvenaient longtemps,mais nos petits pavés étaient patriotiques et ne savaient pas se plaindre.Des fois,de laborieux ouvriers de la voierie venaient renouveler leur lit de sable et les aligner de nouveau tout en sifflotant pour leur donner une nouvelle jeunesse.
Quelquefois,passait une charette revenant du marché,et fatalement laissait derrière elle un crottin fumant sur les pierres bombées.Mais nos petits pavés n'en étaient pas humiliés,car c'était une chose naturelle,et en plus des volées de petits moineaux venaient ensuite agréablement sautiller sur leur dos. Ils avaient meme à supporter les plaisanteries de jeunes lycéens qui découvraient des formules peu respectueuses comme celle des deux AB sur deux PI (R) au carré. Mais il fallait bien que jeunesse se passe !!.....
Hélas,leur vie citadine fut troublée un jour de Janvier,lorsque un peuple en colère décida de monter une barricade:En quelques heures réquisitionnés et mobilisés
ils furent empilés d'office les uns sur les autres, et on leur planta meme un drapeau sur le monticule.
Alors,ce fut à l'image du pavé dans la mare,et tomba la décision dans les hautes sphères,là bas,vous savez ,tout en haut des escaliers , que pour rétablir l'ordre public,il fallait au plus vite les arracher tous de leur terre,et les envoyer,on ne savaient où et comment peu importe,loin, très loin de leurs chers quartiers.....
Certains se retrouvèrent avec les pavés du Nord,ceux que le cycliste et l'automobiliste maudissent en roulant dessus,d'autres furent abandonnés sur le bas-coté d'une route de canton,trop usés.
Les plus chanceux servirent à construire un Monument,un peu en en hauteur pour échapper aux crachats, mais près de la mer en souvenir de tous ceux enterrés de l'autre coté de la Méditerranée.....
Et puis avec le temps un revetement de bitume vint les recouvrir d'un drap noir et épais . Et de nos chers petits pavés d'Algérie, ne reste aujourd'hui que le souvenir de leurs bonnes intentions .
La Synagogue du Grand Rabbin Bloch à Alger vers 1900
sociaux et militaires pour survivre et progresser dans la voie de la Paix à laquelle chacun aspire.
En ce soir de Paque,qui est aussi une fete de la Liberté retrouvée,chaque foyer juif aura une pensée pour nos 3 soldats prisonniers,ravis en 2006 et dont aucune instance internationale n'est capable de nous donner de leur nouvelle. Je ne sais meme pas si dans leur cruelle solitude,coupés de l'extérieur,ils sauront la date de cette fete où un couvert libre les attend à la table familliale .Ces jours memes, encore d'autres soldats viennent de tomber au combat dans le Néguev,bombardé sans cesse de fusées et d'obus par un ennemi fanatique qui terrorise les populations civiles depuis Sept années .
Paque restera pour ces familles endeuillées une terrible période : ces enfants sont morts pour que nous ne retournions plus jamais en esclavage.
Je souhaite un Séder heureux à tous,et spécialement à ceux qui éloignés de nous le célébrerons en silence,sans prier trop haut ou chanter trop fort,de peur d'etre entendus et dénoncés dans un pays où la Démocratie n'est qu'un chiffon de papier.
Alors,un peu plus chaque année,je me replonge dans mes souvenirs de ces Fetes religieuses en Algérie
ou j'allais accompagner mes parents à la Grande Synagogue située au coeur de la Casbah .
Voici une photo prise de l'ancienne Place du Gouvernement: en recul,au centre,domine un minaret jouxtant le Dome de la Grande Synagogue de la rue Randon.Cette Synagogue fut pillée et ses fidèles blessés lors d'une émeute organisée par le F.L.N. déjà en Décembre 1960 !. Le Minaret,lui, a été rajouté après 1962 .
Ces deux soirs de Paque,le chef de famille lit le récit de la sortie d'Egypte : La " Hagada",mais aussi chaque assistant peut à tour de role en lire un paragraphe,et le moment le plus émouvant arrive quand les jeunes enfants lisent les questions et les explications sur le récit de l'Exode et des miracles qui ont épargné le Peuple Juif dans sa fuite . Mais la lecture est aussi chantée à certains passages,et ce sont ces musiques non écrites qui se transmettent de génération en génération avec les accents typiques de chaque pays de la Diaspora .
Avant de monter tout seul en Eretz-Israel,j'avais photographié cette Hagada familliale .
Le Grand-Père de ma mère était Emmanuel, le frère du Grand Rabbin d'Alger.
Dédicace sur la page de garde :
Isaac Bloch
Grand Rabbin
Alger
15 Mars 1886
Donné à mon bon frère
Emmanuel Bloch
Alger le 25 Juin 1890
I. Bloch.
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Hagada
Ou Rituel des Deux Premières Nuits de Paque
Avec les Prescriptions s'y rapportant
Traduit en Francais par Martin Serror
Rabbin .
Mais en Hébreu il est écrit :
" L'Exemplaire de la traduction de l'Hébreu en Francais est de Mordechai Ben Schlomo Serror d'Alger."
Note :( A la traduction de son nom,le prénom a été francisé !) .Je me souviens d'une rue Martin Serror.
Et juste dans l'Algérianiste de Mars 2008,numéro 121,une réponse précise son parcours de Rabbin à Alger.
Service de la Veille du 14 Nissan....
"Alors la veille du 14 Nissan, les fidèles doivent rechercher le pain levé qu'ils ont dans leurs maisons en s'éclairant d'une chandelle "...( La Maison doit etre pure de toute trace de pain contenant de la levure ).
Ce livret a été imprime par Abraham Boukabza et Cie, 2 Rue Pavy -Alger (Algérie)
Mais qui fut Bloch Isaac ?
" Bloch,Isaac :Rabbin Francais; né àSoultz,Alsace le 17 Juillet 1848. Il reçut son éducation au Lycée de Strasbourg et au Séminaire Israélite de Paris.Durant le siège de Paris (1870/71) par les Prussiens,il servit comme Aumonier auxiliaire.En 1873 fut employé à l'office de l'Alliance Israélite Universelle. Deux ans plus tard fut nommé Rabbin à Miremont ; en 1878 fut désigné comme Rabbin principal à Oran ; en 1882 devint Grand Rabbin d'Alger ; et en 1890 fut nommé au Grand Rabinat de Nancy, postion qu'il tient encore en 1902.
Parmi un grand nombre de sermons.Bloch a publié une nouvelle,"Les fils de Samson" en 1887
et les " Inscriptions Tumulaires des Anciens Cimetières Israélites d'Algérie" en 1888. En 1877 il traduisit une Nouvelle d'Allemand en Francais,de S.Kohn,intitulée "Gabriel" .
Il contribua souvent à la fois en prose et en vers à "L'Univers Israélite",aux "Archives Juives",et à la Revue des Etudes Juives" .
Note : A cette époque le Consistoire Israélite de France envoya en Algérie des Rabbins du rite "Ashkénaze",
c'est à dire d'Europe Centrale, car à Alger le Rabbinat local du rite "Sépharade" (originaire d'Espagne) était miné par des rivalités qui affaiblissaient le Judaisme,bien qu'évidement la population juive était dans l'immense majorite locale et implantée depuis des milliers d'années en Afrique du Nord.Ces Rabbins dits "modernes"
n'étaient pas étrangers à l'Algérie,puisque Isaac Bloch et plus tard (années 1940) comme le Grand Rabbin Maurice Eisenbeth,ils laissèrent de célèbres recherches sur le Judaisme algérien .
Les Rabbins Algériens locaux furent tout au long de l'Histoire de l'Algérie les Sages et les Savants réputés
qui écrivirent les célèbres "Taquanot " .
Voici dans sa pureté et construite dans le style oriental une autre vue de la Synagogue de la Place Randon,dénommée ensuite Synagogue du Grand-Rabbin Bloch :
Cent trente ans après :
C'est un vue actuelle prise des toits de la Casbah décadente .Cette Synagogue dit-on est animée par
des fidèles particulièrement fanatiques .
Les Paraboles cherchent à capter la Voix de la Vérité d'outre méditerranée....
Cette gravure ancienne serait-elle celle de la Grande Synagogue précédente la "nouvelle" batie juste avant en 1900? Car quand furent percées la Rue de la Lyre et la Place de Chartres,de nombreux batiments furent démolis.
Il est écrit dans cette Hagada que tout juif doit se considérer comme sortant d'Egypte .
Car la Liberté est une valeur très fragile acquise au prix du sang de ses défenseurs et il faut veiller sur elle comme nos très lointains ancetres veillaient à entretenir le feu .
Je remercie vivement les auteurs de ces photographies prises au hasard de la fourchette sur le Net
" Tertre artificiel élevé au dessus d'une Tombe " .
( Définition extraite du remarquable dictionnaire "Petit Robert ", dont l'auteur Paul Robert fut un descendant d'une famille des Hautes-Alpes émmigrant en 1849 dans le Chéliff en Algérie).
Il n'est que de becher et retourner cette librairie sans fond qu'est Internet pour y trouver toujours un trésor.
Pour moi, ce fut le Carnet de Notes de Léonardo Da Vinci, ou du moins quelques pages des dizaines de feuillets où le Génie Florentin consignait des esquisses de ses inombrables inventions .
La British Library nous en donne un gout . En activant ce site (une minute de chargement), allez jusqu'en bas de l'accueuil : un bouton vous permettra d'écouter la présentation .
Puis, en tirant avec la souris la première page de droite à gauche, apparaitront les 3 possibilités :le texte, le son, et une loupe pour examiner les dessins . Dix pages émouvantes par la sensation de tenir dans votre main ces feuillets fragiles. De Vinci écrivait de droite à gauche . Ecriture dite "spéculaire" *(1). J'ai essayé d'inverser ses lignes avec un miroir, mais ce n'est pas pratique avec l'écran de l'ordinateur !. Ces Carnets au complet sont consultables pour les favorisés au Cyber-Louvre du Musée ou à l'Institut , nous précise-t-on dans l'accueil.
1) Explications en Francais du site du Louvre sur le contenu des Carnets :
ttp://www.bibliotheque-institut
2) Vision de quelques feuillets du site Anglais :
Dans ces pages, des croquis de Four Solaire ( précédent de cinq siècles celui de Font-Romeu !), des dessins de mécanique de levage, comme ce treuil, frère de la Machine d'Atwood qui nous fit souffrir au Bac , et bien d'autres géometries appliquées et même d'architectures .
http://www.bl.uk/collections
Mais pourquoi ma curiosité m'a- t-elle poussé en Italie ? Et bien parceque dans un des feuillets,( qu'hélas je ne peux en voir le dessin), Léonard de Vinci y a fait, entre autres croquis d'architecture , une esquisse d'un projet de mausolée bizarre que l'on ne retrouve que dans la civilisation étrusque ou nubienne .
En effet le "Notesbooks of Leonardo da Vinci ", Jean-Paul Richter*(2) l'a traduit et publié pour la première fois en 1880 .Voici le paragraphe 757 qui a piqué ma curiosité :
http://books.google.co.il

