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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 17:20

 

La Santa-Maria

     Maquette du Musée de la Marine à Madrid.


4859 Santa-Maria

 

A la conquête du Nouveau Monde .

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré ;

Ou penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.

 

Jose-Maria de Heredia (1) (1842-1905)

 

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A la conquête du Bac .

 

Ce bijou poétique, je peux encore le réciter après des dizaines d'années lumières, car au temps du bachot j'avais eu l'idée un peu rusée d'apprendre par coeur ces vers dans l'espoir de m'en servir utilement dans l'épreuve de français comme exemple dans ma  dissertation si le sujet me le permettrait, et enrichir ainsi mes citations...J'avais même consigné la controverse scientifique de la " levée des étoiles nouvelles dans un ciel ignoré". J'avoue avoir depuis oublié le sujet que j'avais choisi parmi les trois proposés, mais je suis sûr de ne pas avoir du me servir de cet artifice. Depuis cette musique littéraire m'accompagne souvent dans mes promenades, et je la scande à voix haute, (aussi con qu'errant),  tout en en veillant pour mon salut à ne pas inquiéter  des promeneurs trop rapprochés ! L'épreuve de version latine que je redoutais tant se serait passer facilement (grâce à une phrase-clef entière trouvée traduite dans mon fidèle dictionnaire Gaffiot), si ce ne fut mon voisin inconnu qui me tirait dans le dos ma chemise, comme une sonnette d'alarme !. Pour m'en débarrasser, je dus capituler et lui glisser mon brouillon en entier, au risque de me faire remarquer par l'examinateur qui patrouillait dans les rangs, avec les conséquences fâcheuses d'avoir ma copie confisquée. A ce souvenir, mon coeur bat encore de peur. A propos, si je fus admissible ensuite à la seconde partie du bac, celui de  Math-Élem, je réussis ce tour de force d'être collé à ..l'oral en m'emberlificotant dans les réactions chimiques. Ce qui est un comble pour le citoyen que je fus entouré de tant  d'expériences pyrotechniques si tristement réussies :

 

         Alger, rue Michelet, à la hauteur de la bijouterie Agostini, face au cinéma ABC,

le jour des élections municipales, le 20 Avril 1959.

Alger-Attentat

 

 

A la Conquête de la gourmandise.


J'ai grandi à une époque où je revenais du laitier avec un pot en aluminium contenant son or blanc. Ce lait ne cachait pas alors une longue formule de produits chimiques pour le rendre plus doux au goût, plus sucré ou durable. C'était un lait non traité, ni pasteurisé, ni enveloppé dans du nylon, ni blanchi à la mélanine ! Du pis de la vache à la casserole il fallait faire vite pour le faire bouillir, surtout dans nos chaudes journées. Sur le réchaud à gaz émaillé, le litre de lait versé dans toujours la même casserole à poignée de laiton, attendait de bouillir sous ma surveillance. Une mission de confiance pour une opération traître qui ne supporte pas un instant d'inattention. Mine de rien, le lait qui commence à frémir, ne cherche qu'à déborder si on ne ferme pas à temps la clef du gaz, juste avant qu'il ne prenne son élan pour choisir la liberté.

Tout travail mérite salaire. Et le mien, que je m'attribuais d'autorité, souvent malgré les avertissements de ma mère, était d'attendre que la crème épaisse se refroidisse pour la déguster à la cuillère. C'était mon péché mignon. Maman qui comptait sur ce produit velouté pour son gâteau, souvent devait se rabattre sur du bon beurre. Et moi j'attendais le lendemain...    

 


A la Conquête du Ciel.

                               

Un jour brillant de 1960, la première Caravelle aux couleurs d'Air Algérie, aux liserés rouges, atterrit à l'aérodrome d'Alger-Maison-Blanche. Cette Compagnie crée par le Commandant Alias groupait des anciens du célèbre 2/33.

air-algerie-f-obng-1961

 

  Certains des As de la Chasse du Groupe Savoie qui avaient piloté en 1940 les célèbres  Bloch , Dewoitine 520,  Potez, et en fin de Guerre  les rapides Lightnings, se reconvertirent dans l'aviation civile sur des Dakotas, des DC4, des SO-30 Bretagne, des Bréguets deux Ponts et Constellations, tous de fameux avions à hélices .

 

Citation du Groupe à l'Armée Aérienne


Accordée par Ordre "6" N° 41 du 31/05/1940


"Sous  l'impulsion  de  son Chef,  le   Commandant  ALIAS  et  de  ses   Chefs d'Escadrille,  le Capitaine  GELEE  et  le  Lieutenant  ISRAEL,  le Groupe de  Reconnaissance 2/33  constitue  un  superbe  instrument  de  combat qui   donne   chaque  fois la  preuve  d'un allant  remarquable   et  d'une   haute conscience.  Dans   une période  particulièrement  difficile,  a  obtenu au  prix de  lourdes  pertes  des  renseignements   précieux  qui ont permis   d'orienter  le commandement  d'une   façon précise  sur  la   manoeuvre  ennemie.

Le Chef-Pilote était Jean Israel (3), un ami de la famille. Il nous invitât alors à visiter cet avion aux contours parfaits pour glisser dans les cieux. Je me souviens d'être monté par l'arrière de l'avion grâce à  une rampe articulée au fuselage, comme le dard d'une guêpe et parcouru le long couloir jusqu'au poste de pilotage. Dans cet appareil, tout était magnifiquement profilé, à tel point qu'il battit un record de distance en planant tout moteur coupé, dans un vol expérimental.  L'oeil n'était accroché par aucune aspérité, et ce premier avion civil à réaction français semblait avoir été sculpté par la Déesse des vents. Hélas ces conquérants du ciel ne devaient chevaucher ce pur-sang  que deux courtes années avant que ne disparaissent l'Algérie francaise.

J'avais déjà lu avec intérêt " La Lettre à  un Ami " de St-Exupéry, un texte courageux de solidarité avec Léon Werth, et avec lui  ses coreligionnaires israélites en perdition, mais dans son célèbre livre "Pilote de Guerre" , St-Exupéry honore particulièrement un de ses camarades de l'escadrille de Reconnaissance du Groupe 2/33 .Il s'agit du Lieutenant Colonel Jean Israel. Je cite un passage de Pilote de Guerre, édité d'abord à New-York sous le titre "Flight to Arras", en 1942 :
"Lorsque, en 1940, je revenais de mission, à bord d'un avion troué de balles, je buvais avec jubilation un excellent Pernod au bar de mon escadrille. Et je gagnais mon Pernod au poker d'as soit à un camarade royaliste, soit à un camarade socialiste, soit au lieutenant Israël, qui était le plus courageux d'entre nous et qui était juif. Et nous trinquions avec une tendresse profonde." (N-Y TIMES 29nOV 1942). Fin de citation.

  Jean Israel fut abattu lors d'une mission de reconnaissance et St-Exupéry écrivit son panégyrique dans un passage de son livre, croyant que son camarade, un de plus, après une attente prolongée,  avait péri . En fait Jean avait sauté en parachute, fut capturé et enfermé avec d'autres pilotes et navigateurs dans un stalag près de Lubeck. Le livre de St-Ex ,"Pilote de Guerre", interdit par Vichy,fut imprimé en secret à Lyon. Caché dans un colis, avec une fausse autorisation, sa famille réussit à le lui faire parvenir: ce petit livre toilé de noir passa de mains en mains chez les captifs, leur remontant ainsi le moral. Vers la fin de la guerre, les nazis entreprirent de déporter les prisonniers juifs du stalag, mais par chance les alliés délivrent le Camps à temps. Jean Israel libéré avec ses camarades, prit à pieds la route et dans la cohue perdit son sac avec le précieux livre. Deux miracles alors se produisent, d'abord il le retrouva et aussi remarqua dans la foule un jeune garçon isolé qui allait avec le courant. Questionné, il répondit en polonais qu'il était le seul survivant de sa famille. Jean Israel n'hésita pas, et le prit sous sa protection, l'embarquant avec lui dans un camion de rapatriement de pilotes, malgré le refus de plusieurs des passagers ne voulant pas s'encombrer d'un enfant, et juif et polonais !. Mais cet enfant remarquable sous l'aile de Jean Israel apprit le français et étudia avec succès à Paris et devint un Ingénieur Électronicien que j'ai eu l'honneur de connaître.
Il avait été avec son frère jumeau l'objet d'expériences "médicales" de bouchers nazis qui opéraient les jumeaux sans anesthésie pour de fausses recherches  sadiques. (En particulier ponction à vif du foie pour essayer de découvrir un remède contre l'hépatite B qui faisait des ravages dans l'armée allemande).
Ces années effroyables ont été décrites sans haine et avec précision par cet orphelin Saul-Oren Hornfeld dans son livre inoubliable, dont vous pourrez lire des extraits (4).
Saul Hornfeld est maintenant entouré de sa grande famille en Israel, c'est sa plus grande vengeance contre le Minotaure.

 

A la conquête du langage .

   

Ce matin aux informations, bien avant le bulletin de santé tragico-comique et quotidien de Khadafi  une mauvaise nouvelle pour les auditeurs: Netiva Ben-Yehuda vient de mourir à 82 ans. Son émission nostalgique meublait mes heures nocturnes d'insomnies et elle savait en ces heures tardives et en direct faire revivre en musique les à la fois tristes et belles heures de la Guerre d'indépendance de l'Etat d'Israel à qui elle consacra sa jeunesse pionnière, en conquérant avec ses compagnons  dans d'audacieuses opérations militaires les collines de Judée pour libérer Jérusalem, assiégée et affamée. A l'aurore de sa vie, elle répondait sur l'antenne aux questions des auditeurs et auditrices souvent de son âge en posant un disque piqueté d'un bruit de fond que couvrait l'accompagnement d'un accordéon de l'époque héroïque. Et elle précisait aux auditeurs comme une rengaine, "Ce soir, comme tous les soirs, vous êtes invités à n'évoquer sur les ondes que des souvenirs heureux."

J'ai appris bien des détails de cette époque à travers sa vie courageuse.


                                                                   Eliezer Ben-Yehuda ( 1858-1922 )

Eliezer Ben-Yehuda

 

Elle était la fille du Professeur Eliezer Ben-Yehuda (5), un éminent philologue, qui conquit ses lettres de noblesse dans sa lutte acharnée pour adapter la langue hébraïque à ses exigences modernes et l'imposer à un peuple d'exilés parlant en famille toutes les langues de Babel et récitant des prières dans un hébreu biblique archaïque proche de l'araméen. 



A la Conquête de la Liberté..

Suzanne Dali, (c'était notre esclave), nouait son voile brodé et s'entourait dans son haïk blanc à filets d'argent,  pour son long trajet de la Casbah à la rue Sadi-Carnot. Légèrement opulente et à la force de l'âge, elle ne laissait plus déjà au gamin que j'étais, la regarder comme avant s'habiller de ses vêtements de maison et fermait à clef la porte de la cuisine que je tambourinais non sans malice.
-" Halina tranquille" ! me disait-elle à travers la porte.
Seulement une fois prête, en fichu et tablier elle consentait à me laisser entrer dans son univers.
Je m'asseyait sur la chaise de paille, et je la savais heureuse de ma présence qui la distrayait de sa tache fastidieuse. Je la regardais nettoyer avec un bouchon enduit de lpoudre à récurer les couverts de la veille, qui laissaient voir leur laiton là où le placage en argent s'effaçait à force d'être lustré. Alors j'aimais l'écouter me raconter son enfance en Kabylie, dans son lointain village de Teniet-el-Had qui l'avait vu naître.
Cent fois je lui demandais de me raconter comment elle avait été piquée par un scorpion en marchant nu-pieds dans la Foret des Cèdres.  J'essayais d'apprendre d'elle quelques mots courants en arabe. Un beau jour d'été, comme d'habitude lorsque je prenais déjà seul le tram pour aller à la plage, je m'installais au plus près du Wattman pour avoir une vue panoramique de la rue qui venait à moi. Dans un moment d'enthousiasme de la course , je m'écriais " mchi", (plus vite), imitant les gestes du conducteur qui poussait son variateur de vitesse et frappait de son pied le timbre avertisseur pour chasser les passants. La motrice  crissait et dansait sur ses rails. Hélas, j'avais sans doute mal prononcé  ce mot, et le préposé moustachu qui avait du comprendre "va-t'en", se retourna et me foudroya d'un regard paralysant.....
Un jour qu'elles étaient occupées à retourner un lourd matelas, Suzanne se confia à ma mère, et je l'entendis dire avec fierté que son ami était journaliste à "Alger-Républicain". Un quotidien militant communiste dans lequel Camus écrivit à ses débuts.

 

ALBERT CAMUS - misere de kabylie

 

Très vite virant au rouge sang, cette feuille quelquefois censurée se mit vite au service de l'opposition combattant la présence française. Ce qui ne l'a pas empêché d'être à son tour et définitivement mise au ban du nouveau régime dès l'indépendance de l'Algérie à  la pensée unique ..
La redistribution des terres et le rêve d'imitation des Kolkhozes échouèrent et les paysans  "libérés" laissant les tracteurs soviétiques rouiller dans les champs  vinrent agrandir les bidonvilles des grandes agglomérations pour y tenter leur chance.
A la fin de l'après-midi, l'appartement en ordre pour que je puisse jusqu'au lendemain mettre tout sans dessus-dessous, elle libérait ses longs cheveux  rougis passés au henné pour les remonter sur sa nuque avec une grosse épingle qu'elle serrait  entre ses dents blanches pour avoir les mains libres. En se cachant derrière son voile, elle redevenait l'Orientale du matin . Ajustant son sarouel de couleur avec un foulard vert, tout en riant de me voir étonné de cet accoutrement, elle s'enveloppait dans le flou de son haïk, et chaussait ses pieds nus de socques à talons bas.
-Redouah ! A demain Madame !, disait-elle sur le pas de la porte  tout en me caressant la tête quand je l'accompagnais pour respirer une dernière fois de la journée son chaud parfum de musc et refermer  sur elle, et la porte et la Révolution en marche, avec le gros crochet de laiton.

 

                                                Léon Cauvy (1874-1933)  Marché dans la Casbah.

 

Alger Leon Cauvy Marche dans la Casbah


Les années passèrent. Suzanne et décida de nous quitter. Incompatibilité d'humeur, coup de tête ? où peut-être je n'étais pas étranger ? Je ne sais, mais toujours est-il qu'elle nous échangea pour une autre famille juive où  elle put à son aise comparer nos modes de vie ! A Suzanne succéda une vieille Consuelo qui faisait encore quelques économies avant de retourner à son village natal en Espagne. Elle roulait les "r", et nous les  enfants en roulions de rire sous la table à chaque déjeuner. Puis vint Marietta, une jeune et piquante brunette qu'un hidalgo en scooter eut tôt fait de l'arracher à sa tache. Un après-midi, coup de sonnette,  une visite inattendue de Suzanne Dali. Sans haik et sans voile, elle avait perdu de sa fraîcheur avec sa figure empâtée, et ses cheveux en filasses. Ma mère la conduisit au salon, et la fit asseoir dans le grand fauteuil en cuir vert où j'aimais dans ma tendre enfance m'y blottir dans le rayon de soleil qui avait fini  par  tout le craqueler . En me voyant entrer, elle se leva pour m'embrasser, et je restais tout gauche et rouge de confusion tandis qu'elle me complimentait sur ma maturité. Pendant ce temps maman s'était éclipsée, et j'entendis le chuintement des battants de l'armoire de la chambre de mes parents. Cette armoire à glaces où s'empilaient les beaux draps blancs qui sentaient bon la lavende en sachets. Elle revint vers Suzanne en lui glissant un secours dans la main. Car le but de cette visite était manifestement l'état de sa détresse. Ce fut la dernière fois que je la revis. Le premier Juillet 1962 me sépara pour toujours de celle qui me pardonnait tout et aidait ma mère à me soigner lorsque j'étouffais dans mes crises d'emphysème.

 


A la Conquête de l'horreur..

 

Itamar(6) est un petit village de pionniers israéliens situé proche de la ville arabe de Shehem, un site biblique du temps des hébreux. Ces hébreux modernes idéalistes vivant d'agriculture-bio refusent de s'entourer de barbelés et de vivre  ainsi comme dans un ghetto. Seule une maigre clôture électronique devait déclencher l'alerte. Une nuit de Shabat, le Samedi alors que les familles dormaient, un assassin venu de la ville voisine, un résistant-maquisard comme les nomment les humanistes français, s'est introduit par la fenêtre non grillagée d'une des habitations modestes. En silence, au couteau il a égorgé le père et la mère dans leur lit, et leur bébé âgé de  quatre mois. Ensuite est allé dans la chambre voisine continuer sa tache de résistant en coupant la gorge de deux autres  enfants de respectivement  onze et quatre ans. Il n'avait pas vu dans l'obscurité une autre chambre fermée où dormaient deux autres petits de quatre et deux ans. C'est la grande fille de 12 ans revenant d'une réunion de  jeunes de fin de Shabat à 22h qui se heurta à  la porte verrouillée et demanda  alors l'aide d'un voisin . Elle découvrit sa famille ensanglantée et les secours étaient  déjà inutiles.

La communauté francophone d’Israël est en état de choc depuis la publication des noms des victimes de l’attentat commis à Itamar: il s’agit de cinq membres de la famille Fogel : le père Oudi  (36 ans), la mère Ruthy (35 ans) et trois de leurs enfants Yoav (11 ans), Elad (4 ans) et Hadass, la petite dernière (4 mois). Que leurs mémoires soient bénies. La Grand-Mère maternelle est une Française qui avait choisi de s'établir en Israel.

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Notes:

C'est justement grâce à sa forme ballonnée de coquille de noix que ce navire de l'expédition de Christophe Colomb, se soulevait avec les énormes vagues et surmontait les tempêtes.

(1) Le Poète:  José-Maria de HEREDIA   

  http://cristobal-colon.net/aCh06.htm

 

(2) Sur le bi-réacteurs Caravelle:

http://aviatechno.free.fr/bib/images.php?image=116

http://www.astrosurf.com/luxorion/esclavage4.htm

 

(3) Un site avec les numéros de la célèbre revue Icare (depuis longtemps épuisés) ci-dessous :
Dans les N0 78,30, 62 Jean Israel avait écrit son t
émoignage sur St-Exupéry dans: 

http://www.trussel.com/saint-ex/stexbib.htm#47

http://imansolas.freeservers.com/ASExupery/Antoine%20de%20Saint%20Exupery.html#A%20Pilot%20in%20War

Sur le Groupe  2/33 Savoie :

http://latapy.charles.free.fr/les%20avions%20du%202%2033.htm

 

(4) http://judaisme.sdv.fr/histoire/shh/oren/feu1.htm

 

(5) Le pionnier de l'hébreu moderne:

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Eli%C3%A9zer_Ben_Yehoudah

 

(6) L'agglomération de Itamar:

 http://en.wikipedia.org/wiki/Itamar

 

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Published by Georges Lévy - dans souvenirs
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commentaires

René 04/04/2011 07:34



Magnifique reportage alliant les progrés de la science,(parfois au detriment immediat de l'humain ) aux souvenirs encrés dans la mémoire à jamais..Ainsi la caravelle,avion superbe..n'a sûrement
pas produit l'effet escompté à ma mère et ma grand mère en ce juillet de l'exode, ou grace à mon chef de corps à l'armée,j'avais pu avoir des places d'avion,mais plutot un arche de Noe moderne et
triste.L'homme jouera toujours à l'apprenti sorcier malheureusement et j'apprehende l'issue pour nos enfants et petits enfants!


Départ 1962



04/04/2011 09:02



Voyageant seul en Juillet de cette fatale année, j'avais eu la naiveté de me rendre a Maison-Blanche: l'aérodrome était saturé et des milliers de francais avaient abandonné leurs voitures avant
meme d'y arriver ! Quel spectacle affligeant ! Je suis donc retourné au port d'Alger pour attendre au soleil brulant parmi les familles désespérees un billet pour Port-Vendres: le bateau était
puant des voyages précédents agités dans la tempete méditerranéenne et qui n'étaient plus nettoyé...Du vrai transport de bois d'ébène pour les pieds-noirs ! Des images inoubliables. De celles que
l'INA a honte de présenter en les filtrant pour le grand public. Un abandon de l'Algerie par un décret de Referendum métropolitain auquel nous n'avons pas eu le droit de participer. L'Histoire
jugera, et si ce n'est pas de notre temps, elle finira bien un jour par dénoncer toutes ces veuleries.



Joëlle 27/03/2011 17:05



Bonjour Georges,

Merci pour ces lignes d'un peu de vous en partage et cette toile de marché que je découvre avec grand plaisir, bon dimanche !. Amitiés.



Georges L. 27/03/2011 19:09



Bonsoir Joelle,


Merci de m'avoir lu. J'aime beaucoup les tableaux des vrais orientalistes, ceux qui vécurent sur les lieux mêmes de leurs tableaux comme Cauvy. Votre peinture est elle différente, toute en rêves
colorés où se mêlent les montagnes et les cieux comme à la création du Monde avec ses paysages somptueux. Hélas l'homme apprenti-sorcier ne sait pas le respecter et les tristes nouvelles en
provenance du Japon devraient donner à réfléchir à l'héritage que tous nous léguerons aux générations futures. Bonne semaine acrylique !



Quichottine 25/03/2011 19:50



C'est fou ce qu'il y a à conquérir et le nombre de conquêtes qui se sont faites au détriment de la simple humanité...


 


Mais j'espère que nous arriverons un jour à conquérir la paix...


 


J'ai beaucoup aimé ce partage à la fois de connaissances et de souvenirs.


Merci, Georges.


 


Je vous souhaite une belle fin de semaine.



Georges L. 27/03/2011 18:50



Bonsoir Quichottine,

Conquête pour les uns, donc défaite pour les autres, il faut choisir ce qu'on quête, l'essentiel est de survivre  à la tempête.
On ne peut conquérir la Paix qu'en écrasant l'adversaire. Ainsi naquit la Paix (relative) en Europe de ma génération. A coups de bombes atomiques et des millions de tonnes de bombes soufflantes
sur des villes ouvertes. On ne tue le serpent qu'en lui écrasant la tête. J'ai beau chercher à cultiver mon jardin, les herbes folles viennent l'étouffer. C'est bien dommage car la raison vient
sur le tard et on ne vit qu'une fois ! Tout le monde est perdant à ces jeux cruels.
Bonne semaine en Clergy-sur-Vélin.



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