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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 19:11
Jean Nogues
Jean nous envoie de précieux souvenirs:

"Tu as sans doute lu le message récent d'Alain Gerbi sur
ESMMA qui fait état d'un dépôt d'oeuvres d'anciens élèves
à
Mont Saint Aignan;
J'ai ramené d'Alger le Pamarés du Lycée Gautier du 30juin
1951..rare document survivant de cette époque pour moi..
Y étais tu ? (réponse :Hélas non !!!)

 " C'est grace à une réunion d'ESMMA pour les Rois à Paris où ma fille a souhaité m'accompagner que j'ai appris,par elle,bien des années après qu' étudiante elle avait approché Burel (en 1970 ) pour avoir des infos sur Alger et...son père à Gautier.!
Burel se souvenait  de ses élèves,alors qu'en 6ème A2 en 1951 je n'avais que le 1er accessit
Caussé et Hollande trustaient les prix.."

" Ma fille née à Paris m'a confié avoir rencontré Burel 
chez lui pour qu'il lui parle d'Alger qu'elle ne connait
pas.Je pense que c'est lui qui lui a remis une coupure
de journal" :
Jacques Burel achève deux belles peintures murales pour
le lycée Delacroix d'Alger dans l'un des vastes ateliers
 de la villa
Abd-el-tif (Les Danseuses).
Cette coupure est hélàs en noir et blanc et de faible
qualité.

Burel est cigarette au bec,mais je ne peux deviner sous
les taches si
son pantalon est de velour marron comme
à l'ordinaire!

Je vais tenter de le photographier en numérique et
le transformer en jpg pour te le communiquer.
Pour ma part j'ai rencontré bien plus tard Burel à
Collioure où il
peignait une danse "sardane" devant
le Café des Templiers "
Maison Pous", riche de tableaux
des fauves,impressionistes
et de Picasso qui peignaient
aussi sur leur nappe et
réglaient leur séjour...en
tableaux!


PS:Je vois avec mon ami Pompei à Rouen s'il peut agir en
tant que président de la Taupe Arabe("prépas" de Bugeaud
dont il est le Président;j'en suis le secrétaire)
.
























On peut lire ces commentaires du Critique au bas de la photo,que j'ai essayé de recopier:

"Installé dans l'un des vastes ateliers de la Villa Abdel-Tif,Jacques Burel,l'un des plus attachantes jeunes peintres algérois,achève deux grands panneaux muraux qui
orneront bientot (dès que l'on aura procédé à l'élargissement de l'endroit:le hall du Lycée de Jeunes Filles
Delacroix, rue Charles Péguy,à Alger.
C'est dès la premiere vue "une expérience" murale de Burel...Mieux,évitant les poncifs habituels,il apporte à cet art difficile un style nouveau.Ses compositions construites un peu à la maniere des tapisseries groupent leurs personnages en hauteur par touches étagées s'emboitant dans un équilibre aérien.
Les tableaux très différents se continuent dans un meme rythme de lignes et de couleurs:la danse,la douce oisiveté au bord de l'eau .Dans l'une et l'autre une lumière intense émane de la pureté de la beaute meme des jeunes nymphes.
Lumière blanche éclatante,costumes des élèves du cours de Danse encore accutée par les tons chauds du fond,quelques taches de couleurs pures ici et là...Lumière verte des baigneuses dorées par le soleil qui joue avec les robes bariolées..La souplesse des contours,la blancheur des tons plats soulignent la grace charmante des attitudes...."


Remarquons la citation de la "la lumière verte" dont le peintre se sert dans ses tableaux que nous avons déjà rencontrée dans son "Port d'Alger".

Peut-etre que d'anciennes élèves se souviennent de ces fresques.Vraiment dommage que nous n'ayons pas de reproduction en couleurs de cette oeuvre,mais la description
enthousiaste du critique nous aide à imaginer le grand talent de Jacques Burel.







Jean-Manuel Richier

 Je me demande vu ton âge si nous n'avons pas fréquenté le lycée Gauthier en même temps. J'ai commencé en 3° AB1  avec Baccardatz (l'homme aux notes négatives) puis ce furent Laherre, Videau, Choski etc.
 Je me souviens d'un Lévy mais c'était peut-être un homonyme.(oui,en effet)
    Pour Burel mon anecdote est la suivante. Malheureusement beaucoup plus attiré par la piscine du RUA et ses naïades, j'étais nul en dessin et ne cherchait même pas à m'améliorer (je le regrette amèrement). Pour moi l'heure de dessin était une vrai corvée.
    Or un jour Burel que je revois très bien avec ses cheveux longs, c'était mal vu à l'époque, se met sur l'estrade de notre belle salle de dessin, et nous dit "dessinez-moi".
    Quelle épreuve et quel piège pour moi qui était nul, toujours au dernier rang pour filer le plus vite possible après la séance, néanmoins je fais de mon mieux c.à.d. très mal selon les canons artistiques.
    A la fin de l'épreuve, Burel passe dans les rangs fait quelques remarques aux uns et aux autres, puis finit par moi. Après un silence je l'entends éructer derrière moi "Tu te fous de moi ?", et je prends la plus belle (et la seule) taloche de ma vie de lycéen.
    Le malentendu était total, j'avais pourtant sué sang et eau pour aboutir à ce résultat, et il avait cru que mon travail était dirigé contre lui. Je revois encore le dessin, bon il était pas terrible mais j'avais fait de mon mieux.
    Il me ficha par la suite une paix royale m'ayant définitivement jugé.

Morale : Dommage que Burel ait perdu sa patience,c'est ainsi qu'on détourne un jeune ,peut-etre d'une vocation ou simplement du gout de la création.


Philippe Guey


"Au sujet de Monsieur Burel, je n'ai malheureusement aucune trace de mes travaux de l'époque.
Ce que je peux dire et qui trouvera peut-être sa place dans ton musée virtuel, c'est que cet homme que j'ai croisé à la "faveur" de... Deux sixièmes et d'une cinquième  à Gauthier, cet homme prodigieux, véritable passionné de son art et de la transmission de savoir regarder et faire, cet homme enfin, a complètement orienté ma vie depuis cette époque bénie...
  En effet, il est certain que je me traînais vraiment dans les cours de Français et de math - j'ai d'ailleurs quitté le lycée pour aller faire une autre cinquième, mais à Molbert, d'où je venais , mais les heures passées en cours de dessin et de peinture, dans ce véritable atelier avec chevalets, verrière et plâtres tirés de l'antique, ont été pour moi l'antichambre de l'école Nationale des Beaux-Arts que j'ai intégré à 17 ans, après obtention du BEPC, toujours à Molbert, où malheureusement nous n'avions plus ce genre d'enseignant passionné.
  Sa forte personnalité, l'ambiance chargée d'émulation qu'il faisait naître naturellement et sans artifice, son allure tellement décalée par rapport aux autres enseignants, ont fait que je ne pensais qu'à dessiner ou peindre et déjà mes heures de liberté étaient consacrées à la pratique incessante des arts plastiques,
  Jacques Burel a réellement été mon mentor et, tout au long de ma vie de peintre sculpteur et illustrateur en publicité, je n'ai jamais oublié cette merveilleuse rencontre qui avait éclairé mon chemin.  Un peu le cercle des poètes disparus...
  Grâce à cet homme prodigieux, j'ai pu trouver « un de mes chemins de vie ».
  Pour info et illustrer mes propos, voici l'adresse de mon petit site où j'ai mis en vrac quelques oe¦uvres passées et actuelles : http://guey.cabanova.fr
Voilà, c'est mon témoignage sans trace."
  Philippe Guey, 1941 Alger, 7, rue Altairac.

Sans trace ? Non,voici un superbe tableau "L'Inaccessible",choisi dans ta galerie:



 Ce septième volet ne referme pas ce site qui progressera avec les éventuels envois d'anciens  élèves qui ont connu Jacques Burel.

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Published by georges - dans souvenirs
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commentaires

Levy Georges 10/10/2008 09:57

Bonjour mon Capitaine,Peut-etre pourriez-vous m'envoyer votre e-mail pour que nous puissions faire plus ample connaissance !

Capitaine 10/10/2008 08:43

Le commentaire élogieux ou sympathique concernant jacques Burel me touche beaucoup. Mais deux photos d'un homme vieillissant en costume-cravatte gris sont fausses..CE N'EST PAS LUI....De plus je dois vous     dire qu'il n'est pas décédé de la mucoviscidose.

Danielle 05/12/2007 21:45

Un ptit coucou ! bonne soirée ! bisous !

J.-P. Follacci 27/11/2007 13:40

Les plâtres, la corbeille, les beignets, la main, Burel debout appuyé au tableau, la bouteille de Bénédictine ... tes cimaises font ressurgir beaucoup de souvenirs.Bravo et merci.

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