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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 09:20
     


      


         Ausone de Chancel fut un haut fonctionnaire en Algérie tout au début de la Conquete, qui est surtout connu ...pour ses citations,comme :

 "On entre,on crie- Et c'est la vie ! - On baille, on sort - Et c'est la mort ! "

 " Si beaucoup te craignent,méfie-toi d'eux !"

Peu de renseignements sur sa vie ,si ce n'est que ce fut un écrivain-fonctionnaire aux idées préconçues et définitivement racistes :


Bibliographie par Wikipedia :

  • Poésie, Mark, 1840
  • Le Sahara Algérien, en collaboration avec le Général Daumas
  • Cham et Japhet, ou De l'émigration des nègres chez les blancs considérée comme moyen providentiel de régénérer la race nègre et de civiliser l'Afrique intérieure. Publié en 1859, Typographie Hennuyer, Rue du Boulevard, 7 Batignolles
La thèse de ce livre, ouvertement raciste, est que l'esclavage est un moyen voulu par Dieu pour éduquer l'homme noir par le biais d'une période de servitude auprès de l'homme blanc. Un ensemble d'arguments religieux, de civilisation, et économiques tentent de montrer les bénéfices que peut apporter l'esclavage :
  1. arguments religieux : la servitude des noirs a été voulu par dieu et l'évangélisation des esclaves répandra le christianisme ;
  2. arguments de civilisation : l'homme blanc doit propager ses valeurs (travail, hiérarchie, prospérité) ; l'esclavage évite les massacres et les atrocités inutiles en Afrique : les prisonniers sont vendus et non plus tués ;
  3. arguments économiques : il est très avantageux d'utiliser des esclaves, moins chers que les ouvriers blancs ; une retenue de salaire permettra de créer des tontines qui bénéficieront aux esclaves ensuite ; enfin, les noirs sont plus aptes que les autres aux travaux manuels.


Ainsi il pensait en employant les noirs  comme esclaves auprès des blancs, les sauver de leur négritude !! Comme il l'écrit dans son livre en 1859 :"Cham et Japhet"
La lecture de ces pages est édifiante et fait frémir quand on pense aux dégats que fit cet homme par son comportement  déjà en 1859,et aux rapports sur l'Algérie qu'il a du envoyer alors à Paris.

http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre7193.html


Alexandre Dumas parle dans un de ses récits d'Ausone de Chancel,son compagnon de voyage à qui arriva une aventure facheuse et dont il s'en sortit au prix d'un dédommagement....  d'un douro :

http://www.dumaspere.com/pages/biblio/chapitre.php?lid=v7&cid=25


Dans le premier numéro d'Octobre de 1856 de la Revue Africaine,Ausone de Chancel se fait protecteur des antiquités :

MOUZAIAVILLE:

M. Ausone de Chancel, sous-préfet de Blida et notre correspondant dans cette partie de la province, témoigne un zèle très remarquable pour les antiquités locales. On lui doit la conservation de plusieurs objets précieux trouvés à Mouzaïaville, notamment la statue de Bacchus, exhumée à peu près intacte et qui est aujourd'hui un des principaux ornements de notre Musée.

Tout récemment, on a découvert, dans cette localité, une inscription qui paraît trancher une question importante de géographie comparée. M. de Chancel l'a aussitôt recueillie pour l'adresser au Musée de notre ville.

Elle est gavée sur une tablette de marbre, haute de 75 cent. et large de 50 cent. Le haut de cette tablette a été brisé; mais, d'après ce qui reste de l'inscription, on peut conjecturer que la lacune n'est pas considérable. Par malheur, elle porta précisément sur le nom du personnage auquel elle est dédiée.

Voici ce qui subsiste encore, d'après un estampage pris par M. Berbrugger:

tablette

Il n'y a d'entières dans la première ligne que les lettres .. ... ...IS EXI. ... ..., mais les amorces des autres caractères suffisent, avec le sens, pour suppléer ce qui manque.

Nous proposons cette traduction, sauf à prouver ensuite la partie qui peut être contestable:

"........ Donatus, éprouvé par plusieurs exils et reconnu pour un digne défenseur de la foi catholique, a rempli les fonctions épiscopales pendant dix-huit ans, deux mois et douze jours. Il a été tué dans la guerre des Maures et inhumé le 6 des ides de mai de l'année provinciale 456."

On a vu, dans un article précédent (l'Ere mauritanienne), que les dates provinciales de la Mauritanie ont pour point de départ la mort de Ptolémée, arrivée en 40 de J.-C. Le 6 des ides de mai 456 de notre inscription répond donc au 10 mai 496. Il y avait alors deux ans que Guntamund, roi vandale de l'Afrique, avait rendu aux catholiques leurs églises et leurs évêques. Il est vrai que, dans cette même année 496, où mourut le Donatus de notre inscription, Trasimund, successeur de Guntamund, voulut les supprimer de nouveau, mais le concile de la Byzacène s'y opposa.

On savait que tout le règne de Guntamund et celui de son successeur avaient été agités par les attaques des peuplades indigènes mais on ne citait parmi les révoltés que les Maures de la Tripolitaine; il parait, par notre inscription, que la Mauritanie Césarienne fournit aussi son contingent à la rébellion.

Pour décider si nous avons eu raison d'appeler Donatus l'évêque dont le nom manque sur notre document épigraphique, provenant des ruines d'El-Hadjeb, auprès de Mouzaïaville, il faut d'abord établir à quel établissement romain ces ruines peuvent correspondre. Nous croyons que c'est à Tanaramusa Castra, par plusieurs motifs dont, pour le moment, nous ne citerons qu'un seul(2).

Il est à remarquer que, de toutes les stations indiquées dans les anciens itinéraires entre Sufasar (Amoura) et Rusuccuru (Dellis), Tanaramusa est la seule qui soit un évêché. Or, précisément, nous trouvons dans les ruines d'El-Hadjeb, qui sont sur cette ligne, à la distance convenable et qui nous identifions à Tanaramusa, l'épitaphe d'un évêque qui certainement a été inhumé dans l'endroit même où il siégeait. Car autrement on aurait eu soin, après la formule implevit in episcopatu, d'indiquer le lieu où il avait exercé.

Marchant de déduction en déduction, nous arrivons à expliquer pourquoi nous avons appelé Donatus, dans notre traduction, cet évêque de Tanaramusa dont le nom manque sur son épitaphe; par suite de la brisure signalée plus haut.

Cet évêque, éprouvé par beaucoup d'exils, est mort en 496 de J.-C. après avoir exercé pendant 18 ans. Il était donc déjà revêtu de la dignité épiscopale en 482 et a pu, deux ans après, souffrir sa part des persécutions d'Huneric contre les prélats catholiques. Et, en effet, nous trouvons qu'à cette époque, un Donatus, évêque de Tanaramusa fut exilé par ce roi arien. (V. Morcelli, Africa christiana, T.I. p.311. )

Nous apprenons, par le même correspondant, qu'on a trouvé tout récemment dans les ruines de Tanaramusa une grande pierre ornée d'un bas-relief d'une nature très obscène. Nous ne pouvons entrer ici dans des détails pour lesquels le langage ne nous fournit pas d'expressions assez voilées. Nous nous bornerons donc à dire que le sujet est un oiseau placé entre deux phallus. D'après la mauvaise réputation que les auteurs anciens ont faite au corbeau, il est permis de croire que l'artiste a voulu représenter un de ces animaux, quoique son talent n'ait pas servi très fidèlement ses intentions.



Mais meme lorsque il voulut décrire Alger dans un poeme,ce fut
comme une charge.En quelques coups de plume,il croque habilement cette ville  (quant à nous superbe) et en fait une caricature et s'il n'est pas très charitable dans sa description c'est parcequ'elle est teintée de l'idéologie de l'écrivain :

L'Algérienne


Figurez-vous Paris englouti dans la Seine
Et Montmartre debout, seul dominant la scène
La pleine mer sera vers le quartier latin
D'où viendront les vaisseaux dans le quartier d'Antin
Mouiller au bord du quai qui sera Saint-Lazare;
Passez au lait de chaux ce Montmartre bizarre,
En triangle étendant sa base dans, la mer
Et dont le sommet fuit sur le ciel outremer.
Enveloppez le tout d'une vapeur ignée,
Et vous aurez Alger, la ville calcinée,
Atone de plâtre blanc échelonnant le sol,
Sans un arbre dont l'ombre y fasse parasol;
Vrai fouillis de maisons, sans art, mais non sans grâces,
Entre elles faisant corps et toutes en terrasses
Si bien qu'on peut aller, aéronaute ?  pié,
L'un chez l'autre, le soir, fumer le latakié
Et puis, quand le sommeil a pris la ville entière,
Faire, ainsi que les chats, l'amour sur la gouttière.

(Première Algérienne, par M. A. de Chancel, 1844).

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Published by georges - dans souvenirs
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commentaires

jacqueline 28/08/2007 10:19

Quelle découverte que cet homme et quelle époque...la comparaison entre Paris et ALger est "tirée par les cheveux" mais non sans charme ...Morceau de bravoure pour vous, cher ami...:0004:

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