Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 13:26

 

 

Au printemps 2003 sonna le clairon de la retraite et la fin d'un combat pacifique, car la Loi, "Dura Lex sed Lex", me libérait de mes obligations civiles envers le monde du travail juste avant la nouveau décret instaurant pour les hommes la retraite à 67 ans*.! .
Bon pied, bon oeil, bonne dent dans ce march
é des esclaves modernes je n'avais guère que le choix de me plier avec le sourire au nouveau règlement, à 65 ans je devais changer mon mode de vie et mes habitudes et descendre moteurs coupés   en vol plané aussi doucement que possible avant de toucher terre. Pour essayer de me faire franchir le Rubicon sans me noyer, car vous avez deviné que je suis un de ces personnages peu recommandable qui outre sa vie familiale (dévouée épouse et cinq enfants), était aussi  marié avec son travail, la Société magnanime organisa à ses frais une fin de semaine dans le beau cadre d'un hôtel dans la montagne ombrée de pins près de Jérusalem, où des experts se proposaient de nous préparer psychologiquement et économiquement à  notre nouvelle vie.
Mais lorsque je dus rendre mon badge et perdre mon identité dans la firme qui m'employa depuis 1967, je me sentis soudain tout nu.


"L'Adieu aux Arbres".
 

 

Je réussis ce tour de force, sans passer pour un vilain, d'éviter cette cérémonie d'adieu organisée autour de quelques pâtisseries et boissons non alcoolisées, pour faire passer un panégyrique patronal  accompagné d'une gerbe de fleurs artificielles (pour tenir jusqu'au retour à la maison! ) et pour écouter en quelques mots concis le résumé d'une "longue carrière de dévouement" et de "travail exemplaire dans la société", dont chaque collaborateur est gratifié automatiquement  en fin de carrière, s'il n'a  pas  mis le feu à l'usine... J'évitais ainsi  à la secrétaire de collecter dans le département, liste en main, les quelques pièces que chacun aurait  versé, pour m'offrir un beau cadeau-souvenir à mon goût !.( Je pense que les sous que j'ai donnés à mes camarades connus ou inconnus à toutes les occasions, mariages, naissances, décès, fin de carrière  au cours de ces 35 ans auraient pu bien arrondir ma pension actuelle !).

Mais la vérité, est autre: j'avais eu peur de ne pas pouvoir cacher mon émotion devant ce public et retenir mes larmes.

 
Au lieu d'aller serrer la main de  connaissances et afin d'éviter les éternels "Bonne santé", "Que vas-tu faire de tes loisirs", et autres banales phrases de circonstance , (avec mes vrais amis  je resterai en contact, internet est-là, la solitude s'en va! ), je décidais d'aller m'asseoir à l'ombre de l'un de ces sycomores géants judicieusement épargnés lors de la construction des bâtiments.

 

 

DSC00002

 

Le fruit du Sycomore ressemble à une petite figue .

 

DSC00009

 

 

C'est là qu'à la pause du déjeuner j'avais coutume de compléter mon dessert avec ces petites figues miniatures que les gourmandes chauve-souris qui nous regardaient à l'envers  blotties dans le feuillage, avaient bien voulu me laisser. Je devais passer pour un original, car à part quelques jeunes ayant vécu au Kibboutz, la plus part des promeneurs qui passaient sous les branches noueuses ignoraient au dessus de leurs têtes ces délices qui poussaient presque collées au tronc. J'avais bien essayé de faire goûter ce fruit divin à mes camarades, mais comme en l'ouvrant il était difficile de distinguer un jeune ver rosé de la pulpe, ils abandonnèrent cette expérience gastronomique.

 
  Ainsi je pus rêver en silence mes dernières heures à l'ombre généreuse de ces arbres multi-centenaires qui jadis avaient du servir de halte aux caravanes de Bédouins qui remontaient du désert du Sina
ï   pour longer la cote méditerranéenne et échanger leurs marchandises jusqu'en Syrie.

A l'époque des pharaons, le bois à la texture dure et serrée de cet arbre était très prisé pour confectionner des urnes pour les rites funéraires. Maintenant ces Sycomores vénérables  ("Shikma" en hébreu) , leurs racines profondément enterrées dans le sable, ont leurs faits arrosés de rayonnements électromagnétiques, coté fâcheux de la Haute-Technologie, mais ne semblent pas en souffrir.
J'ai quand même détaché une belle et large feuille verte pour l'emporter et la mettre entre deux photos de notre groupe, quand nous nous étions un jour photographiés avec l'appareil destiné aux besoins des projets.

Ce Sycomore, Roi des sables méditerranéens, est aussi imposant que frustre. Il est difficile de distinguer le tronc de l'enchevêtrement des racines.

Au Jardin d'Essais d'Alger, ils formaient une allée somptueuses. C'est dans ce décor naturel que fut tourné un film avec Johnny Weissmuller,  le Tarzan de notre jeunesse !


L'Adieu à la cantine. (Mais oui !)

 

Cette cantine "libre-service" avec les année s'était très perfectionnée et offrait aux jeunes convives "morfalous" un grand choix de plats et d'entrées. Pour ceux qui préféraient ne pas se mettre à table, il y avait le choix d'emporter un succulent  "en-cas" pré-emballé, où fromage, fruit, pain complet côtoyaient la boite de thon ou de sardines. Ce même sachet   que nous rapportions chez-nous après les heures supplémentaires avait pris dans nos plaisanteries le surnom "d'alibi" ! Alibi qui prouvait au foyer que nous ne nous étions pas égaré du droit chemin après 16h30...Ces boites de sardines s'empilaient à la maison sur nos étagères de conserves à tel point que mon jeune fils crut à un moment que "papa  travaillait dans une épicerie" !!


Bien sûr nous voulions chaque fois nous réserver une table en copains, au grand dam du gérant qui nous demandait toujours de nous asseoir  à la première table venue ! Ce brave homme, une fois passant  à la Gare Centrale d'autobus de Tel-Aviv, avisa sous un porche un sac de basket suspect et hélas oublia la prudente consigne (qu'on enseigne aux enfants) de ne jamais toucher un objet abandonné. C'était un piège posé par un terroriste "humanitaire", qui explosa et coûta la vie à notre infortuné ami. 

Une fois ayant entamé notre déjeuner, je sentis mon siège se dérober sous-moi et la table glisser. Drôle d'impression que celle d'un tremblement de terre. Il fut pourtant de faible amplitude. Mon ami qui me faisait face changea de couleur et nous sommes comme tous les autres sortis dans la cour attendre un peu que la Terre et nous reprennent leurs esprits !

Israel est sur la faille syro-africaine qui est sujette à des frictions 

(outre politiques..) entre deux plateaux et qui causent les phénomènes sismiques. Les spécialistes nous ont prévenu d'une secousse désastreuse qui suivant les statistiques (tous les cent ans) pend sur nous comme une épée de Damoclès. La ville de Tibériade, au nord d'Israel, avait effectivement été alors détruite. Chaque année   la Défense   Passive rafraichit ses conseils en cas de catastrophes  en tous genre.

Moi j'avais déjà connu en Algérie la grosse secousse sismique qui fit tant de victimes à Orléansville en 1954 et ressentie à Alger à plus de cent km. Le lustre de ma chambre se transforma en balançoire ! Je me souviens de l'arrivée à la Gare de l'Agha du premier train qui transportait les nombreux blessés.


L'Adieu à mes amis à quatre pattes.


Les chats sont au rendez-vous sous l'arbre. Ils attendent des restes du déjeuner de la cantine pour faire un pique-nique sur l'herbe où il y a toujours une assiette d'eau fraîche à laper ! Il fut un temps où  trop nombreux ils se faufilaient à tous les étages. Alors un gardien vint poser des cages à pièges pour les emporter je ne voudrai pas savoir où ! Mais systématiquement quand j'entendais un prisonnier miauler, je le libérais discrètement à mes risques et péril  de contourner un ordre de la Direction....

Un jour, notre secrétaire vint me dire qu'elle avait entendu dans l'aire de stationnement des miaulements menus et plaintifs. Muni d'une boite je partis à la recherche des chatons que je repérais rapidement presque évanouis sous le soleil de plomb.

Je  déposais précautionneusement les petites boules soyeuses dans la boite pour les apporter à notre généreuse amie qui voulait les adopter. M'approchant de la porte principale, je vis soudain le Directeur, plus grand que jamais, et les pieds écartés bien plantés en terre, en attente d'une visite, et pas disposé à  bouger !.

Je ne pouvais reculer sans paraître bizarre. C'est à cet instant précis que les chatons se réveillèrent et appelèrent leur mère !

Je mis mes deux mains sur le couvercle pour essayer d'étouffer leurs miaulements et me mis à tousser fortement pour masquer leur concert tout en s'efforçant de ne pas exploser de rire et passais vite à coté du Grand Patron en le saluant de la tête...                          


L'Adieu aux Larmes
.

Bien qu'il me fut recommandé de tout oublier de mes activités, ce qui en soi n'était pas si difficile pour moi, ma mémoire me trahissant parfois, je ne pouvais oublier les visages de mes camarades de notre petit département tombés dans la Guerre de Yom Kippour en 1993 :

Michael aux yeux bleus et toujours souriant qui était passionné de philatélie et de chemins de fer miniatures, Avner qui me traduisait patiemment en français les mots techniques et qui fraîchement marié en voyage aux États-Unis, revint par le premier avion pour rejoindre son Unité de Blindés et y mourir, le frère d'Aliza notre secrétaire mort dans les dunes, le frère d'Uzi qui périt dans son auto-chenilles pres du Canal, et bien d'autres encore. Je revois après la Guerre,  ce héros qui fut auparavant notre dessinateur et vint après six mois de convalescence, avec un moignon et une pince chromée en place de main et qui  tenait à saisir lui-seul sa carte de pointage. Il fut décoré par son action courageuse lorsque l'équipage du Half-Track fut hors de combat et que lui seul survivant et  blessé
   à l'épaule repoussa l'attaque du commando ennemi en tirant à sa mitrailleuse. Quelques mois auparavant, nous étions allés avec une partie du personnel en délégation prier au Mur de l'Ouest à Jérusalem pour la libération d'une Russe juive enfermée dans les neiges du Goulag après avoir osé manifester  sur la Place Rouge en faveur de la libre sortie des Juifs  de l'URSS.. "Let's my poeple go" !
J'avoue que je jalousais  son maniement de l'hébreu (il était n
é en Israel de parents  marocains), alors que moi ne savais même pas lire les prières essentielles !
 Il en est un autre,  rouquin malicieux qui se moquait de mes chaussures hautes du type tsahalienne quand après le Shabat je revenais de mon excursion préférée à Massada, le dernier bastion surplombant la Mer Morte où les israélites assiégés par les Romains préfèrent se suicider plutôt que de tomber en captivité .

Mon jeune ami, surpris comme tant d'autres ce jour de Jeune de Kippour en première ligne sur le Canal de Suez par l'attaque des commandos égyptiens,  se retrouva isolé dans les lignes ennemies. Je ne connais pas son aventure, car jamais il ne voulut nous en parler. Le fait est qu'il revint de l'enfer traumatisé,  et sombra dans les sables mouvants de la dépression chronique. Au travail, ce n'était plus le même camarade plaisantin que nous avions connu. Enfermé dans ses pensées, il fumait nerveusement, ses doigts jaunis de nicotine.
Une fin de journée, alors que nous allions chacun retrouver notre transport du personnel, il resta seul comme pour terminer son travail en heures supplémentaires.

Dans la soirée, comme de coutume les vigiles firent leur ronde.
Ils trouvèrent alors notre camarade accoudé à sa table, tenant dans ses mains une mitraillette chargée qu'il avait décrochée d'un râtelier de sécurité en y brisant la vitre. Ils étaient arrivés  à temps pour lui éviter le pire. Notre Directeur, un homme d'une intelligence et bonté exceptionnelle ne le renvoya pas, mais au contraire lui trouva un autre poste dans une filiale. Il sont ici comme mon camarade, des milliers d'anciens combattants qui essayent de vivre avec leurs cauchemars des  guerres successives, et qui n'arrivent pas à chasser les heures atroces de passage à la torture systématique lorsque ils tombèrent prisonniers dans les mains des geôliers égyptiens ou syriens. Et puis il y a ceux qui échappèrent au feu de leurs tanks embrasés par les fusées russes, et durent voir brûler les cadavres de leurs frères de combats, et  errer à pieds dans les sables et sans eau..
Tous ces morts-vivants n'ont pas été traités à temps  à cause de l'ampleur des victimes et de la carence d'alors des autorités médicales. Car pour être efficace le traitement doit être aussi proche des évènements traumatisants. Leurs familles, est-ce nécessaire de le préciser, sont brisées. La Guerre de Kippour au Sina
ï fut  une grande bataille de blindés où le nombre de tanks engagés de part et d'autre  a été plus important sur un même front que pendant toute la Deuxième Guerre mondiale.
Je me souviens d'un documentaire français sur les traumatisés de la Guerre de 14-18: les malades, tous nus, marchaient en cercle, la tête
basse, arrosés par un jet d'eau froide, sous l'oeil attentif d'un Docteur barbichu, le monocle à l'oeil, en blouse blanche pour surveiller le traitement de choc infligé à ces débris humains pour en chasser soi-disant la folie. J'en tremble encore !.
Certes depuis, la médecine militaire a bien changé, mais les grands blessés de guerre ne sont pas toujours ceux meurtris dans leurs membres et dont une prothèse moderne adoucit l'invalidité.

Par exemple, les milliers d'enfants de la petite ville de Sderoth qui fut prise pendant cinq ans sous le feu quotidien des fusées tirées de Gaza, et qui ont subi le supplice des alertes plusieurs fois par jour, sont marqués pour toute leur vie. Les jeunes qui ont recommencé à mouiller leurs lits, refusent de rester seuls (même aux toilettes) mais ce n'est qu'un signe extérieur de la peur. Psychiatres et psychologues ne pourront réparer les dégâts causés au sub-conscient après tant d'années de terreur.


L'Adieu au luxe.


A 65 ans je perdais deux ans utiles pour compléter ma retraite à 70%. Presque le lendemain, je me séparais de ma fidèle voiture âgée de 15 printemps (!), une modeste cylindrée, pour me libérer du carcan que représentent l'entretien, l'assurance, la vignette, l'essence. D'ailleurs la marche à pieds est recommandée par le Corps Médical..De toutes les façons je ne paye que 50% dans les transports en commun, et presque chaque fois une bonne âme se lève pour me céder une place assise ! Au début j'en rougissais de honte, mais comme pour les bonnes choses on s'y habitue vite !

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les achats dans les grandes surfaces ne sont pas les plus économes. Le Caddie qui se remplit presque sans que vous vous en aperceviez en passant devant les étals alléchants, au son d'une musique envoûtante devient à la caisse très méchant. Il vaut mieux faire ses emplettes dans une épicerie où la tentation est réduite et n'existe pas "l'affaire du jour" !


Addendum, surprise !


Je dois vous avouer maintenant toute la vérité, ces adieux comme ceux au théâtre n'ont été que provisoires, car je ne voulais pas abandonner les planches et suis revenu (...depuis huit ans) à titre de "volontaire" poursuivre ma tâche une fraction de la semaine, d'abord parce que j'aime mon travail, secundo pour voir mes amis et tertio surtout pour faire fonctionner mes neurones...et ainsi je continue à collectionner des "alibis" et ajouter à notre pyramide  de boites de conserves, des sardines  à l'huile en cas de disette....Bientôt ce seront mes petits-enfants qui penseront que leur Grand-Père travaille dans une conserverie...

 

Notes :

Le Sycomorus ficus :

http://www.flowersinisrael.com/Ficussycomorus_page.htm

 

--------------------------------oooooooooooo--------------------------------

Partager cet article

Repost 0
Published by Georges Lévy - dans souvenirs
commenter cet article

commentaires

Dinet 30/07/2011 20:52



Le titre de votre dernier billet m'a attiré l'oeil. Je retrouve dans votre texte ce que je crois la meilleure part de votre personnalité, à commencer par votre talent d'écriture. Cette page est
une réussite.



Georges L. 01/08/2011 19:52



Bonjour Monique,
Le problème dans la vie est qu'après des années de privations et que nous commençons  enfin dès notre retraite à  vouloir en y  goûter les fruits, est  que nos dents viennent
à nous manquer...  Mais il nous reste à la place, des  yeux pour ..dévorer !.
Merci de m'avoir lu sous le beau soleil de Marseille !


 



René 11/07/2011 13:46



Bonjour,georges,ton récit d'une vie active et laborieuse m'a"foutu le blues". Réjouis toi car tu as bien servi ton pays,mais c'est vrai qu'à la retraite ,on a tendance à se sentir à l'écart ; ton
passage sur le jardin d'éssai a fait ressurgir des souvenirs agréables de ma tendre enfance. Mais je sens un peu de notre nostalgie commune dans ton récit. Nous resterons jusqu'à la fin dees
éxilés,chacun dans son pays d'adoption;


Avec toute mon amitié


René



Georges L. 12/07/2011 07:26



Bonjour René, 

Nous avons tous vécu cette transition du travail de forcené à la roue la roue libre. Si c'était à refaire, je pense que j'aurai du consacrer plus de temps libre à ma famille. Mais quand on a mis
le doigt dans l'engrenage, il est difficile d'arrêter la machine. Le problème à notre âge est celui de remplir utilement les heures de loisirs forcés, avec de petits moyens économiques. Mais
notre génération n'est pas à plaindre, nous avions à peu près la sécurité de l'emploi : ce qui n'existe plus aujourd'hui pour nos enfants et rend leur vie préoccupante. L'essentiel est que chaque
matin nous puissions nous réveiller aux pépiements des oiseaux. Mais j'ai à coté de chez-moi un tambour-major en la personne d'une  Huppe qui habite dans un grand arbre et qui dès l'aube
fait un bruit de marteau piqueur en frappant de son bec l'écorce pour en faire sortir les vers....Quand partira-t-elle à la retraite, elle aussi ?...
Amitiés ensoleillées.
Georges.



Liliane 03/07/2011 14:56



Bonjour Georges. J'ai apprécié ce récit empli d'anecdotes, un superbe récit de mémoire...
Le sycomore peut représenter la force dans son élégance. C'est un arbre puissant et majestueux... Il est parfois plus raisonable de se retirer sous "son" arbre...
Le souvenir de tous ces camarades est émouvant. La Russe juive, le rouquin malicieux... Le souvenir des anciens combattants et aussi tous ces enfants traumatisés... Vivre avec ses cauchemars,
avec tous ces évènements traumatisants... Quelle épreuve !
Le récit se termine par un clin d'oeil ! Il faut entretenir ses neurones ! Bravo. "Le travail c'est la santé" !!!
Bon dimanche Georges et merci.



Georges L. 03/07/2011 19:13



Bonsoir Liliane,


Je reviens de votre site "Aigue-Marine" . Un vrai programme. J'ai reposé mes yeux sur les superbes photos des étendues de sables d'où jaillissent à demi-enterrés ces gros rochers noirs. A Alger
notre Cap Gris-Nez était le Cap Matifou, une langue qui cernait la baie à l'horizon. Avec la course du soleil il prenait des couleurs changeantes du jaune d'or le matin au violet le soir. Il
faisait face à la France, éloignée de 800km de l'autre coté de la méditerranée. Si dans la tempête de la vie, l'essentiel est de garder le Cap, nous hélas, n'avons pas su garder le notre !


Merci de m'avoir lu.



Quichottine 02/07/2011 01:37



Des souvenirs à lire peu à peu pour ne pas en perdre une miette.


Je trouve que vous avez bien fait de préférer l'arbre à la cérémonie d'adieux.


... trop de choses ont passé. Trop d'événements si différents. Comment vous dire ?


Je ne sais pas. Il faudrait tout reprendre pas à pas.


 


... mais je suis contente que vous soyez toujours actif malgré votre retraite.


Bonne journée, Georges.



Georges L. 02/07/2011 10:05



J'ai des amis en fin de carrière qui tremblent à l'idée de changer leurs habitudes (alors que tout au long de l'année je les entendais se plaindre de leur condition en  attendant les congés
d'Août comme de la pluie dans le désert !). Ils ne connaissaient pas leur bonheur.
Moi je suis comme la balle de l'enfant lancée haut en l'air et qui retombe en rebondissant  avec des bonds de plus en plus petits et étouffés pour doucement rouler en suivant la pente du
sol. L'essentiel est de bien gérer le temps imparti au départ et de se considérer bien chanceux par rapport à bien des déshérités par le sort.!
Merci Quichottine d'avoir lu mes bizarreries, et beau Dimanche. 



Présentation

  • : des souvenirs dans un mouchoir
  • des souvenirs dans un mouchoir
  • : souvenirs d'enfance et d'adolescence
  • Contact

Recherche