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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 12:34



   C
es Africains viennent de loin, de la métropole, déportés de 1848 , de l'Alsace-Lorraine occupée de 1870, de l'Espagne de l'Inquisition  comme plus tard de l'Espagne républicaine, fuyant Franco, d'Italie , de Suisse, de Grèce et de presque tout le bassin méditerranéen. Mais aussi avant, existaient  les autochtones lointains, chassés après la Destruction du 2ièmeTemple de Jérusalem par Titus, établis dans les Comptoirs de Tipasa et plus tard  ayant vécu dans le royaume  de la Reine Kahena, vaincue en Kabylie par les arabes en l'an 600. Peu importe cette mosaique, à l'arrivée de la France, tous formèrent  un peuple sous le même drapeau tricolore, parlant, outre leurs idiomes, la même langue véhiculaire, chacun apportant la richesse de son héritage spirituel et s'enrichissant des différences du voisin.

J'ai extrait les informations suivantes et images  du site sur l'Armée d'Afrique, dans un but de mémoire et vous en trouverez aussi dans la revue de l'Algérianiste.


L'Armée d'Afrique sous le Second Empire : officier et zouave de la Garde impériale,
tirailleurs et spahis algériens, officier et cavalier de chasseurs d'Afrique


Chasseur d'Afrique, 1853-1860

i
Officier de chasseurs d'Afrique avec l'étendard
du 4e régiment, Second Empire


Tirailleur algérien vers 1860



Extrait du site: orleansville.free.fr Rubrique le Souk
C'est nous les Africains
  " Lors de chaque réunion d'anciens combattants, il est de tradition d'entonner quelques chants traditionnels. Il est rare qu'un des participants ne lance "Le Chant des Africains'' qui remporte toujours un franc succès. C'est avec allant et émotion que les Anciens d'Algérie, au garde-à-vous, reprennent en choeur cet air fameux. C'est une façon de se souvenir de ceux qui sont tombés "là-bas'' et de leur rendre hommage.
   Lors des commémorations officielles des guerres passées, les fanfares et les cliques interprètent régulièrement cet air de tradition, symbole du souvenir de l'éternelle Armée d'Afrique. Il accompagne très souvent notre Marseillaise. Il n'est pas un ancien d'Algérie qui n'en connaisse au moins l'air, sinon les paroles du refrain. Les couplets en sont moins connus et l'origine de ce chant est obscure pour beaucoup. Il est de coûtume de penser que cet air date des années 43-44 car le Corps Expéditionnaire Français en Italie était composé presque exclusivement de soldats d'Afrique du Nord de toutes origines.
  De fait, ce chant date de 1915. La Grande Guerre se prolongeant, occasionnant des pertes effroyables, la France dût faire appel à tous ses enfants, y compris ceux d'Algérie, Maroc, Tunisie, d'Afrique Occidentale et Orientale Française et d'Outre-Mer. Les paroles sont attribuées au Commandant REYJADE qui, en 1915, écrivit une marche destinée à ses Tirailleurs Marocains et dont le titre était " C'est nous les Africains qui arrivons de loin. ".   La musique est du Sous-Lieutenant Félix BOYER, Chef de la musique de la XIVe Division d'Infanterie. En 1940, Félix BOYER, devenu Capitaine, est fait prisonnier mais, comme ancien combattant de la 1ère Guerre mondiale, il est rapidement libéré. Il est alors appelé pour organiser la musique régionale des Chantiers de Jeunesse en Afrique Française du Nord par le Général de la PORTE du THEIL, le fondateur des Chantiers de la Jeunesse Française. Le Colonel Alphonse S. VAN HECKE crée le 7ème Régiment de Chasseurs d'Afrique à partir des Chantiers de Jeunesse. Le Régiment est incorporé aux réserves générales de la 1ère Armée Française et équipé de Tank-Destroyers (TD). Le Capitaine BOYER reprend la version initiale du chant de 1915, destinée aux Marocains, pour l'adapter aux Africains. "Les Africains" devient le chant traditionnel des Chantiers de la Jeunesse Française d'Afrique du Nord. Il est chanté dans tous les Groupements, à Rabat, à Alger, à Constantine, à Tunis. Le Capitaine BOYER, nommé Chef de musique de la garnison d'Alger, donne une nouvelle vigueur au chant des Africains qui devient le "Chant de guerre des Africains''. L'Armée d'Afrique reconstituée adopte aussitôt ce chant martial et flamboyant. Il sera interprété et joué dans toutes ses campagnes de Tunisie, de Corse, d'Italie, de France et d'Allemagne. Les rutilantes noubas de nos Régiments d'Afrique ont fait retentir les accents des "Africains'' dans toute la France et dans une grande partie de l'Europe. Voilà qui explique son immense popularité.
   Jacques TORRES
   A propos du chant " C'est nous les Africains " On a beaucoup écrit au sujet de ce chant que certains qualifient de chant de l'O.A.S. (sic) ; faut-il y voir l'ombre de l'excommunication, déjà encourue du fait de l'occupation allemande en 1941-1942 ou la manie des anti-France, de montrer du doigt tout ce qui leur paraît " politiquement incorrect "
   Nous avons publié par deux fois, dans les n° 92 de décembre 2001, p. 119 et n°100, p. 112, de ''L'Algérianiste'', l'histoire de ce chant.
Mais il restait un point d'ombre : qui était le fameux commandant Reyjade. La légende, et non pas l'histoire, dit que le commandant (sic) Reyjade, des Tirailleurs marocains, écrivit en 1915, une marche destinée aux troupes marocaines, qui commençait ainsi : " C'est nous les Marocains qui arrivons de loin ". Une autre source attribue le texte au sergent Bondifala et au tirailleur Marizot, en 1915, sur la musique de l'Hymne de l'Infanterie de Marine.
   Il est deux points sur lesquels nous sommes d'accord : année de création (1915), et la musique de l'Hymne de l'Infanterie de Marine. Mais pour le reste, à propos de Reyjade, nous nous posons la question : est-il vraiment commandant ? Il est inconnu des contrôles militaires de l'époque.
   Bien entendu parce que, plus prosaïquement, les paroles sont de Jeanne Decruck, en 1915 (pseudonyme de Reyjade). Décédée en 1954, elle était aussi connue sous le nom de Jeanne Breilh, Breilh-Decruck, ou Fay-Béryl (sources Sacem).
   Mais question que nous posons : qui lui a demandé de composer ces paroles ou si cela est à son initiative personnelle, en quelle occasion ? En 1940, le capitaine Félix Boyer fut libéré par les Allemands en tant qu'ancien combattant de la Grande Guerre. Récupéré à Alger par le général de la Porte du Theil, placé à la disposition du commissaire régional des Chantiers de Jeunesse Française en Algérie, Alphonse S. Van Hecke, il reçut la charge d'organiser la Musique d'Afrique du Nord à Hussein-Dey.
   Le capitaine Félix, Frédéric, Marius Boyer reprit la Marche de Armée d'Afrique composée en 1915. Les " Marocains " devinrent les " Africains " et le chant de gloire des Chantiers de Jeunesse Française d'Afrique du Nord dans les groupements, les districts, les sections de l'ADAC (Association des Anciens des Chantiers), à Rabat, à Alger, à Constantine et à Tunis. Nommé chef de musique de la garnison d'Alger, le capitaine Félix Boyer rebaptisa officiellement cet hymne : " Chant de guerre des Africains " (nous évoquons ces souvenirs dans l'algérianiste n°92, p. 119).
La Musique des Chantiers eut, à l'époque, une grande notoriété en Alger et région. La nouvelle Armée d'Afrique, avec l'intégration des Chantiers dans le 7e régiment de Chasseurs d'Afrique, adopta aussitôt ce " Chant de guerre des Africains " et l'emmena dans ses campagnes de Tunisie, de France et d'Allemagne. Le capitaine Félix Boyer, alias Grasso Boyer, est décédé en 1980 (sources Sacem).
   Lorsque Reyjade écrivit les paroles des " Africains ", seul un refrain (devenu) célèbre et trois couplets composaient ce chant. En 1943-1944, un quatrième couplet est venu s'intercaler entre le deuxième et troisième existant depuis l'origine. Ceci pour honorer les évadés par l'Espagne qui ont rejoint, au nombre de 25 000, l'armée d'Afrique.
   Ce chant jugé séditieux par l'occupant, fut interdit dès 1941 et il faudra attendre le débarquement américain du 8 novembre 1942 pour qu'il retentisse à nouveau sur la Route Moutonnière, au retour vers le Hamma.
   Nous, en mémoire des Dupont, Sanchez, Mohamed ou David d'Algérie tombés sur tant de chemins pour libérer la France, vibrons encore aux accents du " Chant des Africains " évocateur de souvenirs glorieux et douloureux.
   Ce texte n'aurait pu être écrit sans la participation active du président des Anciens du 7e régiment de Chasseurs d'Afrique, Alain Abdi et du capitaine Francis Josse de l'Amicale du 7e régiment de Chasseurs.
   Je remercie aussi Paul Rossignol pour sa communication à Lionel Faivre de " Un peu d'Histoire autour de ce Chant des Africains " et transmise par ce dernier à la chronique.
   Théo Bruand d'Uzelle, 39500 Tavaux "
                          
                        ***************************
Ce chant,comme il se doit,cloturera la fin de ce blog.




 Les Turcos étaient revêtus de gilets à passementerie, et d'une large ceinture de coton serrée sur le ventre pour protéger le soldat...des coliques.




    Merci à Jacques Varlot pour ce cliché du défilé de Spahis, le long des boulevards.
Cette cavalcade superbe faisait sonner ses sabots sur le pavé. Avec la  chéchia rouge, la gandoura immaculée flottant au vent, les cavaliers avaient fière allure et il y avait toujours un cheval qui se rebiffait et rendait encore plus impressionante leur apparition toujours trop brève à mon gré !



  

Monsieur Isaac Toubol, m'a fait parvenir ces souvenirs
de juste après-guerre 39/45.




       La Légion défile le long des Boulevards Baudin et Carnot.

        
Pour avoir une idée de la populaion en Algérie, voici un article extrait des Cahiers du Centenaire , écrit par E.F. Gautier sur l'évolution en un siécle des populations en Algérie. Un extrait:
"
Les juifs algériens ont une importance du même ordre, mais plus grande. Ils sont là à peu près ce qu'ils sont plus ou moins dans l'univers entier, un corps étranger enkysté. Nulle part ailleurs pourtant les juifs n'ont tourné le dos aussi complètement, immédiatement, aux indigènes du pays où ils sont pourtant fixés eux-mêmes depuis quinze cents ans, depuis toujours."
Une remarque évidement fausse, et à relent fasciste, encore plus grave car venant d'un personnage éminent. Il n'était pas facile d'etre juif en Algérie. Les Drumont, les Max-Régis, les agitateurs d'avant guerre heureusement ne représentaient pas l'entière population.
 http://aj.garcia.free.fr/Livret3/L3p32-33.htm

              Un pionnier visionnaire et philantrope

 S'il fut un de ces Africains qui consacrèrent leur vie entiére  à faire avancer l'état des populations locales, ce fut bien mon grand-père paternel. Il arriva en Algérie à l'êge de deux ans avec ses parents originaires de Soultz (Haut-Rhin). Après la défaite de Sedan, et pour ne pas devenir allemands, ils s'installérent dans le Territoire de Belfort et suivirent ensuite la vague d'émmigration pour s'établir sur les Hauts Plateaux sétifiens. Son oeuvre est très briévement résumée dans cet article de l'Echo d'Alger, paru le 4 Avril 1959. Disons qu'il ne réussit à réaliser qu'une faible partie de son programme de paysanat en faveur des populations locales, ayant à lutter contre
l'inertie des Gouverneurs Généraux successifs, la vue basse du pouvoir central, et aussi le racisme de certains, bouffis dans leur arrogance et qui comprirent trop tard que ventre affamé n'a pas d'oreilles.
Tout jeune, son père l'avait envoyé à Paris pour terminer de brillantes études. Grand admissible à Polytechnique, il osa contrarier son examinateur de mathématiques à l'oral sur une solution de son choix, et ainsi revint à Sétif sans l'uniforme brodé ! Il fut le premier à se servir de matériel moderne agricole et reçut des mains du Président Millerand en visite dans la ferme modèle de Fermatou la Médaille de l'Agriculture.
Il fut fait Commandeur de la Légion d'Honneur pour "Services Exceptionnels Rendus à l'Algérie".
Mon grand-pére était d'un optimisme sans  pareil qui rayonnait sur ses proches et amis et jusqu'à sa mort en 1959 à sa table de travail faisait des projets pour améliorer l'avenir de tous.
Je peux affirmer avec une quasi  certitude, que s'il avait été entendu, la présence francaise ne se serait pas terminée dans un bain de sang.
Avec l'âge, il souffrit d'insomnies et occupait ses nuits à la lecture des derniers livres parus. Chaque fin de semaine, j'accompagnais mon père aux Editions de l'Empire, rue Michelet et là nous choisissions
les meilleurs écrivains de l'époque. Nous sortions de la librairie les bras chargés d'une pile de bouquins à l'encre odorante, de quoi pourvoir une semaine de lecture nocturne. Et ces livres une fois lus par mon grand-père, revenaient chez nous s'empiler sur les étagères de la bibliothéque. Et moi, je n'avais plus alors qu'un heureux embarras du choix pour occuper mes loisirs. 



   Un autre Francais  d'Afrique, né à Sétif, un des trois fils de Charles Lévy . C'est mon père, René Lévy ingénieur E.S.E engagé volontaire dans l'armée de Libération comme ses frères, il servit au B.C.R.A. et fit la Campagne de Tunisie après la chute de Vichy qui lui avait retiré, à lui et sa famille, la nationalité francaise. Il citait souvent De Monsabert et aussi les Colonels de la Résistance Pélabon, et Passy dans les services desquels il servit.



   Mon père, photographié en 1940 au "Sudio Gonzales,
Rue de Constantine, Hussein-Dey". Sans doute à proximité
de l'Ecole de Transmissions.



  Sa carte d'Identité militaire, Lieutenant en 1942 au B.C.R.A.
   Vive la croix de Lorraine !!


   Photo de famille prise en 1939. Papa, Maman, Michel et Georges. (Ce siècle en barboteuse avait deux ans..)





 Jacques Ventre, mon voisin du 20 de la rue Sadi-Carnot,
a conservé cette photo de sa famille au balcon du 3ième, et m'a envoyé des photos d'un défilé commémorant le 8 Nov, le 11Nov, le 8 Mai ou... le 14 Juillet, peu importe, l'essentiel pour nous est que les troupes défilaient sous nos fenêtres jusqu'au Champ de Maneuvres.





 Les canons tractés passent devant la gare de marchandises de l'Agha. De ma fenêtre, face au quai de cette gare, j'ai joui du spectacle inoubliable dans les années d'après le Débarquement de l'armada vers le front tunisien des troupes alliées et francaises avec tout leur matériel, canons tanks, armes et munitions. De ma fenetre j'agitais ma petite main,et les soldats me répondaient en riant par des doigts en "V'.




    

Les chars aux noms  historiques, Arcole,
Austerlitz, Bir-Hakeim,...passaient à grand fracas et laissaient des traces blanches sur les pavés de granit.




Dans cette courbe des rails de la gare de triage, les locomotives Garattes à vapeur prenaient lentement de la vitesse, trainant les longs wagons de voyageurs vers leur lointaine destination, Maroc,Tunisie,ou le Sud...



La grande batisse de gauche est la "nouvelle" Maison des Chemins de Fer qui nous boucha la superbe vue du port et de la rade que nous avions alors !



     
Pourtant cet immeuble nous sauva la vie en 1962. Une nuit, accompagnés par un intense concert de casseroles , des camions blindés des C.R.S.passèrent lentement sous nos fenêtres, à l'heure du couvre-feu. Par le pur des hasards (?), un pot de géranium suivit la loi de Newton et se brisa avec un bruit terrible dans la rue. Les C.R.S.,peu habitués à recevoir des fleurs ouvrirent le feu de par leurs fenêtres grillagées, heureusement vers la facade d'en face qui fut criblée d'impactes que  tous les curieux allèrent contempler le matin...

Jusqu'en 1962, l'oeuvre de  Paul Landowski ,"Le Pavois" :le Monuments aux Morts, se dressait, dominant Alger, face à la mer, témoin du sacrifice des francais d'Algérie pour libérer  la Mère Patrie par deux fois, en 14-18 et 39-45.( Et même en 1870).
A ses enfants la Patrie reconnaissante avait gravé dans le marbre les noms des héros algérois,sans distinction d'origine ou de religion, tombés au Champ d'Honneur
.



Après 1962, la France préoccupée par ses champs de pétrole au Sahara (elle paya le F.L.N. pour éviter les sabotages),
ne se soucia pas de rapatrier cette oeuvre émouvante qui vit depuis 1920 les générations rallumer la flamme du Souvenir, sans doute pour en effacer définitivement le témoignage gênant. Le F.L.N. se fit une joie de couler une chappe de béton sur ce monument. Mais il sera impossible de noyer notre mémoire.




  Cette photo, unique, montre quelques plaques de marbres
qui n'avaient pas été encore systématiquement fracassées au marteau et détachées.(comme celle de gauche).
Ma mère, chaque fois que nous montions à cette esplanade pour m'y emmener jouer, me faisait caresser avec sa main le nom de Salomon Schebat, mon Grand-Père, tombé à Verdun , côte 304, en 1916.,4ième régiment de Zouave . (Elle fut tôt orpheline , sa mère étant morte de chagrin).
Au cimetière de Saint-Eugène, un monument à la Gloire des régiments de Zouaves, déjà dressé en 1906 !.



   Tout proche, au cimetière israélite, la Communauté Juive a apposé une plaque commémorative avec le nom de tous ses enfants d'Alger Morts pour la France. Chacun de ces noms de famille évoque le passé historique du Judaisme algérois, dont il ne reste que des noms gravés dans la pierre..
Merci pour cette photo magnifique et précieuse, oeuvre de Jacqueline Simon lors d'un voyage à Alger en 2006.
Mon Grand-père n'ayant eu de sépulture que la boue, c'est là devant son nom que je peux me recueillir :



   
   Nos cimetières n'ont pas tous eu cette chance de conservation. Des sauvages les ont profanés, éventrés et même à l'intérieur de l'Algérie, passés au bulldozer, et aussi ont interdit aux visiteurs de pouvoir photographier leur triste état.
Le temps hélas ne panse pas les plaies, car le fondamentalisme et le fanatisme ne font que s'amplifier.
Ce Chant des Africains lui-même est bien trop simpliste pour résumer notre drame. Il fait partie du folklore, de la légende, et même sonne un peu creux. Et avec les années, on apprend que dans la vie tout n'est pas noir et blanc, mais plein de nuances.
Il faut se méfier des marches militaires entrainantes vers on ne sait où, mai
s celle-ci est un joli brin de musique qui vivra bien apres nous.



 
                                 Appendice
                                                 -------------------

 Lors de l'écriture de ce blog, j'avoue que mon plaisir a été gâché par certains témoignages et documents historiques que j'ai glanés sur la toile. Certes, je connaissais parfaitement les Lois de Vichy de 1941, le Numerus Clausus, le passage de Francais au statut de juif indigène. Mais un point très noir qui est passé sous silence encore à ce jour par la France, est le sort réservé aux jeunes juifs patriotes qui interdits de s'enrôler dans l'armée réguliere, furent envoyés de force dans des Camps, (il en a existé plusieurs !!), où ils furent prisonniers dans un service dit militaire qui n'était qu'un piège pour les enfermer dans des conditions atroces, quand le but était outre le travail forcé, de les humilier, les battre, en faire des sous-hommes. Disséminés dans le Sud, ils étaient gardés par des sadiques en uniformes francais. Quand aux Chantiers de Jeunesse, c'était une création Vichyste réservée aux Aryens pour qu'ils ne soient pas mêlés aux citoyens juifs et influencés par leur esprit de résistance à la collaboration. Les Peyrouton, Weygand, Darlan, Giraud, Van Eycke, tout l'appareil antisémite de Pétain en Algérie appliquèrent férocement les Lois d'Exceptions , alors que seule résidait à Alger une délégation allemande, et pas un seul soldat nazi. Le pire est qu'après le 8 Nov 1942, les bagnards du Sud ne virent pas leur condition s'améliorer et il fallut attendre 1943 pour leur libération.
Après avoir été lâchement persécutés, ils s'engagèrent dans l'Armée d'Afrique , autorisés à verser leur sang redevenu francais de Monte-Casino à Bertchtesgaden, le nid d'Hitler.
Ce retour au passé de Bedeau, non reconnu officiellement par la France  me laisse un goût amer parce qu'il fait parti sans doute d'une mémoire honteuse.

    Annexe sur les Camps de Vichy en Algérie :
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"Les années noires des Juifs d'Algérie "(1940-1944) , par Norbert Bel Ange:
 (Ces textes et témoignages complètent les souvenirs de Mr Isaac Toubol).
 "Les juifs d'Algérie et de Tunisie, les deux autres colonies françaises d'Afrique du Nord, n'échapperont pas plus que le Maroc aux lois antisémites de Vichy. À Alger comme à Tunis, les autorités françaises leur imposent un numerus clausus (quotas) dans les professions libérales, un inventaire de leurs biens, etc. En Algérie, les autorités françaises vont même plus loin qu'au Maroc. En 1940, le décret qui accordait la nationalité française à tous les juifs algériens est abrogé, renvoyant ces derniers à leur statut d'indigènes. Comme au Maroc, les colonies arabes de la France auront aussi droit à leurs camps d'internement. Dans le cas de l'Algérie, les juifs étrangers essuient les plâtres, bientôt rejoints par tous les "indésirables" de l'Algérie vichyste : gaullistes, communistes et francs-maçons. La France de Vichy poussera le cynisme jusqu'à interner les soldats juifs algériens, auparavant mobilisés dans l'armée française. La guerre perdue, ils ne peuvent plus servir de chair à canon, ils sont devenus quantité négligeable. Envoyés dans des camps situés sur la frontière maroco-algérienne, ils participeront à la construction de la ligne de chemin de fer du Transsaharien. De l'autre côté de la frontière, à quelques kilomètres, des juifs étrangers internés oeuvrent aussi à ce grand projet "civilisateur". Une manière pour la France de Vichy d'optimiser sa main-d'oeuvre esclave. Réputé pour sa dureté, le camp de Djenen-bou-Rzeg (dans le sud oranais) est un bagne où les militaires français, souvent membres de milices fascistes, manient la cravache de bon coeur et usent de sévices corporels. Contrairement au Maroc, le débarquement américain de novembre 1942 ne mettra pas fin à leur calvaire. Bien au contraire. Plus de 12 000 appelés juifs, exclus des unités combattantes françaises, sont envoyés aux camps de Bedeau à partir de janvier 1943. La fermeture des camps algériens ne commencera que fin avril 1943."


http://www.parolesdhommesetdefemmes.fr/BEDEAU-le-camp-de-la-honte.html



                         Situation de Bedeau:sud de Sidi-Bel-Abés



     
    Avant de nous séparer,écoutons le Chant des Africains en espérant que cette musique restera notre lien pour tous ceux qui ont servi la France et combattu pour défendre la Liberté et pour ne rien oublier du passé . Ouvrez à fond votre audio, et fermez aussi vos fenêtres, car cette musique n'est pas toujours  du goût de tous....

http://musique-militaire.fr/Les_Africains.html





                                                                    



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Published by georges - dans souvenirs
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commentaires

Levy Georges 24/12/2008 17:08

Bonjour Hocine,Je n'ai connaissance d'aucune information au sujet qui vous concerne étant le seul survivant de ma famille d'Algérie .Merci pour vos voeux et vous adresse les miens :Paix aux Hommes de bonne Volonté .

hocine bensebane 24/12/2008 16:00

Cher Monsieur, Merci pour votre site,   je suis à la recherche d'information concernant un officier nomé Levy celui-ci aurait trouvé mon arriere grand mere alors enfant en 1867 dans la foret de Boni en petire Kabylie il l'aurait remise à une famille nommée Belaibi du village de Guella sous le pseudo de Sadia ben Levy aussi je ne sais rien d'autre, cette information je l'ai eu de la mairie de Ighil Ali le pays de Jean et Margueritte Taos Amrouche, connaissez vous cette histoire de petite fille  je ne connais pas le prénon de cet Officier !! pouvez vous m'aiderd'avance merci et bonne fete de fin d'annéeHocine Bensebane

:0010:GABY:0059: 27/10/2007 17:25

Excusez -moi Georges, mais je n'ai pas pu mieux faire... il y a des problèmes sur OB pour charger et mémoriser les images .... les articles, une fois publiés, sont difficiles à corriger l à part les questions techniques même si on connait ces histoires  on est heureux que les autres le  sachent... je suis petite fille d'un zouave et fille d'un chasseur d'Afrique..et mon oncle tirailleur est mort à Verdun à 20 ans...

jacqueline 27/10/2007 00:11

Je découvre votre chef d'oeuvre!! Hommage à nos soldats, hommage à votre famille, hommage à un temps révolu. Il restera dans nos mémoires mais grace à vous il restera sur la Toile et tant que le Net existera (et je crois bien que la technologie le rendra éternel) il sera.

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