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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 08:40

En cette période où le superficiel a remplacé la profondeur et le mensonge par omission la véritè, il est bon de relire cette phrase de Jean-Jacques Rousseau pour nous faire une libre opinion,quelqu'en soit le sujet,à condition de faire l'effort  élémentaire de remonter à la source :

"Sitôt qu'on accoutume les gens à dire des mots sans les entendre, il est facile après celà de leur faire dire tout ce qu'on veut."
Jean-Jacques Rousseau.(Emile ou de l'Education).

Le commencement de la fin du Cauchemard :
C'est l'Opération Torch,le 8 Nov 1942 quand  les alliés débarquent  près d'Alger.

Image:Torch-troops hit the beaches.jpg


Le but de cet article est de faire connaitre Fernand Pistor aux jeunes générations qui veulent lire à la source  l'Histoire de leur pays gràce à ceux qui l'ont écrite de leur sang . Louis Lataillade a dressé de son ami Fernand Pistor,un portrait incontournable pour connaitre le poete,le journaliste,l'homme d'action et le patriote que la mort a fauché dans son élan .

                   Avant propos...
à  l'Avant Propos de Louis Lataillade


Ils étaient donc trois amis,de la meme génération,de la meme culture,et compagnons  pendant la Deuxième Guerre Mondiale :Edmond Brua,Louis Lataillade et Fernand Pistor .
Louis Lataillade avait  écrit un bel article en la mémoire de son ami Edmond Brua dans l'Algérianiste No-2 de Juin 1978,l'année de sa disparition.
n.b. Pour lire ces revues ,chargez (le temps en est relativement long) le fascicule choisi que vous pourrez aisément feuilleter à votre guise :
http://www.cagrenoble.fr/revue/revue.html

Et ce fut lui encore ,qui écrivit l'Avant Propos aux "Correspondances de Guerre" de Fernand Pistor ,avec ses amis qui pieusement en rassemblèrent les documents .
Pour la biographie de Louis Lataillade il n'est que d'ouvrir le " Qui est Qui",auquel il participa :

Louis Lataillade (1910-1988) .
"Biographie d'Auteurs choisis de l'Académie de Médecine de New-York ".
Collection des Thèses Médicales internationales
Thèse :Coutumes et supersistions obstétricales en Afrique du Nord,
Thesis (D.M.)--Université d'Alger, 1936. Excerpts PDF

Louis Lataillade est né le 1er Aout 1910 à Pau (Basses Pyrénées) .Il étudia au Lycée de Pau et à la Faculté de Médecine d'Alger et de Bordeaux.Reçut son titre de Doctorat en Médecine à la Faculté d'Alger en 1936. Et obtient aussi un titre de "Master of Public Health" à l'Université d'Harvard .
Lataillade servit comme Docteur à la Station Thermale d'Hamam-Righa (1937),fut Inspecteur de la Santé,Directeur au département des Hautes-Alpes(1946),Directeur du Centre Expérimental de santé publique à Soisson (1950),et Docteur à l'Organisation Mondiale de la Santé en 1957.
Il représenta aussi le WHO en Turquie (1963),et fut Directeur-adjoint du Bureau du WHO à Copenhague (1968-1972) et enfin Inspecteur Régional honoraire de la Santé depuis 1968 .
Dans la présentation de sa thèse ci-dessous,vous pourrez lire aussi la liste longue de noms de la célèbre médecine francaise en Algérie .

http://unchsl3.depts.unc.edu/NYAMTheses/LatailladeAlgiers1936.pdf

Louis Lataillade publia de nombreux sujets médicaux et écrit deux séries de Poemes,  une Nouvelle, et une biographie du Chef algérien Abd el-Kader .

Dans l'Algérianiste No-11 de Septembre 1980,son remarquable article évocatif du sacerdoce de la médecine en Algérie francaise : "Médecin du Bled" .

Louis Lataillade fut fait Chevalier de la Légion d'Honneur,reçut la Croix de guerre 39-45, et la médaille d'Officier de la Santé Publique .

Sources:

"LATAILLADE (Louis, Marie, Auguste)." Who's Who in France. Qui est qui en France: Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France, dans les territoires d'Outre-Mer ou à l'étranger et de personnalités étrangères résidant en France. 14th ed. (1979-1980). Paris: Editions Jacques Lafitte, 1979.

Voici donc  l'Avant Propos que  Louis Lataillade écrit en préface du Livre de Fernand Pistor ,pieusement composé par ses amis :

                      Avant -Propos

"Le 25 Aout 1944,Jean Pontacq,correspondant de " Radio-France ",à Alger tombait mortellement blessé sur les pentes de Notre Dame de la Garde,à Marseille,au cours du dernier assaut donné par le tirailleurs de la Troisième Division d'Infanterie Algérienne,aux coté de ces soldats dont il avait depuis presque deux ans,en Tunisie,en Italie,à l'Ile d'Elbe et en Provence,partagé la vie et les périls.Il avait 33 ans .
Jean Pontacq c'était le nom de bataille de Fernand-Denis Pistor..Il était né le 6 décembre 1910 à Bordj-bou-Arréridj en Algérie où la famille de son père juriste de talent,avait gardé des liens depuis la conquete.Mais ses parents étaient l'un et l'autre de vieille souche paloise.Il avait perdu sa mère à sa naissance,et fut confié à Pau à la solicitude bienveillante d'un grand-père et de deux tantes .C'est au Lycée de Pau,que jusqu'à la seconde il avait fait ses études,c'est là qu'avec ses plus anciens condisciples il avait crée le journal "Coup d'Aile".
L'Académie de Béarn avait,quand il avait quinze ans,publié ses premiers vers,avec ceux de son ami  Louis Lataillade,sous le titre puéril et touchant,mais qu'il avait choisi lui-meme,des "Goelands aventureux" .
 Tristan Derème avait préfacé cet ouvrage :
Il chantait Pau :
"Mais je songe au Béarn,aux coteaux déployés
que l'automne a vetus de flamme...
...Les jours d'or béarnais se sont enfuis...Mais
j'ai tes vers,mes souvenirs,mes livres.
Mes yeux sont ivres
Encor du Gave clair et de l'azur léger.."
Il chantait aussi la joie de vivre,comme le rappelle Pierre Tucoo-Chala dans sa préface .
Ses premières vacances en ce temps là,il les passait dans la petite maison familliale de Labatmale,près de Pontacq.Et c'est pourquoi,pendant les années d'exil et de guerre ,dans l'attente du triomphal retour en Béarn dont il revait,il avait choisi ce pseudonyme :Jean Pontacq.
Après le Lycée de Pau,ce fut le Lycée d'Alger,un prix d'histoire au Concours Général,et à la Faculté où il mène de front avec son métier de maitre d'internat au Lycée de Ben-Aknoun et au Lycée Bugeaud ses licences de droit et de lettres .
Paul Robert qui reve déjà peut-etre à son dictionnaire,est devenu le Président de l'Association Générale des Etudiants,et avec une équipe d'amis fidèles,parmi lesquels Lataillade qu'il a fait venir à Alger,Pistor dirige "Alger-Etudiant" ,l'organe de  l'association,
préfigurant ainsi sa vocation de journaliste .Ici,comme naguère dans le scoutisme,comme dans le sport ou l'action syndicale la plus généreuse,il s'engage à fond .
C'est enfin à Paris et à la Sorbonne,ou,toujours comme maitre d'internat au collège de Compiègne,au Lycée Hoche à Versailles,à Louis-le-Grand,il passe l'agrégation de lettres et songe à une thèse de doctorat .
Le voici de retour à Alger en 1938,comme professeur cette fois.Dès sa première année d'enseignement,il va,dit son ami Edmond Brua,"surprendre et émerveiller ses élèves et ses collègues par la foi ardente,l'enthousiasme lucide qu'il apporte dans sa mission : on parle de lui comme d'un apotre ".
Survient la guerre.Il est mobilisé en septembre 1939,et la retraite de 1940,cette défaite qu'il n'a pas acceptée et dont il laissera aux archives de son régiment le récit amer et précis,vaut au maréchal des logis-chef Fernand Pistor deux magnifiques citations,dont l'une à l'ordre du corps d'armée.
Démobilisé,il reprend au Lycée Bugeaud un enseignement qui durera deux années. Deux années pendant lesquelles il va marquer d'une manière indélébile de jeunes esprits,qui ne l'oublieront jamais .
Quant à ses collègues,ils s'appellent  Louis Joxe,Jean Luc,Paul Peronnet: les deux derniers sont les pseudonymes de Pierre Jarry et de Jacques Desmoulins deviendront  ses plus fidèles compagnons dans l'équipe des correspondants de guerre sur les fonts de Tunisie,d'Italie et de Provence .
Enfin,le 8 Novembre 1942,les forces alliées débarquent en Afrique du Nord,les premières unités francaises se reconstituent .Fernand Pistor,déjà chargé avec Max-Pol Fouchet des émissions littéraires de "Radio-France",
s'engage comme correspondant de guerre en Tunisie et découvre les voies de sa passion.
Désormais il sera partout,et le premier. Dans Tunis libéree,dans les Abruzzes,dans la tete de pont d'Anzio ,à Rome,en Toscane,à l'Ile d'Elbe,à Marseille enfin. Il partait seul en avant,il "décrochait",dévoré par le désir de témoigner , de participer à la guerre de libération comme à une croisade,d'exercer son métier de correspondant de guerre comme une mission .Bien des hommages lui ont été rendus,dont on trouvera les extraits les plus émouvants à la fin de ce recueil.Son nom a désigné l'un des centres de reportage de la Radio francaise,rue Francois Ier à Paris,puis l'un des studios de l'Ortf . Pierre Ichac lui  a dédié son ouvrage : "Nous marchions vers la France ".Il figure en bonne place dans l'Anthologie des Ecrivains morts à la guerre (1939-1945) de Jacques Meyer,dans les "Poetes du Béarn et du Pays basque " d'Armand Got,dans la thèse d'une italienne,
Madame Belardi Balbi,"Des poemes et des vies pour la France " .Et après une troisième citation reçue à l'Ile d'Elbe,la médaille militaire lui a été attribuée à titre posthume.Mais pour évoquer Fernand Pistor,la plus grande pudeur,la plus parfaite humilité restent de mise .
"Nous savons trop,disait-il dans l'un de ses textes,que les fetes et les commémorations et les discours ne sonnent pas toujours juste, et qu'il est difficile de parler des morts, ou de parler en leur nom. Les morts ne sauraient répondre avec des voies humaines à leurs thuriféraires .Mais leur silence est éloquent .Le silence des morts,ce matin,était riche et fraternel parceque les vivants qu'ils leur parlaient étaient leurs frères " .
Ses camarades,ses amis,ses élèves,ces jeunes footballeurs de l'equipe qu'il animait au Lycée d'Alger,et dont le gardien de but s'appelait Albert Camus,tous les survivants des années heureuses ou tragiques savent bien ce que le nom de Pistor signifiait . Mais a t-il laissé derrière lui autre chose que ces vers d'écolier ?
Et bien, voici ce qui nous reste :des textes de guerre griffonnés sur des pitons à peine conquis ou sur des plages de  débarquement,
dans la neige,la boue ou la poussière,sous les bombardements,ou bien encore enregistrés sirectement sur fil ou sur disque , des mots simples arrachés à la misère et à la souffrance  et aux sacrifices de chaque jour,mais qui allaient porter au loin le message de l'espoir. Il est bien vain,bien illusoire de se demander ce que Pistor eut écrit s'il avait vécu .Il n'a pas eu le temps d'écrire,voila tout. A la littérature ,il a préféré l'action.Il n'a pas  choisi la fiction ou le mythe,mais le témoignage sur les seules choses qui lui tenaient à coeur :l'amour des hommes,la justice,la vérité .
Il a dit ailleurs :"Une contemplation stérile du monde est véritablement une complicité avec les mystificateurs et les bourreaux..Je prends en horreur un culte de la nature ou le sourire humain n'a pas de place" .Il aime rappeler ce que Montaigne souhaitait qu'on aimat les vivants "comme ils sont" ,alors lui regarde "comme ils sont " ces Francais qui se battent. "Je ne vous ai pas rapporté aujourd'hui de ces mots dont on dit qu'ils sont frappés comme des médailles, mais implement ce que j'ai entendu sur la Mainarde".Ou bien encore : "Alors tant pis pour les grands ensembles et les fresques historiques.Nous allons suivre un médecin de bataillon,nous allons nous accrocher à lui,nous allons essayer de vivre avec lui, et comme lui l'affaire qu'il a vécue sur le Belvédère .". Et, pour une fois,un communiqué trouve gràce à ses yeux parce qu'il est bref et direct  :" J'aime ce laconisme et j'aime cette franchise...la vérité étant l'arme des forts ".
Il faut noter cependant  ses dernières réflexions sur l'écriture,  à la fois angoissées et ironiques, quand il attendait dans la baie de Naples,le 11 Aout 1944,l'embarquement vers les cotes de Provence :
"Une grosse bouffée d'émotion m'envahit le coeur,l'imagination s'en mele,et dans mes divagations intérieures je reconnais la figure sournoise du démon littérature...N'est-ce pas lui qui m'a soufflé le titre du premier reportage que j'écrirai au large des cotes francaises :
" France,écoute.." En ai-je assez discuté avec Jean Luc de ce problème littéraire et de la forme à donner à nos reportages ! Littérature ou sécheresse ? Tout dépend,bien sur ,des moyens d'expression.En matière de radio,le
broadcast
direct est question de passion pure,à base de technique .Savoir jouer de son émotion,la dominer,la canaliser.Savoir aussi faire parler les autres,des voix de  France...Mais pour les papiers,c'est une autre histoire.Luc a raison : il faut viser à l'éternel. Ca veut dire qu'il ne faut pas exorciser le démon littérature.Tout au plus l'apprivoiser. "Si tes papiers ne sont pas du tonnerre,m'a dit Plécy,c'est que tu es un pauvre type" . Il dit vrai,parbleu !" .
Oui,voilà ce qui nous reste,des textes de guerre écrits par un homme qui détestait la guerre,qui avait horreur de toutes les violences.Mais aussi ces admirables pages,les seules sans doute qui n'aient pas été rédigées à la hate et sous le feu ,et qui s'intitulent "Dernieres images d'Italie" .
Ces écrits de Pistor,il était juste que des mains pieuses les rassemblent .Ils s'adressent à tous ceux qui l'ont connu et qui l'ont aimé .Ils s'adressent aussi  à ces jeunes élèves du Lycée de Pau qui chaque année vont bénéficier de la Fondation que le père de Fernand Pistor a crée à la mémoire de son fils,pour que cette flamme ne s'éteigne pas,pour que d'autres,à leur tour,connaissent la joie de vivre ".

Louis Lataillade .


Le célèbre  Lycée Bugeaud, à Alger.

Lycée Bugeaud 2

Photo extraite du site de Bernard Venis,  document Jean-Claude Thiodet :le Lycée Bugeaud après le bombardement de 1942 :

après les bombardements du 12 novembre 1942



Notes sur les mots cités :
Thuriféraire: Encenseur,flatteur (Petit Robert).

Hammam-Righa,Station Thermale,(Algérie)
http://www.alger-roi.net/Alger/villages/pages_liees/fghij/hammam_righa.htm

La Mainarde : (Italie)

Eperon stratégique lieu de durs combats en 1943 .

Tristan Derème :
http://www.florilege.free.fr/florilege/dereme/index.htm

Pierre Tucoo-Chala :
http://arpel.aquitaine.fr/spip.php?article6111

Edmond Brua (1901-1977)
Poete-Ecrivain-Journaliste
Consulter le bel article de Louis Lataillade consacré à  son ami disparu ,dans l'Algérianiste No-2,Juin 1978 .
Et aussi:
http://www.alger-roi.net/Alger/portraits/pages_liees/08_brua_edmond_pn45.htm


Louis Joxe (1901-1981)
Aux Affaires algériennes de 1950 a 1962,il fut l'artisan  des négociations avec les assassins du FLN qui aboutirent aux accords d'Evian,et au déracinement des Francais d'Algérie accompagné d'exactions terribles des algériens sur les civils dépourvus de la protection de l'armée francaise et des assassinats des harkis fidèles à la France .

Jean Luc (pseudonyme de  Pierre Jarry)
Correspondant de Guerre.
Lire  le blog d'Arioul :
http://arioul.blog.lemonde.fr/2008/02/16/le-premier-livre/

 
Paul Peronnet (pseudonyme  de Jacques Desmoulins).Agrégé de Lettres en 1939.
Correspondant de Guerre

Paul Robert (1910-1980)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Robert

Max-Pol Fouchet (1913-1980)
http://www.maxpolfouchet.com/

A Alger en 1942 M.P. Fouchet,sur la photo ci-dessous.
Lire  sur sa Revue "Fontaine" :
http://www.maisondelapoesie.be/essais/essais.php?id=141



Pierre Ichac (1901-1978)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ichac#Grand_reporter_et_correspondant_de_guerre_.281935-1945.29

Le livre "Nous marchions vers la France " qu'Ichac avait dédié à Fermand Pistor :

Nous Marchions vers la France Pierre Ichac


Albert Camus (1913-1960)
Camus est au centre de cette photo extraite de :
http://maliphane.free.fr/Philosophie/Albert%20Camus.htm

Il serait bon de pouvoir reconnaitre les amis qui l'entourent .Ce cliché semble etre pris à Alger (?).A gauche un personnage en uniforme ,donc d'après 1942 .(?)

http://maliphane.free.fr/images/Camus_Combat_1007.jpg


Sur Armand Got (1890-1976):
http://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Got


 Le prochain article aura trait au livre lui-meme: les  " Correspondances de Guerre" de Fernand Pistor, qui nous entraineront sur les pas de l'Armée d'Afrique .  .

                                                              
  

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commentaires

Robert 20/08/2016 11:29

Le grand jeune homme que Camus tient par l'épaule ne serait-il pas Fernand Pistor?

Gaby:0059::0010: 16/06/2008 21:00

toujours un plaisir de vous lire ...je vais essayer de redresser les dimensions ...bonne soirée

Levy Georges 16/06/2008 19:32

Internet est un vaste champ qu'il faut avoir le temps et la patience de retourner pour y trouver des trésors cachés !

Jacqueline 16/06/2008 09:42

Je continue à penser que désormais votre site sera une réfèrence pour notre histoire. Votre travail de recherches bibliographiques est considérable et certainement comble une lacune de cette période pourtant si glorieuse..Quant à la photo de Camus peut etre a-t-elle été prise au Journal où il travaillait..bien misérablement d'ailleurs..Mais où avez vous eu cette merveille??? Meme étonnement pour la photo du débarquement (Sidi Ferruch?)Bien à vousJacqueline

René 14/06/2008 08:05

J'ai été baptisé au printemps 1942,mais..restriction oblige..sans fête de famille! Peu ,aprés le débarquement ,mes parent ont pu fêter les deux à la fois,grace à l'aide(par apport de "victuailles")des américains.J'ai toujours une médaille en argent offerte par un officier pilote américain à cette occasion.

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