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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 08:23



Adjugé ! s'écria le commissaire-priseur, un petit vieux à barbiche, en griffonnant sur son calepin le résultat de l'adjudication tout en serrant sous son bras une serviette de cuir craquelée par le soleil. Il domine sur une estrade improvisée les ferrailleurs et petits patrons en quête de matériaux pour faire renaître leurs ateliers. En cette période d'après guerre, il était presque impossible de trouver du fil de cuivre émaillé pour refaire des bobinages, des roulements à billes, des machines à travailler les métaux, sans parler de voitures ou camions revenus de la réquisition hors de service. Mais à la Réghaia, près de Blida , dans la plaine brûlante existait alors un salvateur cimetière de matériel de guerre, des avions, des véhicules, tous ces abondants surplus laissés par les Alliés après leur victoire en Afrique du Nord.

                  
Une Jeep typique et son équipage pendant la Campagne de Tunisie



 

 

Cette société c'était la "S.A.R.S "..Société Algérienne de Récupération de Surplus. (Du moins ainsi j'en déduis la signification !).
Ce matin mon père et mes deux oncles démobilisés, sont en quête de machines vendues..au poids et  qui leurs permettront de redémarrer dans la vie civile. D'abord l'Atelier a besoin d'une voiture à tout faire: le choix est difficile dans ce champ de  "Jeeps" ,certaines le capot du moteur relevé par de précédentes inspections, laissent entrevoir un moteur huileux, d'autres sans pneus ou avec la vitre brisée, mais toutes bien sur débarrassées de leur mitrailleuse ,antenne et radio. Mais mon père  tout ému en pensant à la sienne, sa "Fleurette" qui a fait la Campagne de Tunisie, souleva le coussin du chauffeur qui masquait le réservoir d'essence pour vérifier le niveau, se mit au volant, appuya sur le champignon du démarreur au plancher et réussit même à réveiller le moteur de sa torpeur, et sur le champ l'adopta. Moi et mon grand frère qui avions rapidement découvert  les petits coffres sur les cotés de la banquette arrière allons les fouiller pour y trouver peut-être des trésors, des outils ou même des balles ...
Je m'amusais à cracher ma salive sur la tôle surchauffée, pour la voir bouillir. Mais ce paradis  guerrier n'évoquait pas pour moi les horreurs de la guerre et les souffrances des servants de tout ce matériel martial. Dans un coin une colline de longues douilles d'obus de D.C.A.,encore brillantes de leur cuivre, attendent leur envoi à la fonderie , et plus loin un amoncellement de pneumatiques avec ou sans leurs jantes. A coté rangés en pyramide les Jerricans de 20 litres de couleur jaune-sable, les fameux Jerri'es.  Et puis des moteurs de véhicules accidentés fracassés à la masse pour séparer le bronze de l'acier, et aussi des moteurs électriques pour en récupérer les fils émaillés pour les bobinages.
Cette Jeep qui n'avait pour seul luxe qu'un toit rabattant  fendill
é en toile kaki, fut confiée à Monsieur Touati qui avait son magasin de "housses- sur-mesure" en face de chez-nous, rue Sadi-Carnot. Je le voyais souvent piquer ses bâches et tissus épais. Son magasin étant  trop étroit, il déposait le matin à même le trottoir les sièges en attente. Il habilla ce vétéran de deux portes de toile solide de couleur...terre de sienne sur un cadre en fer rond, avec même une fenêtre en plastique translucide . La partie arrière de la Jeep était bâchée et il fallait pour accéder à son étroite banquette enjamber les sièges avant ! Quelle gymnastique, mais pour nous enfants une source de rigolade. Dans cet aquarium nous étouffions en été et grelottions de froid l'hiver, le vent entrant par toutes les jointures. Mais nous étions heureux de pouvoir sortir le Dimanche à la plage ou à la forêt grâce à cette Fleurette revenue à la vie civile, que mon frère et moi avions repeinte un matin de couleur.. aluminium comme un bolide.
Je ne peux m'empêcher  d'insérer là ce souvenir d'excursion,
même au prix de me répéter !! .

Paysage de neige en Kabylie*





Sommes-nous bien en hiver?
S'exclama maman, en ouvrant la croisée,
Enchantée par ce matin tout frais,
Et au spectacle lointain, du Djurdjura enneigé.
Il fait si beau aujourd'hui,
Et demain les classes sont finies.
"Nous irons à la Neige !",
Dit mon père d'un ton averti.
Comme des fourmis affairées,
Qui se bousculent dans leur nid,
A ce mot magique, mon frère et moi sautons du lit.
Il ne faut pas moins d'un jour, pour se préparer.
Je suis préposé aux chaussures,
"Sur le balcon, à côté du mur"!.
Elles on fait bien des guerres,
Et maintenant se reposent, pensionnaires.
Ne riez pas, c'est un mission de confiance,
Dont dépend le succès des vacances !.
Je les couvre de cirage,
Ces godasses au grand âge,
Comme on calfate un bateau,
De peur qu'il ne prenne l'eau.
Serrés tous les quatre dans notre Jeep-Willys,
Une ancienne combattante, qui reprit du service,
A soixante miles, le moteur ronfle et la bâche claque,
Comme un voile de pirate prête à l'attaque.
Sur la route de Médéa, prenons un chemin de terre,
Ce qui en soit, est une drôle d'affaire,
Mais mon père au volant est un véritable expert.
Sur une hauteur, notre voyage s'arrête.
Je descends, étourdi par l'air raréfié et m'apprête.
La vue est splendide sur la colline et les crêtes.
Maman, déjà, prépare un goûter,
Sur le capot déplie une nappe, une vraie salle à manger.
Il y a deux heures à peine, je finissais mon lait,
Mais déjà dans ce froid vif, ma faim s'aiguisait,
Et choisis une tranche, de beurre et de gruyère garnie,
Et pour plus de sûreté, une belle tomate farcie..
Soudain dans ce silence, qui même semblait gelé,
Surgit d'une ravine, où il était caché,
Un petit berger, suivi de sa vache efflanquée.
Une baguette à la main, et les pieds écorchés,
Cet enfant en haillons, à la chevelure touffue,
S'arrêta devant moi, et le charme fut rompu :
Pétrifié, je regardais maman d'un oeil implorant,
Qui déjà lui tendait le pain blanc et le thé brûlant :
Pour la première fois,
Devant moi,
Je voyais la Vérité nue !.



Un jour la tentation étant trop forte, je me suis mis au volant dans la cour de l'Atelier. J'avais repéré que pour démarrer, il fallait seulement appuyer sur un petit champignon situé au plancher. ( Les Jeeps fabriquées en 1942 n'avaient évidement pas de clef de contact).
Seulement j'avais oublié de mettre le changement de vitesses au point mort, alors la Jeep démarra en trombe et ne s'arrêta que lorsque elle rencontra la palissade...et le moteur cala !


Au plancher de la Jeep, leviers de changement de vitesses, ceux des ponts arrière et avant, le champignon démarreur à droite des pédales, frein à main sur le tableau de bord, indicateur de vitesse: 60 Miles maximum.(100Km/h, après la Jeep décolle...).
Accumulateur de 6v au début! La colonne  non rétractable et le volant indéformable sont un danger terrible pour le  conducteur en cas d'accident. Avertisseur au centre du volant. Au  dessus du panneau de bord et ne figurant pas sur la photo, un râtelier métallique pour le fusil. Directement sous le siège du chauffeur des dizaines de litres d'essence !

Une Jeep de Tsahal, au Muséee de la Haganah à Tel-Aviv , armée d'une mitrailleuse MG-34 allemande de récupération de la WWII.




Une Jeep en rénovation dans les mains d'un passionné en France:




Ni vu, ni entendu, je me suis mis posément à apprendre à changer les 3 vitesses plus la marche-arrière, et même à embrayer les deux ponts pour rouler dans le sable . En ce temps-la, il était autorisé à un chauffeur sans permis de conduire, d'être au volant à condition que le passager siégeant à ses cotés fut licencié (mon père !). Une loi cousue pour moi, qui à l'âge de la Bar-Mitzwa conduisait fièrement la famille le Dimanche sur les routes à faible circulation...Cet engin génial avait cependant des défauts, dont le principal était sa tenue de route qui ressemblait à celle d'une barque au gré des flots et ne pardonnait pas la moindre erreur.
Un jour, sur la route de Birkadem, la Jeep empruntée et chargée de mes cousins, et de moi au milieu, plus accroupi qu'assis ,fit une embardée inattendue due à une erreur de dépassement que suivit un tonneau ! Je me souviens avoir été éjecté comme un paquet de linge sale (à cette époque il n'y avait pas de ceinture de sécurité) et me retrouva assez loin dans le fossé !
Longtemps me poursuivit dans mes nuits ces images de ma trajectoire d'abord au ras du bitume et ensuite dans la caillasse et les ronces. Curieusement, bien que je me souvienne que des personnes soient allées me relever de mon trou, je ne sais plus comment je me suis retrouvé chez le Professeur Serror, chirurgien rue Michelet, qui pansa mon genou abîmé sous les yeux inquiets de mon père. Mes cousins eux, séjournèrent avec des fractures à la Clinique Solal, (Clinique de l'Orientale ). Il me resta de cette aventure une peur incontrolable qui s'emparât longtemps de moi lorsque je voyageais, assis au fond de l'auto pour ne pas voir le paysage !.
Mais l'amour du volant étant le plus fort, je passais mon permis de conduire dans une 4cv de l'auto-école, sur les quais de l'arrière Port de l'Agha, à une heure creuse, après une courte promenade et une marche arrière le long d'un trottoir...désert !

Des années plus tard, en Israel dans la région de la Mer Morte, c'est au volant d'une Jeep fabriquée sous licence à Nazareth, que je retrouvais mes premiers amours, pour patrouiller dans les montagnes vierges bordant la Mer de Sel

L'Usine  extrait la Potasse de la Mer Morte qui est très riche en minéraux .
Les ouvriers qui y travaillent dans une chaleur infernale sont des héros !.


 
                  

En haut dans la montagne, je progresse  avec prudence pour ne pas éclater un pneu sur les pierres coupantes!



Un travail tout civil qui consistait à contrôler (pas de trop près !)
à la levée du jour le bon état de pompes d'eau douce protégées par des barbelés et des mines .

Jean-Michel a tout vérifié...



 

 

Les Bouquetins et les Gazelles n'avaient pas besoin comme moi d'embrayer les deux ponts pour progresser lentement dans la pierraille qui tenait lieu de piste et pour ne pas casser la mécanique . Mais nous avions un handicap de plus : nos sièges étaient recouverts de sacs de caoutchouc remplis de sable pour protéger notre séant (et le reste) au cas où nous sauterions sur une mine anti-personnelle posée par les fedayins la nuit. Alors la Jeep avec son centre de gravité très haut placé se balançait dangereusement à chaque bloc que les pneus rencontraient
   

Au dessus de la Mer Morte:  voici la ville d'Arad à ses débuts. A gauche et surplombant le wadi, les premières maisons construites en bois pour les pionniers.

A droite les nouvelles bâtisses dessinées pour un maximum de fraîcheur à l'intérieur (tout est relatif). Leurs habitants n'imaginaient pas alors de recevoir un jour de Novembre 2012 leur part de fusées "Grad" tirées de Gaza.....




A quelques km de l
à, j'ai participé à des fouilles archéologiques au tumulus qui recouvre l'emplacement de la ville biblique du Roi d'Arad. Un travail de forçat, mais passionnant, et une émotion quotidienne de retrouver les ruines d'un passé cité dans les Écritures !


 

 

Sur le cliché ci-dessous, les veilleurs sont récupérés de la garde nocturne. Au volant un jeune habitant d'Arad, du nom de Péretz chef de l'équipe, il sera tué au Sinai pendant la Guerre de Kippour. Moi je suis assis à l'arrière, une jambe dehors..Les deux autres israéliens sont des pères de famille venus de Tel-Aviv pour trouver n'importe quel travail  au Néguev en cette année de crise (1968) .
 

Le matin, avant que le soleil n'aveugle le décor, s'offrait à nous un paysage de couleur pastel qui n'a pas changé depuis les temps bibliques, au delà des monts de Judée et d'Edom. Soudain alors que nous progressions enfoncés entre deux talus, bondit devant le capot, dérangé par le bruit du moteur, un Lynx que j'ai reconnu à ses oreilles pointues et à leurs touffes de poils . De cette fraction de seconde, j'ai gardé un souvenir exact de ce gros Chat . Et je l'ai vérifié sur la toile :



 

 

En fait, à cette époque des années 60, des panthères hantaient encore les hauteurs de la Mer Morte et même la nuit se hasardaient à pénétrer dans le Kibboutz d'Ein-Guedi pour y chercher de la provende. Il y a quelques années, l'une d'elle fut munie d'un collier-émetteur pour suivre sa trace et la protéger: hélas, c'est un mâle qui dévora sa jeune progéniture, comme cela arrive dans la nature. Il parait que c'est souvent un acte de jalousie et crainte de la concurrence. Et non pas du à un ventre affamé.

La Jeep avait un autre défaut, elle ne buvait pas que de l'eau et de l'huile, mais des quantités impressionnantes d'essence, ce qui ne m'empêchât pas dans ma vie rangée d'en acquérir une et de la conduire comme dans le passé. Mais je la revendis rapidement
à la naissance des enfants...
Alors, quand j'en vois des exemplaires qui n'ont de commun que le nom, à la carrosserie laquée et comme enflée par la bonne chère, rangées le long du trottoir,
et protégées par des clefs de contact, avec des arceaux de renforcements comme la loi l'oblige, des sièges capitonnés avec appuis-têtes, des ceintures de sécurité, des moyeux chromés, et munies de radios et lecteurs de compact-disques et même de GPS* pour ne pas se tromper de rue en allant au super-marché, je pense que je fus un privilégié d'en avoir piloté une vraie de vraie ....et d'en être sorti vivant !.

 
Adieu Fleurette !


Notes:

1) Origines du mot Jeep ? Non, ce ne sont pas seulement les initiales de "General Purpose" :
http://www.olive-drab.com/od_mvg_www_jeeps_origin_term.php


2) GPS: Global P
ositioning System.

3) Crédit de photos et remerciements à :


Photo Neige en Kabylie:

http://www.kabyle.com/photos/data/552/medium/neige_m-08_121.jpg


Détails de Jeep en rénovation; un superbe lien :

www.jeep42.net/restauration_carrosserie.htm

Matériel de Guerre Opération Torch:


http://www.afrikakorps.org/usafvcolors.htm

 

 

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Published by Georges Lévy - dans souvenirs
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commentaires

LOUANCHI 03/01/2013 08:04


HARKIS LES CAMPS DE LA HONTE :

lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news


En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de
Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du
village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions
hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un
seul aujourd'hui se décide à parler.


 


35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser
le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.


 


Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de
ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi
joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)
Interview du 26 mars 2012 sur
radio-alpes.net

Georges Levy. 08/01/2013 15:16



La France est Grande et Généreuse, mais ne l'a jamais été pour tous les Français qui se sont battus pour Elle.. Cultivez, enrichissez  votre mémoire pour sauver la Vérité
historique et transmettre le message à votre descendance. La repentance doit commencer dans l'hexagone en faveur de ses citoyens qui ont cru que la France les protégerait du FLN et de ses
meurtriers. Abandonner la nuit et désarmer les Harkis et leurs familles , voila le sort épouvantable décidé par le pouvoir Gaullien.



Liliane 19/12/2012 23:34


Bonsoir Georges. Je lis avec délectation tous vos récits... J'aime beaucoup ce passage de votre vie ! Un enfant comme tant d'autres, heureux et plein de vie ! Je pense que la jeep que vous avez
amené contre la palissade n'a pas eu beaucoup de dégâts... Mais en vous il n'est resté que ce souvenir intact et l'envie de conduire ne vous a pas quitté ! J'aime les photos sépia qui donne un
côté vieillot bien agréable... Merci Georges, bonne soirée.Je vous souhaite tout ce qu'il y a de meilleur en cette fin d'année que vous passerez sans doute avec votre si jolie petite fille et vos
enfants...

Georges Lévy 20/12/2012 10:17



Bonjour Liliane,

Avec le temps les souvenirs remontent à la surface et souvent avec précision, alors que la mémoire instantanée fait quelquefois (!) défaut à mon âge...Les modèles originaux  de "Jeep" tels
que je les ai connus  sont très  recherchés par les amateurs-bricoleurs et ces véhicules tout-terrain découverts apparaissent après les pluies de Printemps pilotés par une jeunesse
avisée. En fait c'est un véhicule extrêmement instable, qui doit être conduit avec une prudence qui attend le nombre des années !.
Voila, 2013 monte à l'horizon. Espérons que ce sera pour tous dans la joie et la sérénité.
Amitiés.
Georges L.



Quichottine 17/12/2012 20:07


Passez une belle fin d'année, Georges... j'espère que vous aurez les vôtres près de vous et qu'il n'y aura aucun nuage à l'horizon.


 


Tous mes voeux pour l'année à venir. Merci pour tout.

Georges L. 18/12/2012 09:16



Bonjour Quichottine,


Après ma sortie du monde du travail (à  l'âge de 67 ans  et après huit autres printemps  de volontariat), je découvris à ma grande joie le site d'Over-Blog et je m'y croyais
inséparable comme un enfant de son ourson préfèré ! Et voila que tout s'américanisme, même la publicité en langue étrangère à son portail. J'ai maîtrisé au début avec peine ce monde nouveau et
voila que je dois une nouvelle fois retourner à l'école....Mais l'essentiel est de franchir le portail de 2013 avec le sourire et avec tous mes voeux de santé, pour le reste l'intendance suivra
!
Amitiés ensoleillées
Georges.



Monique 11/12/2012 13:06


L'union européenne est encore inaboutie, et le restera très longtemps. Mais je ne vois rien de honteux dans son projet initial , en cours d'accomplissement : les états signataires s'engagent à
éviter les conflits armés possibles entre eux, et à ce jour les vingt-sept y parviennent , en dépit des bouleversements politiques internes, d'une part, et des mauvaises habitudes séculaires où,
pour un oui pour un non on tue et on se fait tuer. Le plan de paix de l'ONU ne peut viser à la disparition d'un de ses membres : au contraire cette in stance internationale tente de planifier la
paix, là où les belligérants semblent la désirer, mais sans parvenir à l'établir, en dépit de leurs nombreux efforts diplomatiques et... militaires.


Là où je vous donne raison, c'est que l'histoire se répète. Rien de bien nouveau sous le soleil. On prend tous du plomb... durci ou pas, dans l'aile de la colombe... , et ça fait mal. Les
guerres ont encore un bel avenir devant elles. Mais lorsque les hommes veulent la paix, ils la font, c'est long, difficile, mais ils la font. "Si vis pacem, para bellum" pacemque... Car à l'évidence, si on ne prépare que la guerre, eh bien... on finit par la faire, et c'est grand dommage pour soi comme pour l'ennemi qu'on
cherche à réduire sinon à écraser. Je reste persuadée qu'un jour la paix sera établie partout, et que c'est une noble cause à défendre en tous cas, tant que nous vivons.

Georges L. 18/12/2012 09:29



Un jour, la Paix sera rétablie partout faute de ...combattants....


Plus sérieusement, avant de signer la Paix, il faut respecter une trêve. Ici, dans ma région, ce n'est pas le cas hélas...elle est aussitôt l'encre à peine séchée, jetée par mes voisins au panier
de l'Histoire plein à ras-bord de ces fieffés menteurs.



René 10/12/2012 16:56


Bonjour georges,et oui,à la fin de la guerre39/40,on pouvait acheter des véhicules dans les ventes de l'armée..mon père avait acheté une 402 peugeot familiale,intérieur cuir qu'il avait fait
repeindre couleur "lie de vin".Splendide,nous l'avons gardée jusqu'en 1958 Quand à la jeep,j'ai eu l'occasion de m'en servir à l'armée et j'en garde un excellent souvenir. Pour ce qui est du
permis de conduire ,je l'ai passé le lendemain de mes 18 ans ,dans une 4cv,sur la route moutonnière...souvenirs....


amitiés


René

Georges L. 10/12/2012 17:45



Bonjour René,


Oui, moi aussi ai passé sur la 4cv de l'Auto-École, mon permis sur les quais d'Alger. Après un court circuit, je fus invité à faire une marche arrière pour me ranger le long d'un
trottoir...complètement vide ! J'ai encore en souvenir ce Permis, un triptyque rouge qui fut encore valable après 1962 en métropole...Un jour un agent de la circulation m'arrêta pour je ne sais
quelle faute vénielle en ville de Paris. Sur vue de mon permis immatriculé à Alger, il me laissa partir avec un "Attention" familial...Il était lui-même Pied-Noir..


 


 



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