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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 12:38

Maman, Alger 1930

 

Maman en 1930

 

 

Quand la nuit vient à pas de velours

Les fantômes qui se cachent le jour

Légers comme des ailes de papillons

Viennent  effleurer les plis de mon front

Et je reçus dans mon sommeil

Un baiser maternel sans pareil

Mais le passage d'un camion qui fit vibrer la fenêtre

Déchira mon doux rêve que je ne pus faire renaître.


Ma mère depuis longtemps n'est plus de ce monde

Et savoir son corps muré sous la dalle d'une tombe

Dont les racines des cyprès bousculent l'éternité

M'angoisse et ne peux chasser cette funèbre réalité

Qui hante souvent mes pensées, lorsque je pose

Sur le marbre veiné, quelques jolis cailloux roses

Que je choisis d'entre les graviers

Que roule la Méditerranée,

Pour ma mère,

Car ainsi je continue une tradition millénaire,

Lorsque mes ancêtres entassaient de petites pierres

Témoignant ainsi de leur passage en murmurant la prière

Sous le soleil brûlant ou dans le vent du Désert.



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Published by Georges Lévy - dans poésies
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commentaires

margareth 20/02/2011 14:05



Il me semble que la présentation du blog a changé. Je n'étais plus passée ici depuis un certain temps et j'ai eu un doute. Mais j'ai reconnu le portrait de ta maman qui surmonte cette délicate
poésie qui lui est dédiée. Qu'il serait bon parfois de redevenir enfant et d'aller se réfugier dans les bras de nos parents ! Comme il était doux le temps de l'innocence !



Georges L. 20/02/2011 18:01



Si la présentation a changé, cela est du à mes maladresses, ne maniant pas très bien Over-Blog. Et suivant le proverbe, le mieux ést l'ennemi du bien, je touche à sa configuration le moins
possible. Nous traversons notre vie à cheval sur une parabole, très proches de nos parents au début. puis nous nous en éloignons un peu pour fonder notre famille, et à notre crépuscule venu, ce
sont les mêmes visages chéris de notre enfance qui peuplent nos rêves....



margareth 11/11/2010 16:41



Très sensible évocation de la mère. En 1930 mon père et ses parents vivaient au Maroc, au bord de l'Atlantique.



Georges L. 12/11/2010 10:07



Les années 30, les dernières avant qu'Hitler enflamme le monde. Franco écrase les derniers espoirs républicains en Espagne. C'est à cette epoque que mes parents se sont connus et meme avaient
fait leur voyage de noces en... hydravion. 1930 c'etait aussi le Centenaire de l'Algérie en pleine expansion. Sic transit gloria mundi.


Merci de m'avoir lu Margareth et toutes mes amitiés.



Joëlle 24/10/2010 09:38



Un bel écrit qui force l'amour à sa maman, la vôtre cher Georges avec le sourire aussi lumineux que ses yeux ... Bon dimanche à vous cher Georges :-)



Georges L. 24/10/2010 18:26



Meme après de nombreuses années, une mère  manque toujours à notre appel !


Merci  de m'avoir lu Joëlle. Bon Dimanche.


Amitiés ensoleillées.


G.L.



René 20/10/2010 08:16



Bonjour ,cher Georges,ta mère était d'une beauté rare!sur cette photo ses yeux expriment une joie de vivre sans pareil!Ton poème est super émouvant.....comme tu devais l'aimer!


amitiés,


René



Georges L. 20/10/2010 09:47



Bonjour René,


Les années n'effacent rien au contraire. Avec l'age le souvenir d'une mère devient de plus en plus précis et remontent des images que l'on croyait oubliées. Je suis de ceux qui ont eu la chance
d'avoir eu des parents extraordinaires. Leur vieillesse hélas fut dévorée par les soucis comme bien des rapatriés-exilés d'Algérie. Ce  fut pour eux comme etre transplantés  dans
l'Arctique, non pas à cause de ce premier hiver terrible de 1962, mais à cause de la froidure,  égoisme et aussi animosité d'une population animée de préjugés dont elle ne s'est pas encore
débarassée. 


 



Miangaly 18/10/2010 20:52



Des mots doux, une petite pierre rose, une prière, un rêve, une pensée... Nos chères, si chères mamans ne nous quitteront jamais tout à fait mais comme on voudrait les retenir ces rêves, les
garder vifs ces souvenirs !


Longtemps j'ai eu en moi cet élan qui me poussait vers elle à chaque fois qu'il se passait quelques chose dans ma vie, et puis, je me souvenais...


C'est un très beau, très doux poème Georges ! 



Georges L. 18/10/2010 22:08



Longtemps après sa disparition, je retournais sur mes pas lorsque je pensais  voir dans la foule une silhouette lui ressemblant !


Merci de vos sentiments et de m'avoir lu Miangaly.



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