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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 14:51






     Tiens, ce mois-ci voilà 45 ans que j'ai acheté au guichet assiégé des  Messageries Maritimes un billet de pont , "Aller simple" !.
     En fait, ce fut un peu plus compliqué, mais pourquoi faire plaisir à mes ennemis en me tournant le couteau dans la plaie ? Ainsi pensais-je en me  laissant bercer dans mon autobus climatisé. Je me suis donc séparé de mon clavier pour une promenade qui 
m'emmène à Tel-Aviv. Une sorte d'aventure pour le provincial que je suis. Mais à l'arrêt du 63, j'ai quand même inséré ma carte magnétique dans la fente d'un téléphone public et décroché l'appareil pour demander à ma plus jeune fille, qui loue une chambre dans le quartier, si elle avait "besoin de quelque chose en ville". Elle m'a répondu gentillement qu'elle était fort occupée, je n'ai pas compris à quoi. Je suis entré dans le magasin de cycles attenant à l'arrêt d'autobus, et y ai acquis une pompe à air, avec manomètre pour la bicyclette de la grande cette fois, trop affairée toute la semaine. Un bel alibi pour cette escapade. Je  suis monté avec cet engin suspect comme un tuyau piégé, dans un bus, tout vert pour en faire oublier la fumée qui s'en échappe...
     C'était la meilleure heure creuse pour être assis dans le sens de la marche, à côté de la fenêtre*. Je reste gamin et observateur. Une jeune afro-américaine, comme on nomme ainsi les négresses maintenant, monta avec son bambin. Une  femme agée se leva, changeant de place pour laisser la banquette libre à la mère et à l'enfant qui attiraient les regards attendris des passagers. Elle était jolie malgré sa lèvre inférieure trop épaisse qui débordait de sa bouche quand elle souriait. Certainement une personne du Corps Diplomatique, elle parlait l'anglais avec son gamin habillé  comme un petit roi, et l'hébreu avec sa voisine d'en face. Moi j'étais heureux de les voir se sentir en sécurité. Dans les années 30, un juif n'avait déjà plus le droit de monter dans un véhicule public en Allemagne. Je ne pus m'empêcher d'y penser.

    En face de moi s'installa ce que je devinais tout de suite être une professeur. Elle en avait la taille des cheveux, l'habillement foncé strict, la chemisette blanche et immédiatement sortit de son fourre-tout des feuilles dacylographiées et un stylo à bille qui sans perdre de temps se mit à courir sur les pages, malgré les tressautements de l'autobus. Ses genoux frôlaient les miens à chaque cahot, et j'avais beau recroqueviller mes jambes je ne  pouvais empêcher ces rencontres incontrolables, et en attrapais une crampe !    Une collégienne mit fin à mon doux martyr en se levant précipitament pour descendre, sans débrancher les écouteurs qui devaient tonitruer dans ses oreilles. Une heure de trajet pour arriver au centre, que je passais à contempler tout et n'importe quoi, les filles-soldates qui descendaient à l'arrêt du Quartier-Général avec armes et bagages et d'autres perfidement éclatantes de beauté dans leurs uniformes ajustés, des éthiopiennes descendantes de la Reine de Saba , en compagnie de blondes slaves de la première génération en sandales tsahaliennes. L'autobus se faufilait dans les encombrements, presque à en érailler sa peinture entre les files de véhicules, une impression de parc à attractions pour se faire peur.
 Arrivé à Habima, le théâtre populaire, une surprise: le grand parking central va devenir sous-terrain ce qui va ajouter pendant quelques années une souffrance supplémentaire aux riverains.

Ce serait une excellente occasion pour déplacer ces trois grands disques soudés ensemble et penchés à 45 degrés en porte à faux vers le sol. Une horreur moderne peinte au minium qui enlaidit la perpective du théâtre lui tout en vitres.
Cette salle a été bâtie par souscription publique dont voici une quittance d'un demi-shekel .

    L'interdiction judaique de représenter des figures humaines, par crainte d'animisme et d'adoration des Dieux, ouvre la porte de l'enfer aux sculptures futuristes, mais sans avenir !
   Je longe le Boulevard Rotschild.  Il est réputé par ses constructions d'immeubles de style "Bauhaus", style que des architectes berlinois ont introduit en fuyant l'Allemagne nazie quand il en était encore temps. Les maisons sont remarquables par leurs longs balcons arrondis, leurs cages d'escalier éclairées par de grands vitrages, qui leur donnent une apparence de paquebot.



      Le ravalement de ces maisons classées, leur redonne leur beauté moderne primitive. Le boulevard à deux voies est bordé en son centre d'une double rangee de ficus immenses et centenaires avec une piste cyclable pour le bonheur des sportifs. Des joueurs de boules se sont même installés dans les allées, avec les enfants qui font du patin à roulettes.
        Moi,j'ai pris une petite rue parrallèle plus calme pour monter chez ma grande fille. A mon coup de sonnette de l'extérieur, personne ne me répondit. Ce qui devait m'être évident, puisqu' elle travaillait à sa société d'Internet. Je me crus malin, fit le tour de la maison côté garage, mais trouva la porte secondaire fermée. Alors avec un chat de gouttière (lui aussi en vadrouille ?) qui était assis sur les marches de l'escalier, j'attendis un locataire. Ce fut une petite vieille, toute ratatinée, si fragile et ténue, que j'évitais de trop m'en approcher en entrant avec elle. Je déposais cette pompe devant la porte du cinquième, en espérant qu'elle ne deviendrait pas un sujet d'inquiètude pour les voisins, et repris ma promenade en regagnant le Boulevard. En auto, j'y étais passé maintes fois, mais n'avais rien su voir. J'étais intrigué par ces silhouettes de fer à un balcon qui étaient éclairées de nuit par un projecteur qui mettait en relief l'architecture superbe avec ses pilliers moulés. Une plaque de cuivre qui était à demi-cachée par des plantes décoratives, m'expliqua que c'était la demeure de l'agronome de la Societe Philantropique Rotschild qui créa tous ces villages agricoles bien avant 1900.. Quel bel immeuble bas et proportionné avec son escalier d'honneur. Toutes ces maisons anciennes ou modernes ont fait de ce boulevard très bruyant un quartier d'affaires mêlé aux vieux locataires. De temps à autres, une plaque de marbre rappelle que là vécut un écrivain, un peintre ou une figure de la guerre des ombres du Mandat Britannique. Je n'hésite jamais à franchir le porche de ces maisons. Une ombre fraiche repose mes yeux brulés par le soleil. Alors je peux admirer les dessins des carreaux où je pose mes pieds avec respect. Des dalles colorées qui me rappellent Alger, aux dessins géométriques, souvent fendues, mais si belles qu'elles sont soigneusement préservées dans les travaux de sauvetage de ces maisons construites du temps où le ciment était parcimonieusement utilisé comme liant de briques de silicate. Tel-Aviv est bâtie sur le sable et vit le long des plages.
      Une plaisanterie illustre cette époque de construction frénétique de la ville par les nouveaux immigrants allemands qui se passaient les blocs avec des
" Herr Doctor, Bite Schon", "Danke  Schon" . Maintenant que le sel a rongé les facades et les balcons  plusieurs de ces immeubles vétustes sont complètement reconstruits en respectant la facade authentique et les lignes originales, y compris les volets en bois vernis.
    Soudain, au bas d'un mur, je vis, sur le trottoir attendant le ramassage journalier, une potiche en grès, et une reproduction moderne dans son cadre d'aluminium poli. La lithographie était très simple et pure: quelques lignes bleues ondulées sur le fond blanc, décorative, idéale pour orner un bureau. Comme elle aurait pu plaire à d'autres, et que je ne pouvais trop me charger, et seulement après avoir jeté un ultime coup d'oeil circulaire et interrogateur, je pris ce vase sous mon bras, qui après quelques mètres doubla son poids; et je n'avais pas de sac pour alléger ma peine.J'étais étranger au quartier, et donc peu de chance d'être reconnu, alors je fis ce que je n'avais jamais fait de ma vie, c'est à dire que je me mis à chercher dans les corbeilles disposées dans la rue, un sac en nylon...
     Je me transformais en clochard crochetant les immondices ..Je riais tout seul en y pensant...Mais ne trouvais rien de valable à part des épluchures, des croutes de pain, ou des couches de bébé (sans bébé)...Je pris alors mon courage à deux mains, sans faire tomber le vase, et entrant dans un magasin de vêtements quémandais..un sachet solide que je reçus avec le sourire du marchand que j'avais pourtant tiré de son sommeil....Alors ma promenade fut plus aisée.
    La longue rue Allenby, (le Général Anglais qui chassa les Turcs en 1914),conduit à la mer. Au 88 je ne pus m'empêcher de pénétrer dans un  étroit et court passage qui ne paye pas de mine. Pourtant il est célèbre dans le monde entier pour ses bouquins d'occasion. Je me souviens avoir lu dans le journal que la Reine d'Angleterre,( par correspondance !), y avait trouvé un livre qui lui manquait. A l'extérieur de l'échoppe, les livres qui ont trop souffert du temps et les viles collections de poche sont bradées. Mais un gros chat roux y trône et surveille la clientèle. Il s'est laissé caressé et m'a ainsi permis d'entrer. Ce magasin n'est pas recommandé aux ventripotants. Il faut se faufiler de côté entre les rayons tant la surface au sol est occupée par les étagères serrées qui montent jusqu'au plafond. Tout est rangé suivant  les sujets d'intérêt, mais la pagaie y est suffisante pour donner le plaisir au fouineur de la découverte de la pièce rare.Je  me retiens d'acheter quoique ce soit, car  depuis longtemps déjà  je n'ai plus de place libre chez moi !! Une fois ,j'y ai trouvé un petit manuel de pilotage imprimé en Angleterre durant la deuxième guerre mondiale. Il avait peut-être appartenu à un élève-pilote juif en 1948, s'entrainant sur un Spitfire de récupération, ou un Mechersmidt allemand acquis en secret en Tchécoslovaquie. Et aussi, un manuel de Radar illustré, de ceux qui servirent pour détecter les avions ennemis sur la côte de l'Angleterre, mais qui furent aussi employés sur les plages d'Alger au débarquement. Mais je n'ai pu résister devant quelques catalogues de Sotheby, qui recélent des photos superbes en couleurs de ventes aux enchères !
       A côté de cet antre littéraire, un autre bonheur: la boutique mystérieuse d'un relieur. Je regrette de ne pas avoir mon appareil de photo. Il est penché à classer des feuillets étalés, entouré de ses outils et ses colles. Au milieu, la presse à vis pour serrer le livre pendant une étape de sa réfection..Le petit vieux travaille minutieusement, une visière verte sur ses yeux, éclairé avec une lampe de bureau, en plus du plafonnier.
C'est un artisanat qui se perd.Je m'en éloigne à regret, car mon regard attentif et insistant  lui a fait lever les yeux sur cet intrus. Toujours dans cette rue, un magasin non moins célèbre: il est le fournisseur de tous les drapeaux qui accueillent les Officiels étrangers. Il a dans son catalogue  les détails pour tailler et coudre les emblèmes de toutes les nationalités, mêmes ennemies, on ne sait jamais.. (Il en est de même pour les partitions des hymnes nationaux!) .Dans la vitrine une série de drapeaux miniatures la décore. Chacun est piqué sur sa hampe, comme une fleur. Au milieu, mon petit drapeau francais. J'ai voulu entrer et l'acheter.J'ai eu peur de bégayer d'émotion, alors je suis resté dehors. De toutes les facons, un drapeau ne s'achète pas, il se mérite. Le mien, un grand, aux couleurs presque  transparentes, celui que j'attachais avec amour au balcon à Alger, à côté du bougainvillier, était rangé  dans un placard que je vois encore. Je n'ose penser à son sort. Peut-être que la hampe de bois a survécu transformée en manche de balais. Moi,je voudrais le jour venu etre enterré avec un petit bout de ce drapeau.
   Stupidité, on ne me demandera pas mon avis, car c'est interdit et on me ficelera et me jettera en terre, recouvert par des blocs de ciment de peur que je m'en échappe, et pour m'empêcher d'écrire des sornettes sur l'internet....
   Toute cette rue, une artère très ancienne, était alors le quartier des magasins chics, une rue d'Isly, celle des fourreurs, des bottiers et des chemisiers de luxe. Lentement, ils ont disparus et se sont déplacés vers les quartiers chics au Nord, pour faire place à des librairies de livres russes, des marchands de frivolités, de vaiselles fabriquées en Chine Populaire, de vêtements en solde perpétuelle, de vendeurs de cassettes mi-orientales qui hurlent dans les oreilles, et aussi de boites de nuits louches, à côté des kiosques qui vendent encore un verre de soda, des jus de carottes, et même maintenant de grenades et oranges pressées devant vous.
     En arrivant à la hauteur de ce qui fut l'ancienne place et cinéma Mograbi se succédent entre des bars à touristes, des spécialistes de la photo. Dans leurs vitrines, je découvre les anciens appareils en bois et laiton vernis, les  appareils pesants avec leurs multiples objectifs, des pièces de musée comme les Leica ou Rolleiflex mais aussi les derniers digitaux minuscules. Une large devanture, celle de Rudi Wissenstein des années 30, expose au passant des portraits de célébrités. En noir et blanc. Un jeune général Rabin dans tout son éclat me sourit. Un immense panorama de Jérusalem de 1967, avec le toit de la mosquée passé à l'or fin. Une actrice  qui a fait courir tout Tel-Aviv, et  d'autres qui jaunissent derrière la grande vitrine. C'est le  domaine du photographe Rudi Weissenstein qui a  écrit l'Histoire avec son appareil et son talent , témoin de la création de l'Etat. Dans le magasin je peux encore voir une femme très âgée, sa veuve Myriam, qui retouche au crayon une grande photo sur son chevalet. Mais, toute gloire est éphèmere: une réclame collée sur la porte propose 4 photos d'identité au polaroid en une minute...certainement à cause de la proximite du haut immeuble qui loge l'Ambassade de France.
      Je n'ose ajouter qu'une ancienne bijouterie voisine a été transformée en piège à touristes avec sa devanture écarlate et une lumière douteuse qui éclaire un comptoir et des chaises hautes où se tiennent des hôtesses guettant patiemment le gibier.
  Dans ce quartier, des bâtisses octogénaires transformées en hôtels populaires aux arcades en ogives et aux terrasses curieusement crénelées, d'un orientalisme ottoman de stuc repeint aux couleurs originales en vert clair ou rose qui ressemble à des rahat-loukoums. Les hautes constructions à deux pas de la méditerranée, en béton et verres fumés les écrasent. Mais au coin de la rue Allenby et de la Promenade Herbert Samuel, se dresse une batisse en angle, rénovée, qui eut son heure de gloire: " L'Ambassador Hôtel ".
  Car c'est là qu'un certain Georges avait son port d'attache en 1967, non seulement pour un gite entre deux vagabondages dans le pays, mais aussi une boite aux lettres pour ses parents affolés qui y avaient envoyé des télégrammes ne recevant pas de mes nouvelles fraiches.
    En vérité, bien que le calendrier se fut pour moi arrêté à mon arrivée en Israel, j'avais quand même écrit quelques lettres du Sinai qui avaient dû se perdre dans les sables. Au début de mon séjour, je logeais dans une chambre convenable, même si le climatiseur transpirait comme moi. Au fur et à mesure que mes espèces sonnantes et trébuchantes s'évaporaient au soleil du moyen-orient, à chaque escale je devais me contenter  d'un confort de plus en plus relatif jusqu'à ce que j'atteignis une remise sur la terrasse, quasiment gratuite, mais où l'eau courante s'essoufflait dans le tuyau et à  peine arrivait  au robinet du lavabo . Par contre les blattes elles,  étaient de taille...
respectable et volaient la nuit comme des albatros au dessus de ma tête .
    Et il n'était plus pour moi question le matin de m'attabler devant le petit déjeuner local, composé de semouline épaisse , de grasses olives noires, d'une omelette brulante et
d 'un café odorant....



                                               
      A cette époque le bassin et ses jets d'eaux n'existaient et la promenade du front de mer était un trottoir étroit au dessus du sable blanc aveuglant de la plage.
     Regardez la photo ci-dessous , ne trouvez-vous pas que cette femme a du chien ?



  Et bien moi aussi, pour bien la connaitre ! Me reviens en mémoire cette journée où nous nous étions donnés rendez-vous à cet endroit. Cette jolie fille bronzée, une "Tsabarite", comme on dit ici pour les jeunes nées en Israel, était  arrivée avec une énorme chien Esquimau, non pas parce qu'elle avait peur de moi, mais  pour le  rafraichir dans la méditerranée . Ce chien qui venait d'être primé à un concours, était né d'une chienne d'un attelage authentique de La Plagne ! Une autre aventure.Toujours est-il qu'à la fin de l'après-midi, tenant le chien "Svarto" en laisse, je la raccompagnais chez-elle .Soudain, las de toute cette foule à laquelle il n'était pas habitué, ou pressé de retrouver ses habitudes, il se mit à courir en m'entrainant après-lui, emballé comme un cheval qui ne peut s'arrêter, faisant fuir les passants sur son passage, et m'obligeant à parcourir un cinq mille mètres olympique jusqu'à ce qu'il freina pile...devant son arrêt d'autobus !!..  Un pigeon à la gorge mordorée atterrit près de moi dans un bruissement d'ailes et me sort de mon rêve éveillé. En faisant des rangements  j'avais retrouvé ce journal à la gloire de la race canine, avec cette précieuse photo. Ma femme qui l'a regardée avec émotion, rit encore au souvenir de cette fin d'après-midi de notre jeunesse.
   Les jours d'été, les familles revenant de la baignade bronzées et salées comme des bretzels, abandonnent cet endroit aux touristes qui fourmillent et déambulent sur la promenade du front de mer, accompagnés de la faune nocturne qui encanaille le quartier. C'est aussi le paradis des sportifs qui peuvent s'entrainer en respirant l'air marin vivifiant sur quelques kilomètres de la Centrale électrique au Nord jusqu'a Yaffo au Sud.



    Ben-Gourion aimait le matin très-têt faire du yoga sur ce sable qui a vu s'échouer les vieux raffiots d'immigrants illégaux traqués par les Anglais et bien d'autres drames comme celui de l'explosion de l'Altaléna. Mais aujourd'hui la mer est agitée et fait grise mine. La fontaine de cette placette dont le jet d'eau arrose les jours de chaleur le bassin est muette. A vrai dire je n'ai pas le coeur à aller chercher des coquillages dans le sable, alors que ma famille elle, travaille!. Ce bord de mer est aussi le début de ma ligne d'autobus: dans une heure je serai chez moi, avec une potiche, à bien réfléchir un peu laide et des images d'un passé de Tel-Aviv que j'ai ravivées pour mes vieux jours.

* Depuis la mauvaise habitude qu'avaient les transports en commun d'exploser il y a quelques années, je ne m'asseois jamais à l'arrière de l'autobus, et choisis si possible une place à côté d'une fenêtre de secours....



Yohanan Elihaï


Le chant du mois.

Hava Alberstein nous chante  “Tout homme a un nom”, un texte de Zelda, poétesse juive religieuse. Dans un programme de TV récent, Hava expliquait pourquoi elle aime ce chant : « Cela me semble d’abord un rappel de la personnalité de chacun, en réponse à la volonté nazie de faire de l’homme un numéro. Mais c’est plus universel : chaque homme, de tout peuple ou race, est unique, il a un nom unique. »
Voici le chant :

Tout homme a un nom
Que Dieu lui a donné,
Que lui ont donné
Son père et sa mère.
Tout homme a un nom
Que lui donnent sa taille
Et son sourire,
Et le tissu de son habit.
Tout homme a un nom
Que lui ont donné les montagnes
Et ses voisins,
Et les murs de son logis.
Tout homme a un nom
Que lui donnent ses fautes
Et ses aspirations.
Tout homme a un nom
Que lui donnent ses ennemis
Et lui donne aussi son amour.
Tout homme a un nom
Que lui donnent ses fêtes
Et lui donne son labeur.
Tout homme a un nom
Que lui donnent les saisons de l’année
Et de même son aveuglement.
Tout homme a un nom
Que Dieu lui a donné
Que lui donnèrent son père et sa mère,
Tout homme a un nom
Que lui a donné
Sa mort.
 
http://www.un-echo-israel.net/IMG/mp3/hava_alberstein-2.mp3

  Merci à ceux à qui j'ai emprunté ces illustrations et surtout à Yonahan Elihai qui a traduit cette chanson de l'Hébreu en Francais et dont je reproduis l'article et Hava Alberstein qui chante avec une émotion sans pareil ces paroles à la gloire du genre humain.

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Published by georges - dans souvenirs
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commentaires

Monique 30/08/2007 20:29

J'ai encore appris plein de choses!  Pourtant, j'avais déjà visité Tel-Aviv, selon le même itinéraire, il me semble bien...  Mais ici l'escapade se fait aussi dans le temps. Sourire aux lèvres, nous vous voyons tel Charlot dans une de ses aventures; le chien vous mène par le bout de la laisse, et si je comprends bien il n'est pas le seul à prendre le pouvoir sur vous ce jour-là. Dire que vous intitulez ce récit "escapade"!... Celle du chien, qui a décidé de se dégourdir les pattes, avec vous, puisque vous y tenez. Mais vous, vous ne vous échappez de rien du tout, c'est certain. Ce serait plutôt l'inverse: comme on dit au Monopoly: "vous allez tout droit en prison; vous ne passez pas par la case départ; vous ne recevez pas vingt-mille francs".  Ne comptez pas sur moi pour vous plaindre: il y a des prisons plus désagréables que les yeux de cette demoiselle.

GABY 22/08/2007 12:39

toujours très agréable de lire ces souvenirs proches et lointains mais si bien évoqués..:0059:

jacqueline 15/08/2007 17:21

Vous feriez un excellent guide...merci de cette escapade..:0059:

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