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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 08:02


A la Maternelle.

  L'École de Garçons de la rue Clauzel avait ses murs mitoyens avec l'École

nelle des petits et petites élèves de la rue Laplace, dédiée en 1945 au souvenir de l'Aspirante Denise Ferrier(1) , qui l'avait fréquentée.  

Un jour, en fin de matinée, toutes nos affaires rangées, nous attendions les bras croisés la sonnette qui nous libérait de l'étude,(un bien grand mot !) pour sortir en criant comme des moineaux qui s'envoleraient au coup de fusil. Seulement, cette fois nous les garçons, je n'ai jamais su pourquoi, peut-être à cause de notre empressement et nos bousculades, fûmes arrêtés en sortie de classe , alignés en rang le long du mur et la maîtresse décida de ne libérer que les filles !

 

  Cette photo de classe est la propriété du site Es'mma.

(Donnateur :Philippe Redon)

Dans la rue qui borde ce mur, sentait bon la résine du bois fraîchement oeuvré d'une ébénisterie.

J'aimais ramasser  dans la rigole les copeaux bouclés odoriférants.

 

( Je ne figure pas sur cette photo, sans doute cette classe était en avance d'un an sur la mienne, et je n'ai pas trouvé d'autre cliché pour illustrer cette époque..)

 

 

Maternelle 1943


    

   "Les garçons sont punis, les garçons sont punis !" nous narguaient les fillettes en passant devant nous !!!   Je me sentis personnellement atteint  par cette punition collective  incompréhensible et à mon frère qui m'attendait à la sortie comme d'habitude pour me raccompagner, je lui jetais en pleurant à chaudes larmes "La Maîtresse est un crétaine" !.
     Ce devait être pourtant une bien bonne femme, mais la justice aussi peut se tromper. J'avais mal débuté dans mes relations avec le corps enseignant. Par contre, je n'appris que plus tard que le féminin de "Crétin" est "Crétine" après que tout le monde ait ri de mon mot à la maison. J'aurai préféré la justice à l'orthographe.

    Un autre jour, ,je me revois assis sur mon banc, jouant avec de la pâte à modeler, que la maîtresse avait distribuée aux uns, et des cubes à d'autres.
      J'étais assis près de l'estrade, comme les plus petits des petits y sont assignés en début d'année. Soudain, peut-être parce que j'étais perdu dans mes rêves, je fus enjoint de me lever, d'aller au piquet, et sous les rires moqueurs de mes petits amis, la maîtresse me coiffa d'un bonnet d'âne, dont les oreilles étaient plus longues que le nez de Pinocchio. Le visage tourné contre le mur, je dus supporter cette infamie inexplicable et le châtiment cruel d'être la risée de la classe. Aujourd'hui encore, je plaide non-coupable. Ces humiliations s'oublient moins vite que les vulgaires coups de règle sur les doigts, car la douleur physique est, elle, passagère..C'était une punition contraire à toute la logique de l'éducation par une institutrice dépourvue de psychologie. Au jour ...d'aujourd'hui, des parents idiots l'auraient traîné devant les tribunaux, et un grand-frère vaurien aurait lardé ses pneus......

Mais beaucoup plus grave, à   ce même age tendre, il fallut que mes parents obéissentaux "Lois d'Exceptions" de 1941, et aillent remplir au Commissariat de Police une fiche à mon nom et celui de mon frère pour le "Recensement des Juifs", sous peine d'emprisonnement en cas de refus !.

Nous savons maintenant que les infâmes étoiles jaunes étaient déjà rangées à la Mairie d'Alger. Les vichystes qui tenaient le haut du pavé étaient en Algérie toujours  enthousiastes à appliquer les Lois qui faisaient rage de l'autre coté de la méditerranée, alors que les nazis en Algérie n'étaient alors représentés que par une petite commission d'armistice germano-italienne et de négligeables forces militaires.

Je rappelle que dans le Sud Saharien avaient alors été envoyés dans des camps de travaux forces, des juifs activistes, des communistes, des républicains espagnols.

Les cruels gardes-chiourmes étaient des militaires français ou allemands de la légion-étrangère. Y moururent nombre d'internés des sévices, et du typhus.

Détail écoeurant : ces internés ne furent libérer que bien après que De Gaulle se soit installé  à Alger.

Il faut préciser qu'après la Libération, qui nous sauva du pire destin, aucun fonctionnaire collaborationniste, civil ou militaire, ne fut jugé et  passé par les armes, mais pour la plus-part continuèrent leur carrière sans être inquiétés: ils furent gradés, médaillés, et pensionnés à souhaits. 

 

commisariat-vichy.jpg


En ce qui concerne Albert Camus , voici un passage de sa bibliographie à cette époque écrit par le Prof. Albert Bensoussan dans le Blog "Terre d'Israel" :
    
"Ces pages d’histoire du judaïsme en diaspora méritent d’être remémorées. À Alger, après le débarquement des Anglo-Américains en novembre 1942, et l’établissement du gouvernement de la France Libre, puis le rétablissement des Juifs d’Algérie dans la citoyenneté française, qu’ils avaient collectivement perdue par les lois raciales de Vichy, les instances juives se remirent au travail pour souder la communauté autour de ses traditions et de sa culture tout en l’incitant au dynamisme vital. Non que ces instances dirigeantes aient cessé d’agir, puisque durant ces trois années de « privation », il avait fallu organiser l’enseignement pour les enfants juifs chassés des écoles, sous l’autorité des maîtres eux-mêmes mis à pied – tous juifs, à l‘exception notable d’Albert Camus qui, exclu de l’enseignement pour cause de tuberculose, fut recruté par le professeur André Bénichou à l’école juive d’Oran, baptisée « cours Descartes », en 1941-1942 ; et c’est de cette expérience que le futur prix Nobel allait tirer son roman La Peste, tout en faisant souche localement, puisqu’il épousa alors une jeune fille d’origine juive, Francine Faure, petite-fille de Clara Touboul ".

  

En classe élémentaire (et  même alimentaire !) .


      En gravant les échelons dans l'éducation scolaire, je crois que je fis quelques séjours prolongés à la maison, ma classe de cours élémentaire ayant été réquisitionnée par les Alliés pour quelques mois et transformée en local... alimentaire pour en faire une entrepôt de sacs de sucre. Je me souviens surtout du jute dont étaient cousus d'autres  et qui avaient une odeur très forte qui m'incommodait. Grâceà la générosité de l'Oncle Sam, nous recevions, en classe, un verre de lait chaque matin.  C'est du moins ce que j'ai lu dans mes recherches car j'en ai oublié totalement le souvenir. Par contre mes papilles salivent encore à la pensée du délicieux beurre de cacahuète...et surtout des pastilles acidulées toutes de couleurs pastels que les soldats alliés en permission distribuaient en rencontrant les enfants dans la rue ou au square. 

 

Alger en 1943
  Ce cliché a été pris par un soldat anglais, en haut du Monument Aux Morts d'Alger. Sur la gauche, dominent les dômes de la Grande Poste.

Les mamans assises sur le banc  de pierre surveillent les ébats de leurs enfants, faceà la vue grandiose de la baie et du port en guerre. Sans doute une des plus belles perspectives du monde.

J'étais un de ces gamins qui jouaient avec le calot d'un soldat du Corps d'Artillerie de sa Majesté,  fasciné  par l'écusson doré en forme de canon...A cet age innocent je ne pouvais pas savoir que l'Angleterre faisait au même moment la chasse aux réfugiés juifs qui tentaient sur des rafiots d'atteindre les cotes de la Terre Promise. Les Britanniques encageaient sur des bateaux-prisons les rescapés des Camps Nazis, et même les renvoyaient...à Hambourg !

  

  A l'École Clauzel. Madame Naniche,  à la chevelure rebelle, aux formes arrondies et déjà âgée, était notre institutrice et  un peu notre grand-mère.
       Je n'y connus pas de punition, car chez elle ce n'était pas à l'ordre du jour.
Je soupçonne que les petits diables profitaient cependant de sa trop grande bonté.
Ainsi, en fin de semaine,le Samedi matin en lisant son carnet de notes, elle nous distribuait des billets de satisfaction. Des "Bien", des "Très Bien", à chacun, qu'il fut bon ou... méchant élève dans la semaine, était récompensé. L'égalité par le bas...Ces vignettes ne passaient pas inaperçues: elles étaient frappées à l'effigie du drapeau américain ou du drapeau anglais, en plus du tricolore, un cadeau du 8 Novembre 1942. Hélas, il m'a été impossible de retrouver un de ces petits trésors pour collectionneur. 

 

120px-Flag of France.svg

 

152px-Flag of the United States.svg


160px-Flag of the United Kingdom.svg


Ces billets étaient rangées dans un petit carton sur l'estrade, à coté de son sac. Profitant d'un moment où la maîtresse s'était absentée, le plus audacieux, ne pouvant se retenir, s'en saisit d'une poignée et renversa dans sa hâte la petite boite qui contenait ces trésors. Ce fut une ruée sur les vignettes qui n'eut d'équivalente que celle de réfugiés assoiffés qui reçoivent des containers d'eau tombés du ciel. La sonnette sauva la petite classe du tribunal. Mais moi, plus timide (!) voleur ,je ne revins à la maison qu'avec une petite quantité que je jugeais modeste et méritante (..pour toute l'année !). Ma mère ne sourcilla pas  à la vue de mon larcin et ne s'étonna pas trop de ma bonne conduite.. 

 

  École primaire (celle où est envoyé un primate)...

 

  En cours moyen, les choses devenaient plus sérieuses. Plus de petites ardoises et leurs craies grises, dures et  grinçantes qui ne s'effritaient pas et n'écrivaient presque pas non plus. Oubliés les petits chiffons pour  effacer notre écriture maladroite, nous étions arrivés à l'âge de l'encre violette, des plumes sergent-major, des buvards et des cahiers à ligne pour y dessiner des majuscules et des minuscules en plein ou délié, des plumiers coulissants, des taille-crayons qui cassaient les mines et de la règle pour souligner la date du jour. Droits et Devoirs : Chaque élève, à son tour, devait  remplir les godets de faïence logés devant nous dans le bois de notre pupitre noir juste au dessus de la rigole où nous posions nos porte-plumes et crayons. Le flacon d'encre violette était très lourd, ventru comme une bouteille de champagne, et bien que munie d'un bec verseur, il fallait viser avec précaution le trou de la faïence. Une affaire de haute responsabilité que nous confiait l'instituteur.  Et nos tabliers, boutonnés de haut en bas, paraient aux erreurs.. Mais surtout il ne s'agissait pas de faire de faux-mouvement sur un camarade de gabarit supérieur...qui se vengerait à la recréation....
      Lors de la page d'écriture, notre bon maître passait dans les rangs, se penchait sur notre cahier, son haleine dans notre cou, et de son encre rouge  calligraphiait en début de marge, la lettre ou le mot à recopier.
      Ses lettres ne dépassaient pas les lignes, sauf pour les majuscules, elles coulaient de sa plume comme celles d'une imprimerie de Gutenberg, sans hésitation, moulées, dessinées avec amour, quarante fois par jour. Et à notre tour de sortir notre langue et d'essayer de l'imiter sans faire de bavures. Un matin, comme de coutume, l'instituteur demanda qu'on lui citât un mot commençant par la lettre "z", après le zèbre, les doigts baissèrent, la source enfantine tarie. Devant son insistance à nous faire  fonctionner nos neurones, je brandis un doigt archimédien, zéro,! m'écriais-je, tout fier  d'être le seul à l'avoir trouvé !! Et l'instituteur de me répondre en riant (une fois n'est pas coutume), "Ah !! tu le connais bien !!", faisant ainsi allusion à mes notes brillantes. J'en restais mortifié.
       Transformé en glaçon dans ce jour printanier. j'avais récolté une moquerie de celui que je respectais le plus. J'en oubliais même que j'avais auparavant eu envie d'aller au petit coin. Trop tard..... 

Pourtant, un jour faste je fus rempli de joie lorsque l'instituteur me complimenta sur mon travail de Leçon de Choses sur la respiration des plantes. J'avais dessiné un pot de fleur au fond perçé, avec des flèches pour indiquer le passage de l'aération  de la terre et éviter le pourrissement des racines par un trop d'eau.

En fait, je ne saurai jamais si c'est à cause de ce succès scientifique que ma famille me surnomma gentillement "Georgicot-pot-de-fleur".

    

  

  A l'âge de raison, une soustraction.

  

Picoti,picota, c'est ma gorge qui me fait mal. Alors, en me levant, et grâceà un croisement de neurones, je me suis soudain souvenu d'une opération des amygdales, qui était alors à la mode de chez nous, un peu comme de couper chez une jeune chien tout ce qui dépasse (!). Pour me rassurer, maman m'expliqua que je ne sentirai rien, car je serai endormi. Ce mot éveilla au contraire en moi une angoisse profonde qui agita mes nuits, car à mon jeune âge, je ne m'étais pas encore débarrassé de la manie de sucer en secret mon pouce en m'endormant, comme la chanson d'Henri Salvador, et je craignais d'être ainsi dévoilé. Dévêtu je le fus, à la "Clinique de l'Oriental" et en un clin d'oeil nu comme un vers, et revêtu d'une camisole de force, je me retrouvais en un instant ficelé à un fauteuil qui me rappelait celui du coiffeur. Ils étaient trois contre un, sans demander mon avis, et profitant de ma bouche ouverte pour protester, le docteur me glissa un appareil qui, comme un vérin m'écarta les mâchoires au maximum, me laissant bouche bée, et je ne me souviens que du masque appliqué sur ma figure.... Je m'éveillais, assis sur un lit dans le couloir de la clinique Solal, le Docteur Schebat, un cousin de ma mère, vint vérifier mon état cotonneux, juste à temps pour recueillir dans un drap, ce sang que j'avais avalé pendant cette charcuterie. Retourné à la maison, je pus savourer la récompense de mon supplice: le Docteur avait conseillé la meilleure des ordonnances de ma vie: des Créponés du Milk-Bar, des Parfaits de chez Grosoli, ou des Esquimaux Gervais, les seuls, les vrais !. Mais ma mère faisait mieux avec sa sorbetière: deux-tiers de glace pilée, un tiers de gros sel ,abaissaient la température du récipient, empli de sa recette crémeuse, en dessous de zéro . Cette sorbetière était la devancière du congélateur, comme la gargoulette celle du réfrigérateur! Ce n'était qu'une question de patience. Elle nous aida à passer bien des étés, rafraîchissante et saine, sans produit chimique, colorant, préservatif ou gélatine, mais avec beaucoup d'amour maternel.

 

  Ainsi un jour qu'un grand me demanda, en faisant l'important,  ce que j'aimais le plus à l'école, je lui répondis: "la sortie aux Groupes Laïques". Loin de l'école, cet ensemble sportif nous accueillait hélas que trop rarement. En fait nous y jouions qu'au ballon. Mais Monsieur Di-Crecenzo (2)(3) continuait là aussi son rôle d'éducateur : je me souviens qu'il avait remarqué qu'un des élève avait peur de la balle qu'on lui envoyait et lui tournait le dos. Notre instituteur, paternellement, n'hésita pas à jouer un peu avec lui pour le décontracter !

Ensuite avions droit à une représentation cinématographique où Charlot nous faisait rire aux éclats. Nous nous trémoussions, assis sur de méchants bancs qui menaçaient de se renverser !. En fin de matinée nous retournions à l'école, en une longue file, deux par deux nous tenant la main, l'instituteur sérieux et  droit comme un officier, guidait sa troupe, tout en essayant, mais en vain, de modérer nos cordes vocales !

Nous chantions alors en tue tête, à nous égosiller, (d'ailleurs un excellent exercice respiratoire !) :

 

"Un éléphant, ça  trompe, ça  trompe,

Un éléphant, ça trompe énormément !

 

Depuis, beaucoup de nous sans défense, ont été trompés,  mais ceci est une autre injustice qui appartient à l'Histoire....

 

Préparation des poussins pour l'envol en Sixième.

  

Et bien , c'était sous la direction énergique de Monsieur Moureaux. Excellent instituteur, il avait mis au début de l'année son très jeune fils Marc au premier rang. Il rêvait sans doute de le préparer à une brillante carrière dans les Grandes Écoles en le présentant à l'examen d'entrée en Sixième bien en avance sur notre âge. Le pauvre Marc était toujours assailli de questions par son sévère père qui le tenait ainsi éveillé ! A la sortie de l'école, nous rions en cachette à la vue de ces jolies mamans qui venaient en essaim s'inquiéter de leur progéniture auprès de ce bel homme...

Le jour J de ce fameux examen qui eut lieu dans une classe du Lycée Gautier, c'est avec la peur au ventre que je m'y suis présenté ! Mais quelle ne fut pas ma surprise de voir entrer comme examinatrice-surveillante, la bonne Madame Naniche. C'est elle qui nous fit passer l'épreuve de la Dictée. Je ne sais si vous vous souvenez du film de Fernandel-Instituteur dictant un texte à se décrocher la mâchoire pour bien se faire comprendre et éviter les fautes d'orthographe ! Et bien Madame Naniche répétait ses mots de telle façon qu'il était presque impossible de se tromper ! En plus elle parcourait les rangs en se penchant sans en avoir l'air sur les copies, en marquant un bref temps d'arrêt, de telle façon que même les "e" muets n'étaient pas oubliés...

Avant la proclamation des résultats, ma mère toujours anxieuse croisa dans le hall du Lycée Gautier, Monsieur Urbain, un des professeur de mon grand-frère très brillant. Il passa rapidement devant elle, des copies serrées sous son bras et devinant sa pensée,  lui fit un grand signe de tête la rassurant ainsi sur mon succès, j'étais bon pour commencer mes humanités   ...Comme prévisible, c'est la Classe de Dessin qui ne me demandait pas d'effort, qui me sauva de la noyade dans mes études souffreuteuses... 

Les injustices sont comme les crimes, divisées en deux catégories: avec ou sans préméditation. La frontière qui les divise est souvent floue.

Moi-même ai sans doute commis bien des injustices !.

Ainsi se termina pour moi, à l'école Clauzel d'Alger, l'époque bénie des Instituteurs de la République à la mode Jules Ferry.

  Et la Justice, me diriez-vous ? Anatole France a écrit dans le Lys Rouge:   

   "la Justice est le moyen par lequel les injustices établies sont sanctionnées " .

 

Le hic, est que son mécanisme est, (bizarement dans certains cas), souvent  rouillé ...pour laisser les injustices se fondre dans l'oubli des hommes à la mémoire courte. En voici un exemple à nous dé gouter de la Justice :

Le président du comité olympique palestinien, Djibril Rajoub, a salué la décision du Comité olympique international (COI) de ne pas observer une minute de silence à la mémoire des 11 athlètes israéliens assassinés par des terroristes Palestiniens à Munich en 1972, a indiqué jeudi l’organisme israélien Palestinian Media Watch (PMW). Rajoub, est-ce utile de le préciser, est lui-même   un cé lèbre terroriste au passé sanglant. Mais pourquoi le Comité Olympique a-t'il cédé à la pression de tueurs ?

Et bien parce que l'esprit de Munich est toujours présent. 

Un internaute m'a envoy é une coupure d'un grand quotidien parisien qui publiait en couleurs les drapeaux de tous les pays participants aux Jeux Olympiques. Celui d'Israel n'y figurait pas....Peu importe," moi je pense, donc je suis".

 

Bonnes notes à consulter :

  

(1) Un très beau site sur le souvenir de l'Aspirante Denise Ferrier :
http://babelouedstory.com/cdhas/24_denise_ferrier/
denise_ferrier_24.html
(2) Photos de Classe par Guy Santelli, Clauzel 1946:

 http://copainsdavant.linternaute.com/photo_groupe/4020643/426466/5-ieme_ecole-clauzel/

 

(3) Sur le site d'Es'mma ci-dessous, un article de Jean Di-Crecenzo, le fils de notre célèbre instituteur.

Figurent  entre autres, Madame Naniche et Monsieur Di-Crecenzo.
esmma.free.fr/mde4/maitresc.htm

 


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Published by Georges Lévy - dans souvenirs
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commentaires

windows 7 help and support 28/03/2014 13:05


Its always nostalgic and fun to remember about your childhood and the adolescence
period. The sceneries change at a great pace and the changes that occurs to your character and surroundings are prominent. And the best part is, there will be a main character for every incident,
other than you.

Georges Levy. 29/03/2014 16:20



Merci de m'avoir lu. Avec le recul pourtant, bien des choses qui me paraissaient graves, s'effacent lentement...comme ma memoire d'ailleurs ! Internet est un bijou precieux pour ceux comme moi,
en fin de carriere...



margareth 21/08/2012 14:22


J'ai commencé cette lecture fort intéressante, mais je repasserai car d'une traite, cela fait beaucoup à la fois ! J'aime bien cet alignement de mères face à la baie d'Alger ! Combien
peuvent-elles être ? En juillet j'ai passé des vacances chez des amis pieds-noirs installés en Périgord. Bien que les enfants (de mon âge) soient arrivés assez jeunes en France, ils aiment
évoquer leur terre natale. En 1942 mon père débarquait à Oran avant de rejoindre le Maroc et de s'y engager dans les tirailleurs marocains.

Georges L. 21/08/2012 16:08



Bonjour Margareth,


De cet espace, la vue sur la baie était exceptionnelle. Mais moi ce qui m'intéressait le plus enfant était de glisser sur les rampes de pierre des bordures de fleurs. Sur les deux cotés de
l'esplanade étaient gravés dans le marbre les noms des algérois sans distinction de religion morts pour la France en 14/18. Je me souviens qu'une fois ma mère me fit caresser le nom de mon
Grand-Père Emile Schebat. Ce fut la dernière fois car après 1962, le FLN dans sa barbarie détruisit toutes les plaques et le Monument lui-même. Mais le souvenir reste incrusté dans ma mémoire.



Monique 17/08/2012 09:32


Bravo pour le subjonctif imparfait (troisième du singulier) , qui passe fort bien dans votre phrase. Je connais deux ou trois personnes, dont un de nos compatriotes, qui utilisent avec
naturel ce temps ("imparfait" : quelle injustice de le dénommer ainsi ...) à ce mode subjonctif. Mon ami J. Lévy ayant acquis une fois pour toutes un solide accent pied-noir, ainsi qu'une
excellent connaissance de la grammaire française , c'est un regal de l'entendre s'exprimer - quoi qu'il puisse dire.


A l'école, vous  étiez un petit garçon attachant. Sensible et gentil . Bon élève certainement , même si vous tenez à faire apparaître votre grand frère comme plus brillant.


Je ne suis pas sûre que la réflexion de votre maître sur "zéro" était malveillante à votre égard. Il voulait plaisanter ... il l'a fait maladroitement , c'est sûr.  Il a semblé
souligner que vous collectionnez cette note ; évidemment c'était faux , mais cela vous a fait de la peine , car cela suscitait les moqueries des autres élèves.


C'est très compliqué, ce qui se passe dans une classe. Il s'y dit , il s'y vit tant de choses, d'interactions entre tant de personnes ... dont le statut est différent. Comment être
parfaitement juste et constamment juste? avec une trentaine d'enfants à la fois ? je n'en sais rien .


Si l'école vous a contraint à faire l'apprentissage de l'injustice, elle vous a procuré aussi la rencontre avec la bonté de madame Naniche.


J'ai aimé retrouver dans votre récit , outre mes propres souvenirs (encre violette et plumes sergent-major, et même cette langue qui pointait lorsqu'on s'appliquait à l'écriture -
franchement , je ne vois pas le rapport... - mais les filles de Birmandreis faisaient cela aussi ) ... outre mes souvenirs, j'aime à retrouver chez vous ce regard tendrement amusé... par exemple
"lorsque nous sortions de l'étude (quel grand mot !) "... là , in petto , j'ai approuvé en souriant.


Née après la guerre, j'ai été élevée dans l'idée officielle que la France n'avait eu de cesse de lutter contre l'occupant, et avait pris le maquis comme un seul homme. Mes années lycée
ont nuancé ce propos... Des ouvrages parurent ensuite sous des plumes anglaises, avec des titres éloquents , tels que "cinquante millions de pétainistes" , et j'ai entendu mon père se gausser des
FFI de 44, résistants de la onzième heure, dont pas mal se rachetaient une conduite après un long temps de collaboration plus ou moins active.


Encore plus tard , je me suis mise à soupçonner fortement les Français d'Algérie de l'époque d'avoir été passablement maréchalistes, en grande majorité.  Légalisme franchouillard +
bêtise + racisme fondamental + antisémitisme + sentiment stupide de sa propre supériorité... cocktail lamentablement ordinaire dans une colonie... Même chose aux USA naissants, avec leurs "petits
blancs" et autres carpet beggars, misérables mais qui se voulaient très supérieurs aux esclaves noirs...


Fernandel jouait Topaze, ce bon maître qui, voyant que ses élèves oubliaient la marque S du pluriel de "mouton", reprenait le mot en faisant sonner scandaleusement l'S : "les
moutonsses"...


Un jour j'ai donné à commenter le texte de Villon : "hé Dieu si j'eusse étudié au temps de ma jeunesse folle / j'eusse maison et couche molle / Mais hélas je foyois l'école / comme font
les mauvais garçons ! / En écrivant ceste parole / A peu que le coeur ne me fend."


Un de mes cancres gentils a tout de suite compris que ça allait être très difficile pour lui  de commenter un tel texte... il fuyait consciencieusement l'école , et n'envisageait
nullement qu'un jours il aurait pu le regretter.Tandis que ses camarades commençaient à écrire, lui soupirait , regardait le plafond d'un air navré, comme quelqu'un qui doit remplir une mission
impossible. Soudain il prend un papier, commence à écrire. Je pesse dans les rangs, m'arrête à sa hauteur...  Il fignolait un "magnifique" dessin, d'un tumulus surmonté d'une croix, avec au
premier plan une inscription ainsi rédigée : "Ci-gît B... Eric, 1961-1975, MORT EN CLASSE A CAUSE DES PROFS " . Que chacun se rassure : il a survécu à ce jour funeste.


 

Georges L. 17/08/2012 12:43



Bonjour Monique,


Les souvenirs d'écolier sont les plus attachants. Vivre, jouer, manger, courir sans responsabilité, quelles années bénies ! Je me souviens d'une phrase de mon père au sujet de mes études adultes
: 'Encore un coup de collier, et tu seras débarrassé" ! Il voulait tant me voir passer ces baccalauréats avec succès ! Moi en rêve je m'imaginais debout dans un Bac me frayant un chemin à le
contre-courant...
En ce qui concerne la "Si-tu-as- Sion"  au pays du lait et du miel, n'ayez crainte, nous ne recevrons que bouquets de Jasmin et  grains de riz de nos voisins ! 
Amitiés à 80% d'humidité..
G.L.



Liliane 09/08/2012 21:32


Merci Georges, ne vous inquiétez pas ! Le cadrage est parfait maintenant !
Bonne soirée.

levy georges 09/08/2012 13:37


J'ai recadre cet article et je m'excuse pour pour les gentils commentaires de Quichottine et Liliane qui se sont effaces malgre-moi !


Merci de me pardonner de ces erreurs  !


Georges L.

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