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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:23


Au Fil du Rasoir,

(Ou  mon an pire, pour un coiffeur !) ...


Il faisait ce matin  déjà chaud. Une chaleur humide qui vous donne envie de retourner sous la douche salvatrice après quelques pas dehors. Depuis quelques jours j'avais envisagé d'aller chez  mon  tondeur de chiens pour rafraîchir ma nuque d'une coupe devenue indispensable. Je suis allé donc d'un pas tranquille chez mon coiffeur, un excellent homme mais qui a souvent des heures d'ouvertures imprévisibles. Pour ne pas perdre un éventuel client, il y a toujours accroché dans sa vitrine, y compris les jours chôm
és, un "Je reviens tout de suite" rassurant ! Et en plus, une chaise un peu rouillée à l'abri de l'auvent trône  aussi à l'extérieur pour faire patienter le plus incrédule. Mais cette fois, le portail était bien fermé d'un gros cadenas, et la chaise avait disparu du paysage. Ce n'est que partie remise pensais-je en comptant sur mes doigts les jours de la semaine et vérifiant que Mardi, (même en hébreu), n'était pas son jour de congé. Et suis allé me promener dans mon quartier en me fixant pour but la bibliothèque municipale. J'aime y flâner, souvent sans avoir à y pénétrer car à l'entrée je trouve des cartons de vieux livres fatigués déposés par des citoyens  qui veulent se débarrasser des encyclopédies diverses qui en 15 volumes tiennent maintenant en une disquette de poche...Le tout va finir en bottes  compressées pour alimenter l'usine de pâte à papier. Mais il y a quelques fois des titres refusés par la Bibliothèque, comme ce manuel pour apprendre le Chinois que j'ai apporté à mon aîné qui voyage parfois chez les Fils du Ciel pour son travail. Ou ce livre  qui offre toutes les clefs de l'Italie touristique avec de nombreuses illustrations et cartes....en noir et blanc. Oui, je souffre d'une maladie incurable: celle de ne pas supporter de voir des bouquins destinés au pilon, et je les sauve comme on sauve un petit chat affamé. Mais comme mes étagères ne sont pas élastiques, je les remets après  quelques mois (!)  à l'entrée de la Bibliothèque, laissant lâchement à d'autres la tache de s'en débarrasser dans les poubelles réservées au recyclage.
En revenant ainsi chargé de mon butin presque quotidien, j'allais en passant revoir la boutique de mon coiffeur de têtes couronnées. Et  quelle chance! la porte vitrée  étant ouverte, je rentrais en souriant. Brusquement je m'aperçus que le grand miroir avait disparu et que seul un mur glabre me faisait face. A ma grande stupéfaction je surpris mon barbier avec des factures en main à la place de ses ciseaux agiles et de son peigne fin. Il m'expliqua tristement qu'il fermait son office qui n'était plus rentable. Et déménageait le peu de mobilier valable.
Il n'y avait même pas de chaise pour m'asseoir et me remettre de ce choc. J'avais déjà le mois précèdent perdu mon Docteur parti à la retraite et voila  maintenant que mon coiffeur à son tour disparaissait de mes habitudes. Dans mon émotion je lui balbutiais quelques souhaits de bonne chance, et sortis sur le trottoir chevelu et désemparé.
Ce coiffeur je l'aimais car il parlait pour deux et en l'écoutant je n'avais pas à lui répondre. Originaire d'Uzbekistan, j'avais eu cent fois l'occasion d'entendre sa vie là-bas dans  une famille traditionnelle. Il en avait gardé le souvenir en portant une calotte joliment brodée. Il fit son service militaire sous le régime soviétique en 1967, ce qui n'était pas une sinécure vu l'antisémitisme virulent dans l'armée rouge, surtout à l'époque de la Guerre des Six Jours en Israel quand les Migs et les Suhkois avaient été malmenés dans les combats aériens. Il devait  à chaque occasion subir les plaisanteries et quolibets de ses supérieurs. Mais étant aussi le coiffeur de l'unité, il en tirait aussi des avantages.
La sortie d'Union-Soviétique dans les années 70 avait été scabreuse: à chaque étape les contrôleurs policiers prélevaient quelques pièces d'or pour leur libre passage à tel point qu'arrivés au bord de la Mer Noire, le trésor familial accumulé pendant  un siècle et caché dans la terre du jardin à cause des voleurs, avait fondu dans les poignées de mains chaleureuses des fonctionnaires v
éreux.
Tout en me coiffant et racontant sa vie, il regardait aussi d'un oeil la télévision suspendue dans un coin, et de temps à autre allait régler le radio-transistor émettant de la musique ethnique dont la station dérivait toute seule ! C'est dire qu'il était fort occupé et que moi j'attendais avec impatience de sortir vivant de son rasoir effilé qu'il passait sur mes tempes...

 

                                                               "Fallait pas bouger !" (1)

 

Chez le Coiffeur !
Mon An pire, pour un coiffeur !

Je me suis soudain souvenu de mon premier  barbier d'un autre quartier. Fidèle depuis des années, je l'avais pourtant un jour abandonné (stupide que je fus), car il m'avait déplu avec ses discours  politiques  fondamentalement opposés 
à mes jeunes opinions ! Je crois qu'il était un communiste de la première heure. Il est vrai qu'à cette époque j'étais fougueux et imbu d'idées piochées dans des livres sur la naissance d'Israel et voyais tout en bleu et blanc ! Depuis j'ai appris qu'il fallait de tout pour faire un monde. Et bien, au diable la politique, je suis retourné sur mes pas pour chercher mon sauveur, sans doute plus très jeune ! La vitrine était masquée de l'intérieur par un rideau blanc,  et sur la porte un écriteau jauni aux lettres hésitantes: " Fermé pour quelques jours" . C'était pour moi comme la Fin des Ambassades....
Dans une rue avoisinante, j'avais alors trouvé un succédané en la personne d'un vieux chauve d'origine perse au nez model
é comme ceux des Pahlavi. Le magasin étroit et à fauteuil unique était presque toujours désert. Il n'était certes  pas une réclame pour ses produits pour soins capillaires alignés sur l'étagère !  Après la coupe, il avait coutume  d'ouvrir un tiroir  avec un demi-sourire qui me faisait pitié et me proposait des mignardises pour mettre dans les cheveux de mes petites filles, des rubans et des élastiques pour les couettes, et jamais n'ai osé refuser de les lui acheter. Un jour, pour terminer ma coiffure en beauté, il posa sur mes cheveux rébarbatifs un filet et me sécha la mise en pli avec son bruyant sécheur ! Me voyant ainsi déguisé dans le miroir, je ne pus m'empêcher d'éclater de rire..et lui aussi !
Les derniers temps ses mains tremblaient beaucoup et moi avec, quand venait la minute périlleuse du Solingen(2). Je n'avais pas osé l'abandonner pourtant. Il tenait péniblement debout, ayant été opéré d'un rein, mais sans se plaindre. C'est lui qui partit le premier, ce qui m'évita de lui causer de la peine...


Comme les poëtes, les coiffeurs uniquement  "pour homme" ont disparu de la rue. Je n'ai trouvé près de chez-moi que des "Hair stylist", où travaillent d'aguichantes coiffeuses qui en attendant la clientèle, fument et boivent un café sur le pas de leur porte. Ainsi ont poussé comme des champignons des salons de soins de beauté (manucure, pédicure, bronzage), souvent tenus par de jeunes femmes originaires de Russie qui ont apporté ici leur  coquetterie et l'amour des talons hauts en toutes saisons.

Alors je me suis souvenu du coiffeur de mon enfance heureuse à Alger. Son salon était à deux pas de chez-nous, et sur le même trottoir, ce qui me permettait d'y aller sans avoir à traverser notre rue à la très dense circulation .

J'aimais son enseigne "Forvil" qui ressemblait à un sucre d'orge avec ses spirales de couleurs. Mais chaque visite chez lui était pour moi un supplice, si mourir de rire en est un.

Le patron, Monsieur Signès, employait ce qu'on nommait, il n'y a pas si longtemps, un "garçon coiffeur". Rien de bien étrange dans tout cela… À part que, de son crâne dégarni, restait encore, au dessus de chaque oreille, une touffe de cheveux symétrique qui rappelait aux gamins que nous étions, des ailes d'hirondelles. Nous n'allions pas chez le coiffeur, mais chez Hirondelle ! Et notre douce terreur était, en attendant notre tour pour une coupe urgente, que l'un de nous tombât sur sa chaise vacante.

La séance désopilante chez Albert Signès et son garçon.

 ( L'illustration est  assez   exacte   sauf que j'y ai rajouté un chat et un avis "Défense de rire !" ! ).

 


Mon frère et moi assis côte à côte sur un fauteuil à piédestal, Signès et Hirondelle nous propulsaient à leur niveau à grands coups de pédale, et alors le drame commençait. Face au grand miroir, nous ne pouvions éviter de croiser nos regards mon grand-frère et moi. Pris d'un fou rire contagieux, je mordais mes lèvres, pour ne pas hoqueter. Après chaque coup de ciseaux, le coiffeur redressait ma tête, s'énervant dans son travail, et coupant l'air de ses deux branches d'acier menaçantes, prises elles aussi d'une danse de Saint-Guy, ne savait comment corriger toute cette coupe en escaliers, et tournait ses yeux réprobateurs vers Signès, mais en vain. J'étais rouge de confusion, essayait de retenir ma respiration et surtout ma vessie, secouée comme un bateau sur les flots.

Au dernier coup de brosse, sans attendre, je sautais de ma chaise pour gagner la porte, laissant à mon frère le soin de régler la note, pourboire non compris. Ce dont pourtant Hirondelle avait vraiment besoin, pour se rafraîchir de cette séance pour le moins desséchante.

Notre ami Gaby m'envoya en 2005 ce souvenir remarquable d'Albert Signès :

Salut Georges,
Tout d'abord merci pour ton poème en souvenir du 1º  novembre 1954, de bien  tristes souvenirs pour tous. Pour ce qui est de ton  copain Alain, je crains  que ce ne soit celui-ci malheureusement. Je me suis  souvenu que j'avais  recherché pour un cousin germain, engagé volontaire  dans les Comandos   et tué dans un accrochage à Souk Haras  dans le  Constantinois, son père justement avait été 5 ans  prisonnier avec Albert  Signès. Je n'ai pas voulu te répondre directement sur Es'mma de peur  peut-être de faire de la peine a tes condisciples, je  te laisse ce choix. Dis  moi,si tu as bien reçu. Amitiés depuis la Costa  Blanca, Gabriel Gomis.

En effet j'ai relevé sur le site "Mémoire des Hommes, Guerre d'Algérie ":

 

  Nom :                          Leblois

  Prénom :                     Alain Albert

  Date de naissance:    30-03-39

  Décès :                        04-04-61

  Pays décès :               Algérie

 

(Que sa mémoire soit bénie. Alain Leblois était le neveu de Madame Leblois, qui avait un magasin Place Hoche, bien connu des lycéens du Lycée Gautier) .

 

Et un autre message de Gabriel  :

. Je te fais parvenir une photo d’Albert Signès avec sa femme Katia et leur bébé. Hier matin après 30 ans passés, j’ai pu parler avec eux par téléphone. ils sont à Marseille, là où je les avais laissés en 78 à  mon départ pour l’Espagne, Albert a 89 ans. Il me semble que cette photo a été prise dans la rue à coté du salon de coiffure, celle qui va de la rue Sadi-Carnot à Clauzel (peut-être la rue Drouet d’Erlon si j’ai bonne mémoire) on distingue sur la photo un escalier et derrière eux un immeuble de la rue Sadi-Carnot je suppose. Amités Gabriel Gomis

                                                            Albert et Katia Signès à Alger

Signes Albert-Katia  

              Carte de visite d'Albert Signès, qui a ouvert son salon métropolitain à Marseille

Albert Signes

( Remerciements chaleureux à  Gaby et Sonia Gomis pour l'envoi de ces documents uniques. )

  Les frères Salessy , mes contemporains qui fréquentaient la même École Clauzel, étaient  clients du  salon de coiffure de notre quartier, tenu par Albert Signès. En voici le souvenir croustillant écrit par Georges Salessy que je remercie :

"Chez le kouaffeur".
"Paul et Jacques allaient chez un coiffeur rue Sadi-Carnot. Celui-ci crachait sur la tondeuse à gazon parce qu'à cette époque notre tignasse était drue comme du fil de fer. Mais il faut s'estimer heureux qu'il ne crachait pas sur les tètes pour faire tenir la mise en plis ou économiser la Gomina ! Ma terreur à moi était d'arriver au stage final où ce brave Signès polissait son rasoir sur le ruban de cuir: vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, polissez-le sans cesse et le repolissez (Boivin). Car j'étais un petit client bizarre qui attrapait facilement le fou-rire et le coiffeur s'énervait de me voir tressauter sur ma planche, bien que je me mordais les lèvres à en étouffer !! A cette époque ces instruments de torture étaient exposés aux rayons ultra-violets dans un but hygiénique à coté du vaporisateur à poire et du blaireau qui avait perdu ses poils ayant barbouillé tout le quartier Clauzel. La tradition ne se perd pas: mes poissons rouges qui subissent le même éclairage bleuté n'auront donc pas de poux "...

Mais revenons à mon souci de ne pas devenir aussi chevelu qu'un prisonnier dans son oubliette !  Pour finir la journée en rasant les murs à la recherche de l'ombre, je me suis hasardé à entrer dans un Salon vraiment moderne, tout brillant de ses nickels où siégeait déjà un jeune aux cheveux hérissés en forme de piquants collés à la brillantine comme Bart, le héros de la famille Simpson ! Une spécialité de la maison. J'eus le fou-rire en voyant en plus le tatouage du patron et j'aurais hésité entre me lever et partir, ou rester assis attendre mon tour dans la crainte de subir un pareil traitement capillaire, si je n'étais déjà las de toute cette cavalcade à tirer par les cheveux ! 

Je m'assis dans un fauteuil confortable ressemblant  au creux d'une  vague et me confiais aux ciseaux du "Hair-Stylist".

Bart Simpson

- "Comment voulez-vous votre coupe" ? (3), dit-il en me regardant dans le large miroir.

- La plus simple, et dégagée, dis-je avec une voix de baryton avec l'aplomb des peureux qui deviennent audacieux au dernier moment, en espérant ainsi le limiter dans ses envolées.  

Je n'eus pas le temps de lire les manchettes du journal où je faisais semblant de m'intéresser, pour surveiller en fait  ses gestes rapides, que déjà maniant le rasoir, le peigne et une puissante soufflerie,  dans un nuage de cheveux blancs transformés en confettis je me suis retrouvé, sain et sauf, débarrassé de ma chaude crinière en quelques minutes !

J'étais sauvé pour un mois.

 

Notes :

(1) Salomon Assus, par Hubert Zakine :

http://hubertzakine.blogspot.com/2009/12/salomon-assus.html

 

(2) Cette ville d'Allemagne, depuis le Moyen-Âgé a la spécialité de produire des outils tranchants.

A tel point qu'elle était nommée "La Vallée des Lames". Bombardée et détruite à juste titre pendant la Deuxième Guerre Mondiale, elle devint alors " La Vallée des Larmes". Évidemment je me suis permis ce jeu de mot en pensant que cette industrie pendant la période nazie a fourni  ses poignards à l'armée des Huns et les haches aux bourreaux..

 

(3) Je ne peux me retenir de rappeler une coutume de notre enfance: tout lycéen fraîchement dépourvu de sa tignasse, recevait de ses camarades de chaleureuses et amicales tapes du plat de la main sur sa nuque dénudée. On n'essayait bien à  la récréation de rentrer la tête dans les épaules, mais rien ni faisait. La sonnerie nous délivrait en nous remettant en rang. La virile tradition devait se perpétuer !

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Published by Georges Lévy - dans souvenirs
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commentaires

Gabrielle 16/12/2016 13:58

Whouah quel super article ! Que de souvenir que vous nous faites partager, quelle émotion ! Merci de partager ce moment avec nous ! Mon coiffeur barbier bordeaux en aura pleins également d'ici quelques années :)

Monique à Marseille 12/09/2011 19:22



Vous racontez très bien...  Vous faites partager, outre vos souvenirs, vos émotions, entre le fou-rire et la crainte du ciseau, du rasoir glacés menaçant la chair tendre. La serviette autour
du cou ressemble à un champ opératoire, la blouse du capilliculteur rappelle celle du boucher... et si l'artiste capillaire n'est pas au mieux de sa forme, elles recueilleront qui un bout
d'oreille ou de paupière, qui des flots d'un sans rouge de colère. La première fois, au Golf, je n'en menais pas large. Aucune raison de rire, pas la moindre hirondelle. quel soulagement à la
fin, d'avoir échappé au pire! 



Georges L. 13/09/2011 06:58



En un sens je reste jeune quant aux séances capillaires : j'ai toujours le même fou-rire (mais cette fois que je maîtrise), au moment le plus critique de l'opération ! La seule différence est que
le sabreur a moins à oeuvrer sur ma tête, et que, (signe du temps), ses bras sont couverts de tatouages qui ne sont pas des décalcomanies...



René 22/07/2011 11:01



Beau récit ,mais as tu souvenir de ces barbiers de campagne ,dans le bled profond ,qui rasaient sur les marchés avec comme tout matériel un morceau de verre bien tranchant...et çà marchait!



Georges L. 25/07/2011 16:11



Bonjour René,
Je me souviens avoir lu que les anciens se faisaient raser avec des... coquilles de noix brûlantes ! A cette époque, comme sur les places de marchés, les clients n'étaient pas douillets et l'eau
( au mieux) leur servait d'after-shave.. Les croyants sortaient de la séance avec une petite mèche sur leur crane dégarni, pour que le jour venu, Mahomet puisse les aider à monter au ciel en les
tirant par la touffe qui leur restait. 
Bonne semaine dans nos souvenirs communs.
Georges .



Quichottine 15/07/2011 19:06



Que de souvenirs sur cette page de nouveau ! ... et quel voyage dans le temps et l'espace !


Vous m'avez tenue en haleine, et je me suis demandé si vous arriveriez à entrer dans l'une de ses boutiques que vous fuyez...


 


Vous avez réussi !


Vous savez, mon mari a le même coiffeur depuis que nous sommes ici, moi, j'en ai changé deux fois... J'en déduis que les hommes sont plus fidèles à leur coiffeur, mais peut-être ai-je tort.


Passez une belle soirée, Georges, et une bonne fin de semaine.



Georges Levy 16/07/2011 09:53




Bonjour Quichottine, 
Le Barbier a toujours eu une place importante dans la vie des hommes. Diable ! Ce n'est pas à n'importe qui qu'on peut confier sa tête ! Dans le temps le Barbier était aussi un peu médecin et
faisait même des scarifications volontaires pour "faire circuler les sangs". Quant au mien, il se servait de la pierre d'alun pour corriger ses gestes maladroits...Les anciens, eux, avaient moins
de problèmes en se rasant avec de la coquille de noix brûlante!.Brrr....Merci d'avoir lu mes élucubrations capillaires .
Bonne fin de semaine.
Georges L.



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