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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:43

 

L'été 1965, j'ai profité du congé annuel du Labo parisien où je travaillais depuis mon retour traumatique d'Algérie en 1962, pour retraverser la Méditerranée, mais cette fois en direction de la Terre Retrouvée. Ce voyage était organisé par une agence pour faire connaître la vie au Kibboutz. Mais auparavant je dus, à la demande d'Air-France, me faire vacciner contre le...choléra ! Je ne voyageais cependant pas à la Mecque....Au contrôle de Police, un CRS me demanda de sortit mon portefeuille! Car à cette époque le règlement sur le contrôle des changes était drastique. Je n'avais que quelques Dollars achetés à la Banque de France, car la monnaie française  était dans le pays d'un usage peu fréquent.
Le Boeing qui décolla d'Orly, se dirigea d'abord sur...Amsterdam pour prendre d'autres passagers, et nous y reçûmes de nouveaux billets pour ensuite faire une autre escale à...Munich ! Et comme les voyages forment la jeunesse, l'avion nous débarqua à...Chypre, histoire d'humer l'air de l'île divisée et de nous confier enfin à un avion à aile haute du type Britannia de la Compagnie El-Al. Un avion frappé de l'Etoile de David pour la courte étape finale. J'en étais très ému, mais nous étions aussi affamés, car depuis longtemps nous avions quitté Paris...
L'hôtesse charmante ne distribuait cependant que des boissons et des sachets de Pretzels(1). Arrivée à ma hauteur, son chariot buta sur un obstacle et le plateau de verres emplis de Jus d'Orange fit un plongeon....Alors que les passagers aspergés et restés assoiffés fronçaient déjà les sourcils, moi je fus mortifié de cet incident qui je l'imaginais déjà, allait noircir la réputation de la Compagnie, car pour moi tout ce qui touchait à Israel devait être  parfait  dans ma naïveté romantique....
En descendant l'escalier calé sur le flanc de l'avion ma gorge se serra  en pensant toucher le sol de cette terre sacrée pour la première fois de ma vie. Non, je ne me suis pas agenouillé pour embrasser théâtralement l'aire bétonnée, mais un peu à l'écart, me suis rapidement courbé quand même pour y poser ma main et  la porter à mes lèvres !.
Un camion du Kibboutz attendait les "volontaires". Les rudes  traverses en bois  laissaient un étroit couloir pour nos sacs-à-dos. La route sinueuse et les tressautements de la suspension durant tout le parcours, nous donnèrent un avant-goût de la rude vie qui nous attendait.
A l'entrée, le gardien dans sa guérite ne leva sa barrière que lorsque le camion trempa longuement ses pneus dans une grande flaque de pesticide car les germes de la Fièvre Aphteuse étaient toujours latents.
Nous attendait une Société très différente et unique au monde, et qui depuis a beaucoup évolué.
Hava,(Eve en hébreu), nous accueillit et se présenta comme la mère qui allait enregistrer nos coordonnées personnelles, et être le porte-parole du Kibboutz pendant notre séjour. Son visage avenant était marqué par  les méfaits d'une exposition prolongée au soleil. Elle nous conduisit vers les baraques qui devaient nous abriter: elles étaient à l'origine les habitations frustres des premiers fondateurs de Maanit. Toutes en planches, elles emmagasinaient la chaleur et donnaient abri aux....scorpions ! Au kibboutz les douches sont communes, une cloison simple sépare les filles des garçons, l'eau était froide et bien-venue pour nous réveiller dès l'aube, car en agriculture il faut commencer très tôt avant que le soleil ne darde sur nos têtes de citadins.
Nous reçûmes chacun une paire de lourds souliers éculés... qui avaient du servir aux pionniers de la première heure, et qui devaient nous protéger des ronces et des piqûres d'hôtes indésirables.
Ainsi, à peine cinq heures, alors que le jour était encore blafard, nous entendions de loin le clapet du tuyau d'échappement du tracteur  à gros pneus "Marshall" (?) qui traînait sa remorque à plateau dans le chemin de terre.
Moi si j'adorais ce mode de réveil, mes voisins rechignaient et vitupéraient d'être sortis ainsi des bras de Morphée !
Nous sautions en marche sur la remorque et les pieds ballants nous tanguions et roulions comme de vieux loups-de-terre...Notre tâche première était de cueillir des pommes. Le Kibboutznik nous expliqua comment les séparer des branchioles d'un mouvement circulaire sans blesser l'arbre. Chacun de nous faisait de l'équilibre sur une échelle en aluminium tripode en remplissant notre besace de ces fruits si tentants ! Tentants mais interdits, car nous expliqua le pionnier tchèque tout noirci par le soleil, ces fruits étaient destinés à l'exportation* ! Par contre ceux qui étaient tombés de l'arbre étaient à notre disposition...En fait combien de pommes pouvions-nous nous gaver en une matinée? A dix heures, c'était l'heure du repos, nous recevions notre petit-déjeuner, dans un sachet individuel, où tomates, cornichons, se mêlaient aux olives noirs, à l'oeuf-dur et au pain de mie. Nous buvions à même les tourniquets l'eau précieuse du verger qui nous arrosait agréablement au passage.
Les grands casiers de la remorque se remplissaient rapidement du contenu de nos sacs en toile et les fruits étaient emmagasinés dans le hangar où les pommes allaient être triées, calibrées, lavées et emballées.
En fin de matinée les muscles commençaient à être douloureux et la prochaine heure du déjeuner nous galvanisait ! A l'entrée du restaurant communautaire, comme des travailleurs de longue date, nous décrottions nos hautes godasses de la lourde terre rouge du verger, et comme les résidents savonnions longuement nos mains à la batterie de robinets semblable à celle de l'armée .
Chacun s'asseyait à la première place venue, ce qui devait théoriquement favoriser les échanges avec les habitants. En fait mon hébreu de débutant rendait la conversation difficile...J'aurai tant voulu rouler les "r" comme les anciens ! Un détail me reste de ces frustres agapes au libre-service: nous allions remplir les carafes d'une eau gazéifiée délicieusement fraîche... Inutile de préciser que ni bière, ni vin ne figuraient au menu unique...L'alcool était (alors !) inconnu de la jeunesse. Le jus d'orange étant la saine boisson triomphante dans les réclames. Chacun et chacune à tour de rôle, en tablier, débarrassaient les tables et rangeaient la vaisselle dans un chariot pour la plonge, qui heureusement était semi-automatique...
Tout proche au Secrétariat qui planifiait les activités étaient affichées les tâches du jour avec en face le nom de chacun des travailleurs. Dans une petite salle de lecture adjacente figuraient sur les étagères des livres et brochures des écrivains-pionniers illustres de l'époque et bien-sur ceux de l'Hachomer Hatzaïr, " La Jeune Garde". C'était donc dans ce périmètre restreint  le quartier-général du Kibboutz que dominait le haut château-d'eau surmonté lui-même d'une antenne radio. A cette époque la TV (heureusement ?) n'existait pas et ne fit son apparition qu'en 1968 !).

Maanit-4
Devant ce centre de la vie communautaire s'étendait en pente une belle pelouse verte. J'appris à mes dépends que son entretien était un labeur de longue haleine comme l'arrachage des mauvaises herbes, et le passage manuel d'un lourd rouleau ....
J'ai conservé de ce séjour une photo de ces travailleurs creusant la terre pierreuse au marteau piqueur pour y enterrer une petite conduite d'eau.

Maanit-1
Et puis j'ai trouvé dans les archives de Maanit(3), un  cliché datant de 1946 de ces pionniers d'alors occupés au même travail !
Maanit Water Pipe 1946
Quelle émotion dans cette continuité ! La terre en friche depuis très longtemps se dessèche, laisse remonter le sel et devient ingrate à l'agriculture jusqu'à la stérilité..Il a fallu l'acharnement de ces pionniers pour transformer le paysage et redonner la vie à la région.
Ce Kibboutz n'était pas riche. La vie, spartiate. J'avais acquis à Paris une chemise de travail que j'avais choisie en nylon bleu, d'ailleurs grosse erreur par cette chaleur !. Mais elle avait l'avantage de ne pas devoir être repassée et séchait immédiatement. Maintes fois elle fit l'envie des jeunes qui ne connaissaient ce luxe...Pour ne pas faire de jaloux, j'avais décidé de ne pas la céder...
Je m'étais fait un ami en la personne d'un kibboutznik qui dans son échoppe dépannait tout...ce qu'il pouvait, car le Kibboutz doit se suffire à lui-même: des  bouilloires électriques aux montres et radios à tubes. J'étais allé en ville pour y acquérir une dizaine de mètres de fil électrique pour en faire une antenne, et nous l'avions tendu entre deux arbres pour améliorer la réception de son poste. David, c'était son prénom, était souffreteux et ainsi il avait reçu un emploi ne demandant pas d'effort physique, mais qui lui permettait de rendre de grands services à la communauté qui se suffisait ainsi à elle-même.
Le Kibboutz était fier de sa bananeraie. Armés de machettes nous élaguions les troncs de ses branches mortes, comme si nous étions dans une mini-forêt vierge.Soudain nous entendîmes des cris d'effroi: le kibboutznik qui nous accompagnait et nous guidait dans notre travail, brandissait un serpent qu'il venait d'occir...                                     
Les modestes habitations:

Maanit-3-1
Le coin des enfants. Tout au Kibboutz est centré sur eux. Il y a des années, ils étaient encore séparés de leurs parents la nuit, les petits dormaient dans une pouponnière à part. Ce fut longtemps une idéologie éducative très disputée.
Maanit-2
Chaque Volontaire avait été adopté par une famille. Invité d'un soir, je découvris leur logis minuscule, aux meuble très simples. La cuisine n'existait pratiquement pas, tous les repas se faisant au restaurant communautaire. Ce vieux couple me prépara du café, et lui, malicieusement sous les yeux de sa femme sourcillante, profitant de l'occasion d'un étranger me proposa le luxe d'un verre de schnaps que je n'osait refuser. Il sortit d'un tiroir des cartes postales représentants de célèbres tableaux de femmes au long cou et aux yeux en amandes et fut tout heureux quand je répondis à sa devinette que l'artiste était sans doute Modigliani...Travailleur de la terre, il était fier de me faire partager sa culture qu'il avait du acquérir du temps de sa jeunesse. Le même soir, étant à son tour de monter la garde, il m'emmena patrouiller autour du Kibboutz en me confiant son arme, une mitraillette Uzi à crosse de bois jaune. Non pas qu'elle lui sciait l'épaule, mais pour me faire plaisir et m'honorer. Il me rappela que le Kibboutz avait été fondé déjà en 1935 et établi définitivement en 1942 par des pionniers Tchèques et Polonais. Le symbolique nom de ce nouveau  Kibboutz dans la région, face au menaçant Wadi-Ara d'alors, signifie littéralement le "premier sillon qui tranche la glèbe". La frontière avec la Jordanie était très proche, la menace des fedayins toujours très réelle..et la nuit, toutes les ombres semblaient si menaçantes ! Mais lui faisait placidement son chemin de ronde, comme si de rien n'était. Maanit(2) était situé alors dans le goulot d'Israel et à seulement 20km de la mer. Les armées arabes avaient toujours rêvé à cet étranglement et de couper le pays en deux en lançant leurs hordes. Le Kibboutz est situé sur cette carte d'avant 1967, proche du numéro 3, partie centrale du pays.
israel mapUne fois, il nous fut demandé d'éclaircir les tranchées qui s'étaient remplies de branches d'arbres d'Eucalyptus et de broussailles. Elles avaient servi au Kibboutz assailli pendant la Guerre d'Indépendance à repousser les attaques de l'armée Irakienne. Une bonne précaution car la frontière n'était plus sure.
Retourné à Paris, plus que jamais étais à l'écoute des nouvelles en provenance d'Israel, diffusées sur ondes-courtes par "La Voix d'Israel". Les visages et les paysages rencontrés dans ce  voyage ne me quittaient plus.
Les premiers mois de 1967 devinrent ceux d'une angoissante Veillée d'Armes. Ainsi deux ans après, la Guerre des Six Jours éclatait.... et je franchis le Rubicon. Je bâtissais alors des projets de vivre plus au Sud au Kibboutz Yad-Mordehai. Etant  salarié, j'étais prêt en tant que membre travaillant hors de la communauté, à verser suivant la règle une partie de mon salaire au Kibboutz.
Mais je tombais bientôt sous les charmes d'une Sirène citadine qui venait de terminer ses deux ans de Service militaire, et faisais une période de réserviste. je dus adapter mon rêve à une bourgeoise activité électronique, qui ne me déçut pas. Je ne suis jamais retourné à Maanit, bien qu'en presque un demi-siècle j'aurai pu trouver l'occasion de le faire visiter à ma famille. J'ai préféré garder intactes les images et les visages et les illusions de cette époque.
Depuis, ce Kibboutz est devenu prospère, avec des activités industrielles très diversifiées. Mais nos ennemis, quant à eux, jamais n'ont été si nombreux, si féroces et si rétrogrades.

In Memoriam.
==========
Parmi les combattants qui furent tués durant l'Holocauste et la Deuxième Guerre Mondiale, deux des membres de Maanit :
Joseph Kaplan qui fut le premier Commandant de l'Organisation Combattante dans le Ghetto de Varsovie(1942),
Haviva Raik, la parachutiste qui avec d'autres, risqua sa vie pour le sauvetage de Juifs d'Europe occupée et fut fusillée par les membres du Parti Nazi en 1944.
Le Kibboutz perdit aussi 4 de ses fils :
Yoram Sella, tué pendant la Guerre du Kippour, (1973)
Yirmi Tene, tué pendant la Guerre de Kippour, (1973)
Yossi Gamer, tué pendant la Guerre d'Attrition, (1970)
Eliahu Goshen, tué pendant la Guerre des Six Jours, (1967)
Que leur Mémoire soit bénie.



   *Extrait de Wikipedia sur le Mouvement "Hachomer Hatzaïr " :

"En France, l'Hachomer Hatzaïr a été créé à Paris, dans le quartier de Belleville, en 1933, par un groupe de jeunes juifs d'origines tunisienne et polonaise.

Aujourd'hui, la branche française, compte dans quelques villes de France, quelques centaines de membres qui se retrouvent pour de nombreuses activités régulières. A Paris, l'Hashomer est liée au Cercle Bernard Lazare ou CBL(du pseudonyme de l'anarchiste juif Lazare Bernard défenseur de Dreyfus et rédacteur originel du texte du "J'accuse".(Fin de citation).


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Published by Georges Lévy - dans souvenirs
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commentaires

margareth 28/06/2013 10:14


Je pense que c'était Ein Gev.

Georges L. 28/06/2013 17:02



Ein Gev est celebre pour son concert annuel. Internet est un merveilleux outil pour voyager en robe de chambre... quand il pleut..


http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/judaica/ejud_0002_0006_0_05638.html



margareth 27/06/2013 14:22


Un peu plus tard, dans les années 70, bien que ni moi ni mes amis n'étions juifs ou d'origine juive, la vie en kibboutz nous faisait beaucoup rêver. A la lecture de ce récit je vois à quel point
nous en avions une idée très romantique qui excluait la dureté des conditions de vie. L'une de mes amies avait réussi à aller vivre un an dans un kibboutz en Iraël. Je ne me souviens plus où.
Elle y avait été initiée à l'apiculture comme elle le souhaitait. Pour ma part j'avais écrit en vain à l'agence Rachel Cohen. Ce n'est qu'une dizaine d'années plus tard que j'ai pu visiter
Israël, en touriste. Nous avons passé quelques heures dans un kibboutz au bord du lac de Tibériade. J'en ai gardé deux souvenirs : les chants d'oiseaux (jamais je n'en avais entendu autant à la
fois, on se serait cru dans un paradis) et le goût des dattes fraîches. D'ailleurs j'en achète chaque hiver chez un excellent marchand de primeurs. Et aussi les oranges !

Georges L. 27/06/2013 20:28



Bonjour Margareth,



Le passage au Kibboutz est presque toujours une expérience inoubliable, j'oserai dire même comme une expérience amoureuse...Bien-sur tout y a beaucoup évolué, et les
anciens qui y vivent se souviennent avec émotion de la solidarité totale qui les liaient.Vous étiez peut-être en visite au Kibboutz Ginosar ou Ein Gev, au
bord du Lac de Tibériade. La bas, l'été est très chaud ! Mais quand on est jeune, et enthousiaste tout est supportable...



René 25/06/2013 07:12


Bonjour,Georges,Dimanche,nous étions à Jugeals Nazreth où fut le premier Kibboutz de France ,en 1933 dirigé par David Shealtiel (le futur general israelien) sur des terres louées par la famille
Rotschild afin de former les jeunes qui voulaient émigrer vers ce qui était alors "la Palestine mandataire" et qui se retrouvèrent ensuite dans le kibboutz Ayelet Ashahar en Israel(qui existe toujours)


Voir :http://payslimousin.canalblog.com/archives/2013/06/24/27499353.html

Georges LEVY 25/06/2013 10:30



Bonjour René,



Grâce à toi je découvre bien des activités intéressantes du Souvenir des années noires quand des habitants du Limousin protégèrent les persécutés. Ce travail de Mémoire est d'autant plus
remarquable qu'il va en contre sens de l'actuel vent de l'Histoire qui vilipende tout ce qui se rapporte à
Israel. Le Kibboutz de "Demain", est devenu au Nord d'Israel,
l"Ayelet-Asharar", en français "La Biche de l'Aurore". Cette Aurore que les
guetteurs attendaient tant !
L' esprit pionnier n'y a jamais été aussi actuel, car ses habitants sont exposés à de grands dangers de par sa situation géographique.


Bravo pour ce reportage qui met en lumière les Justes du Limousin.


Amitiés.


Georges.



Quichottine 20/06/2013 21:46


J'imagine bien... Cela remet les idées en place et permet de relativiser la dureté des exigences parentales. :)


Douce soirée, Georges.

Quichottine 19/06/2013 23:57


Les premiers souvenirs de ces travaux sont restés vifs en vous et je comprends tout à fait que vous ayez voulu leur garder leur fraîcheur si émouvante.


Je crois que je comprends tout à fait pourquoi vous n'avez pas voulu y retourner ensuite.


Merci de nous conduire dans ces journées où tout était encore possible.


Passez une douce soirée.

Georges L. 20/06/2013 12:57



Bonjour Quichottine,
La visite après tant d'années m'aurait déçu car tout évolue si vite ici que les comparaisons dans tous les domaines auraient été inévitables. Un jour, mes deux premiers  furent invités par
une amie de ma femme à passer des vacances d'été dans un Kibboutz. Les jeunes enfants étaient enchantés de travailler dans le petit enclos réservé à la connaissance des animaux. Mais un jour ma
fille, si  délicate, dut s'occuper de l'étable des vaches et de nettoyer avec ses petits amis du Kibboutz, l'obligatoire transformation du foin par les ruminants...Quant à mon fils il
s'exerça au maniement de la pelle dans l'écurie..Au Kibboutz, pas de parasitisme !...
Vous devinez que de retour au foyer, les taches journalières pour ranger leur chambre leurs parurent un jeu...


Merci de m'avoir lu et que l'été apparaissent en fin en Île de France..



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