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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 11:47


Adjugé ! s'écria le commissaire-priseur, un petit vieux à barbiche, en écrivant sur son calepin le résultat de l'adjudication tout en serrant sous son bras une serviette de cuir craquelée par le soleil. Il domine sur une estrade improvisée les ferrailleurs et petits patrons en quête de matériaux pour faire renaître leurs ateliers. En cette période d'après guerre, il est presque impossible de trouver du fil de cuivre émaillé pour refaire des bobinages, des roulements à billes, des machines à travailler les métaux, sans parler de voitures ou camions revenus de la réquisition hors de service. Mais à la Réghaia, près de Blida , dans la plaine brûlante existait alors un salvateur cimetière de matériel de guerre, des avions, des véhicules, tous ces abondants surplus laissés par les Alliés après leur victoire en Afrique du Nord.

                  
Une Jeep typique et son équipage pendant la Campagne de Tunisie


Cette société c'était la "S.A.R.S "..Société Algérienne de Récupération de Surplus. (Du moins ainsi j'en déduis la signification !).
Ce matin mon père et mes deux oncles démobilisés, sont en quête de machines vendues..au poids et  qui leurs permettront de redémarrer dans la vie civile. D'abord l'Atelier a besoin d'une voiture à tout faire: le choix est difficile dans ce champ de Jeeps ,certaines le capot du moteur relevé par de précédentes inspections, laissent entrevoir un moteur huileux, d'autres sans pneus ou avec la vitre brisée, mais toutes bien sur débarrassées de leur mitrailleuse ,antenne et radio. Mais mon père  tout ému en pensant à la sienne, sa "Fleurette" qui a fait la Campagne de Tunisie, souleva le coussin du chauffeur qui masquait le réservoir d'essence pour vérifier le niveau, se mit au volant, appuya sur le champignon du démarreur au plancher et réussit même à réveiller le moteur de sa torpeur, et sur le champ l'adopta. Moi et mon grand frère qui avions rapidement découvert  les petits coffres sur les cotés de la banquette arrière allons les fouiller pour y trouver peut-être des trésors, des outils ou même des balles ...
Je m'amusais à cracher ma salive sur la tôle surchauffée, pour la voir bouillir. Mais ce paradis  guerrier n'évoquait pas pour moi les horreurs de la guerre et les souffrances des servants de tout ce matériel martial. Dans un coin une colline de longues douilles d'obus de D.C.A.,encore brillantes de leur cuivre, attendent leur envoi à la fonderie , et plus loin un amoncellement de pneus avec ou sans jantes. A coté rangés en pyramide les Jerricans de 20 litres de couleur jaune, les fameux Jerri'es.  Et puis des moteurs de véhicules accidentés fracassés à la masse pour séparer le bronze de l'acier, et aussi des moteurs électriques pour en récupérer les fils émaillés pour les bobinages.
Cette Jeep qui n'avait pour seul luxe qu'un toit rabattant en toile kaki, fut confiée à Monsieur Touati qui avait son magasin de housses sur mesure en face de chez-nous, rue Sadi-Carnot. Je le voyais souvent piquer ses bâches et tissus épais. Son magasin étant  trop étroit, il posait le matin à même le trottoir les sièges en attente. Il habilla ce vétéran de deux portes de toile solide de couleur...terre de sienne sur un cadre en fer rond, avec même une fenêtre en plastique translucide . La partie arrière de la Jeep était bâchée et il fallait pour accéder à sa banquette enjamber les sièges avant ! Quelle gymnastique, mais pour nous enfants une source de rigolade. Dans cet aquarium nous étouffions en été et grelottions de froid l'hiver, le vent entrant par toutes les jointures. Mais nous étions heureux de pouvoir sortir le Dimanche à la plage ou à la foret grâce à cette Fleurette revenue à la vie civile, que mon frère et moi avions repeinte un matin de couleur.. aluminium comme un bolide.
Je ne peux m'empêcher  d'insérer là ce souvenir d'excursion,
même au prix de me répéter !! .

Paysage de neige en Kabylie





Sommes-nous bien en hiver?
S'exclama maman, en ouvrant la croisée,
Enchantée par ce matin tout frais,
Et au spectacle lointain, du Djurdjura enneigé.
Il fait si beau aujourd'hui,
Et demain les classes sont finies.
"Nous irons à la Neige !",
Dit mon père d'un ton averti.
Comme des fourmis affairées,
Qui se bousculent dans leur nid,
A ce mot magique, mon frère et moi sautons du lit.
Il ne faut pas moins d'un jour, pour se préparer.
Je suis préposé aux chaussures,
"Sur le balcon, à côté du mur"!.
Elles on fait bien des guerres,
Et maintenant se reposent, pensionnaires.
Ne riez pas, c'est un mission de confiance,
Dont dépend le succès des vacances !.
Je les couvre de cirage,
Ces godasses au grand âge,
Comme on calfate un bateau,
De peur qu'il ne prenne l'eau.
Serrés tous les quatre dans notre Jeep-Willys,
Une ancienne combattante, qui reprit du service,
A soixante miles, le moteur ronfle et la bâche claque,
Comme un voile de pirate prête à l'attaque.
Sur la route de Médéa, prend un chemin de terre,
Ce qui en soit, est une drôle d'affaire,
Mais mon père, au volant est un véritable expert.
Sur une hauteur, notre voyage s'arrête.
Je descends, étourdi par l'air raréfié et m'apprête.
La vue est splendide sur la colline et les crêtes.
Maman, déjà, prépare un goûter,
Sur le capot déplie une nappe, une vraie salle à manger.
Il y a deux heures à peine, je finissais mon lait,
Mais déjà dans ce froid vif, ma faim s'aiguisait,
Et choisi un pain blanc, de beurre, et de gruyère garni,
Et pour plus de sûreté, une belle tomate farcie..
Soudain dans ce silence, qui même semblait gelé,
Surgit d'une ravine, où il était caché,
Un petit berger, suivi de sa vache efflanquée.
Une baguette à la main, et les pieds écorchés,
Cet enfant en haillons, à la chevelure touffue,
S'arrêta devant moi, et le charme fut rompu :
Pétrifié, je regardais maman d'un oeil implorant,
Qui déjà lui tendait le pain blanc et le thé brûlant :
Pour la première fois,
Devant moi,
Je voyais la Vérité nue !.



Un jour la tentation étant trop forte, je me suis mis au volant dans la cour de l'atelier. J'avais repéré que pour démarrer, il fallait seulement appuyer sur un petit champignon situé au plancher. ( Les Jeeps fabriquées en 1942 n'avaient évidement pas de clef de contact).
Seulement j'avais oublié de mettre le changement de vitesses au point mort, alors la Jeep démarra en trombe et ne s'arrêta que lorsque elle rencontra la palissade...et le moteur cala !


Au plancher de la Jeep, levier de changement de vitesses, ceux des ponts arrière et avant, le champignon démarreur à droite des pédales, frein à main sur le tableau de bord, indicateur de vitesse: 60 Miles maximum.(100Km/h, après la Jeep décolle...).
Accumulateur de 6v au début! La colonne de volant non rétractable et le volant indéformable sont un danger terrible pour la poitrine en cas d'accident. Avertisseur au centre du volant. Au  dessus du panneau de bord et ne figurant pas sur la photo, un râtelier métallique pour le fusil. Directement sous le siège du chauffeur des dizaine de litres d'essence !


Une Jeep de Tsahal, au Muséee de la Haganah à Tel-Aviv , armée d'une mitrailleuse Mg-34 allemande de récupération de la WWII.




Une Jeep en rénovation dans les mains d'un passionné en France:



Ni vu, ni entendu, je me suis mis posément à apprendre à changer les 3 vitesses plus la marche-arrière, et même à embrayer les deux ponts pour rouler dans le sable . En ce temps-la, il était autorisé à un chauffeur sans permis de conduire, d'être au volant à condition que le passager siégeant à ses cotés fut licencié (mon père !). Une loi cousue pour moi, qui à l'âge de la Bar-Mitzwa conduisait fièrement la famille le Dimanche sur les routes à faible circulation...Cet engin génial avait cependant des défauts, dont le principal était sa tenue de route qui ressemblait à celle d'une barque au gré des flots et ne pardonnait pas la moindre erreur.
Un jour, sur la route de Birkadem, la Jeep chargée de mes cousins, et de moi au milieu, plus accroupi qu'assis ,fit une embardée inattendue due à une erreur de dépassement que suivit un tonneau ! Je me souviens avoir été éjecté comme un paquet de linge sale (à cette époque il n'y avait pas de ceinture de sécurité) et me retrouva assez loin dans le fossé !
Longtemps me poursuivit dans mes nuits ces images de ma trajectoire d'abord au ras du bitume et ensuite dans la caillasse et les ronces. Curieusement, bien que je me souvienne que des personnes soient allées me relever de mon trou, je ne sais plus comment je me suis retrouvé chez le Professeur Serror, chirurgien rue Michelet, qui pansa mon genou abîmé sous les yeux inquiets de mon père. Mes cousins eux, séjournèrent avec des fractures à la Clinique Solal, (Clinique de l'Orientale ). Il me resta de cette aventure une peur incontrolable qui s'emparat longtemps de moi lorsque je voyageais, assis au fond de l'auto pour ne pas voir le paysage !.
Mais l'amour du volant étant le plus fort, je passais mon permis de conduire dans une 4cv de l'auto-école, sur les quais de l'arrière Port de l'Agha, à une heure creuse, après une courte promenade et une marche arrière le long d'un trottoir...désert !

Des années plus tard, en Israel dans la région de la Mer Morte, c'est au volant d'une Jeep fabriquée sous licence à Nazareth, que je retrouvais mes premiers amours, pour patrouiller dans les montagnes vierges bordant la Mer de Sel

L'Usine  extrait la Potasse de la Mer Morte qui est très riche en minéraux .
Et les ouvriers qui y travaillent dans une chaleur infernale sont des héros !.



 
                  
En haut dans la montagne, je progresse  avec prudence pour ne pas éclater un pneu sur les pierres coupantes!


Un travail tout civil qui consistait à contrôler (pas de trop près !)
à la levée du jour le bon état de pompes d'eau douce protégées par des barbelés et des mines .

Jean-Michel a tout vérifié...


Les Bouquetins et les Gazelles n'avaient pas besoin comme moi d'embrayer les deux ponts pour progresser lentement dans la pierraille qui tenait lieu de piste et pour ne pas casser la mécanique . Mais nous avions un handicap de plus : nos sièges étaient recouvert de sacs de caoutchouc remplis de sable pour protéger notre séant (et le reste) au cas où nous sauterions sur une mine anti-personnelle posée par les fedayins la nuit. Alors la Jeep avec son centre de gravité très haut placé se balançait dangereusement à chaque bloc que les pneus rencontraient .


Voici la ville d'Arad à ses débuts. A gauche et surplombant le wadi, les premières maisons construites en bois pour les pionniers. A droite les nouvelles bâtisses dessinées pour un maximum de fraîcheur à l'intérieur (tout est relatif).




A quelques km, j'ai participé à des fouilles archéologiques au tumulus qui recouvre l'emplacement de la ville biblique du Roi d'Arad. Un travail de forçat, et une émotion quotidienne
de retrouver les ruines d'un passé cité dans les Ecritures !


Sur le cliché ci-dessous, les veilleurs sont récupérés de la garde nocturne. Au volant un jeune habitant d'Arad, du nom de Péretz chef de l'équipe ,il sera tué au Sinai pendant la Guerre de Kippour. Moi je suis assis à l'arrière, une jambe dehors..
Les deux autres israéliens sont des pères de famille venus de Tel-Aviv pour trouver n'importe quel travail  au Néguev en cette année de crise (1968) .
 

Le matin, avant que le soleil n'aveugle le décor, s'offrait à nous un paysage de couleur pastel qui n'a pas changé depuis les temps bibliques, au delà des monts de Judée et d'Edom. Soudain alors que nous progressions enfoncés entre deux talus, bondit devant le capot, dérangé par le bruit du moteur, un Lynx que j'ai reconnu à ses oreilles pointues et à leur touffe de poils . De cette fraction de seconde, j'ai gardé un souvenir exact de ce gros Chat . Et je l'ai vérifié sur la toile :



En fait, à cette époque des années 60, des panthères hantaient encore les hauteurs de la Mer Morte et même la nuit se hasardaient à pénétrer dans le Kibboutz d'Ein-Guedi pour y chercher de la provende. Il y a quelques années, l'une d'elle fut munie d'un collier-émetteur pour suivre sa trace et la protéger: hélas, c'est un mâle qui dévora sa jeune progéniture, comme cela arrive dans la nature. Il parait que c'est souvent un acte de jalousie et crainte de la concurrence. Et non pas du à un ventre affamé.

La Jeep avait un autre défaut, elle ne buvait pas que de l'eau et de l'huile, mais des quantités impressionnantes d'essence, ce qui m'empêchât dans ma vie rangée d'en acquérir une et de la conduire comme dans le passé.
Alors, quand j'en vois des exemplaires qui n'ont de commun que le nom, à la carrosserie laquée et comme enflée par la bonne chère, rangées le long du trottoir,
et protégées par des clefs de contact, avec des arceaux de renforcements comme la loi l'oblige, des sièges capitonnés avec appuis-têtes, des ceintures de sécurité, des moyeux chromés, et munies de radios et lecteurs de compact-disques et même de GPS* pour ne pas se tromper de rue en allant au super-marché, je pense que je fus un privilégié d'en avoir piloté une vraie de vraie ....et d'en être sorti vivant !.



1) Origines du mot Jeep ? Non, ce ne sont pas seulement les initiales de "General Purpose" :
http://www.olive-drab.com/od_mvg_www_jeeps_origin_term.php


2) GPS: Global P
ositioning System.

3) Crédit de photos et remerciements à :


Photo Neige en Kabylie:

http://www.kabyle.com/photos/data/552/medium/neige_m-08_121.jpg


Détails de Jeep en rénovation; un superbe lien :

www.jeep42.net/restauration_carrosserie.htm

Matériel de Guerre Opération Torch:


http://www.afrikakorps.org/usafvcolors.htm

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Published by Georges Lévy - dans souvenirs
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commentaires

alditas 15/07/2010 12:17



Bonjour !


Mais bien sûr que c'est ça que l'on souhaite justement entre les uns aux autres....Une vie meilleure faite de bonheur pour toutes et pour tous.


Si quelqu'un (e) nous demande ce que c'est que la vie que lui répondre au juste ?


 


Tout simplement, la vie, c'est l'ESPOIR.


Et l'espoir c'est quoi ? C'est celui de vivre mieux au présent, pour forger son propre  avenir de ses propres mains dans cadre bien précis. Avancer, progrésser à changer les
choses pour une vie meilleure.


 


Mais est-ce-que c'est possible aussi de vivre et survivre sans ses souvenirs qui remontent à la surface dans leurs côtés pacifiques surtout ? Toutes les guérres sont des désastres
comme je viens de le voir hier soir sur médi1sat.ma via France 5 monde, ces oeuvres d'art qui descendent comme des châteaux de cartes à la suite des bombardements allemands. C'était la même chose
chez nous en 1956 mais aucune photo et ce n'est pas pour rouvrir les plaies mais pour tirer des leçons justement et culturellement parlant.


Qu'a-t-elle fait de mal une école pendant la guerre ? Et s'il y a un mal à se faire scolariser, quelle différence faudra-t-il faire avec l'ignorance en pleine adolescence sur fond de violences et
d'indigence ?


Je voudrai revoir les photos des scènes de vie d'autrefois, tout en regardant autour de soi au présent et avoir une certaine projéction sur l'avenir en tant qu'espoir de mieux vivre pour survivre
et transmettre pacifiquement un quelque chose ne serait-ce- que symbolique comme de tels échanges par la grâce de cet outil INTERNET que les anciens n'en ont pas. Combien met un télégramme, un
coup de fil et une lettre pour se toucher entre correspondants particuliers ou officiels ? Voilà le but recherché et l'unique pas un autre par le biais de ces échanges de léctures, écritures et
partages des images !


                                               
ALditAS 



Georges Lévy 16/07/2010 16:33



Comme dans toute moisson, il faut savoir séparer le bon grain de l'ivraie mais surtout ainsi que Candide le conseillait, allons cultiver notre jardin pour échapper aux intoxications
étrangères .



alditas 14/07/2010 08:35



Bonjour !


En 1962, tout comme vous, nous les jeunes adolescents en enfants du village d'El-Maïn poste avancé de la 19ème division d'infanterie 4ème escadron, 4ème régiment de dragons
qu'installait le capitaine Georges Laurent muté du poste voisin d'Arassa commune de Béni-Ourtilane un certain 7 Avril 1957 alors que nous étions réfugiés à Béni-Hafed à côté pendant 3 mois
qu'avait fait décampé le 12 Mai 1962 le lieutenant Casnave ancien légionnaire tel que le décrit le soldat instituteur François Désormonts dans son témoignange sur le tome 3 de la guerre
d'Algérie, éditions Méssidor Paris paru en 1981, en allant pédestrement sur le piton de la colline de 1000 métres d'altitude où était construit le mirador d'observation dominant toute la
région du pourtour, avions retrouvé des obus vides, des bouteilles de bières cassés, des douilles mais sans véhicules militaires laissés là. Nous n'avions pas pensé à l'importance de les ramasser
pour au moins garder des souvenirs de cette guérre et l'ensemble de ses souffrances et ses miséres. Chez nous, nous n'entendions jamais parler de musées, de bibliothèques, encore de culture
photographique, si ce n'est l'écoûte des chansons à la radio et parfois des informations. Là vous nous donnez des idées tardivement avec l'avènement de l'internet pour discuter en silence sur ces
choses sensibles que sont celles-ci.


Merci pour ces images qui donnent un tant soit peu à réfléchir au présent pour l'avenir bien que nous sommes vieux maintenant sans être heureusement encore tombés malades pour ne
pouvoir vous lire et vous écrire. 



Georges Lévy 15/07/2010 10:29



Bonjour altidas,
Je suis allé sur le site :
http://60gp.ovh.net/~livediti/index.php?b=livre_fiche&id=247
qui parle de cette période où tant ont souffert . Après 50 ans d'indépendance, l'Algérie qui a reçu sur un plateau d'argent l'oeuvre de la France, ne sait encore que faire pour nourrir et donner
du travail à ses citoyens qui n'ont qu'un rêve, obtenir un visa pour l'Eldorado métropolitain. 50 ans et les attentats règnent toujours, cette fois entre "frères" et la Kabylie cherche même, mais
en vain,  à obtenir un statut original.
Maintenant  chacun de nous voguons séparement vers un avenir que je souhaite meilleur, basé sur la sincérité et le respect du prochain pour bâtir une vie paisible à nos
enfants.




sonja 12/09/2009 18:09

L'époque algérienne les enfants étions assez téméraire. Même les filles. On essayait bien des choses. Mon père m'a initié à un semblant de conduite sur des voitures de son entreprise, ou des engins qui tenaient plus à des géants. Il était conducteur de travaux dans le sud, et aussi un peu partout en Algérie. Il a suivi les travaux de pas mal de route et de ponts.Que de souvenirs avez vous à propos de la jeep. Vos souvenirs se confondent. Ils sont une continuitée dans le temps. J'aime votre façon de nous raconter ces périodes du passé. J'ai l'impression de voir les actions.Rencontrer des animaux sauvages à cette époque, dans certaines régions, c'était encore du domaine du possible... Dommage que notre capital nature se soit réduit en peau de chagrin. Et ça n'a pas l'air de vouloir s'arrêterC'est un bien joli détour que l'on parcourt à travers votre petit monde de souvenirs.Je suis émue de vous lirePenséesSonia

René 22/08/2009 11:00

Super! tes articles...à la fin de la guerre 39/45,mon père avait acheté une peugeot 402 aux surplus.Il l'avait repeinte couleur''lie de vin" et nous l'avons gardée jusqu'en 1955.En ce qui concerne la jeep ,cette voiture mythique a encore servi durant la guerre d'algérie et j'ai eu le plaisir d'en conduire.Bonne mécanique mais ....quel tape-cul!!!Je ne savais pas qu'il y avait encore des panthères autour de la mer morte en 1960,mais cette photo est magnifique! Aurais tu une photo du''lion du chelif?;;;(lol!)Est ce lui...?

Yvette 19/08/2009 14:41

Mon père (ancien chef de gendarmerie en Algérie) était un fan de moto! Mais en plus des chevaux il y avait une Jeep mais aussi un Latil, vous connaissez? Je crois que c'était un peu plus gros que la Jeep mais la conduite était à droite bien que fabriqué à Marseilles. Nous prenions le cours de l'oued avec lui parfois, dangereux mais amusant!

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