Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 08:54

 

 

 


                          Mon parc sans voix

C'était celui situé sur les hauts d'Alger, en fin de la rue Michelet, juste avant d'arriver au Palais d'Été du Gouverneur. Et pour  moi qui toujours ai habité chez mes parents au pied de cet amphithéâtre qui enlaçait notre ville, face à la Gare de marchandise de l'Agha, et près du Port, c'était une longue promenade du Jeudi que je faisais avec plaisir en pensant aux prémices des joies qui m'y attendaient. Pour me reposer de la rue pentue, je prévoyais le coté le plus propice du trottoir à emprunter pour m'arrêter devant les différentes vitrines de jouets. Je faisais ainsi des escales calculées qui me permettaient tout en rêvant devant les panoplies enfantines, les autos de Dynky-Toys, pistolet à amorces Solido ou canot Jep à moteur à ressort, de reprendre mon souffle qui d'ailleurs se faisait plus régulier avec la qualité de l'air au fur et à mesure que je m'approchais du Parc de Galland. D'ailleurs la pollution n'existait pratiquement pas car les transports en commun, tramways et trolleys étaient électrifiés. Cette magnifique rue historique(1) qui prenait sa source près de la Grande Poste était bordée d'immeubles d'abord anciens et de plus en plus modernes après les tournants, mais tous d'apparence très bourgeoises, remarquablement dessinés avec des balcons à  ferronneries et moulures dont les avaient doté les architectes mais libérés des arcades trop dispendieuses du style haussmanien du début du siècle. Les moellons avaient fait place au béton qui avait permis aux immeubles de s'élancer en hauteur, et pour les tous derniers, comme le Lafayette à la conquête du ciel. Cette promenade que j'avais faite accompagné de ma mère dans mes jeunes annéees, je la faisais cette fois seul à l'âge idiot du temps du Lycée, quand bien même ce n'était pas un Jeudi ! Car cette voie royale où déambulait la jeunesse insoucieuse toujours en chasse comme de jeunes chiens, attirait les élèves du Lycée de Garçons comme une naïade du fond de la mer. Je trouvais toujours une astuce pour persuader le brave cerbère du Lycée de m'ouvrir le lourd portail vitré en pleines études, pour m'échapper de ce carcan que fut pour moi cet établissement célèbre et pour d'autres un tremplin brillant dans la vie. Pour les sauver du jour où ils devaient rendre leur traduction de Version Latine, la Librairie Ferraris possédait sur ses rayons dans un recoin sombre des fascicules de la Collection Garnier, où Sénèque, Cicéron et Caesar attendaient sans contre-sens et traduits en excellent français, les mauvais élèves dont moi, bien-sur. J'avoue que je me livrais avec honte à ce commerce, tout en prenant un air détaché en demandant ces livrets à la vendeuse, évitant ses yeux comme si elle allait me dénoncer à mon professeur d'humanités. Je me souviens lors de mon Baccalauréat, que mon précieux dictionnaire Gaffiot m'avait livré traduites deux phrases clefs qui m'avaient sauvé, car j'étais devenu plus habile à feuilleter dans ses pages, qu'à essayer de réfléchir calmement. Mais tout faillit mal tourner à l'examen, parce que mon voisin derrière moi, paniqué, ne cessait de me tirer la chemise pour obtenir mon aide, à tel point qu'à la fin pour m'en débarrasser je lui refilais mon brouillon entre deux rondes du surveillant, au risque de voir mon examen annulé. J'avais du étudier le latin, parce que mon grand-frère naturellement l'étudia, suivant l'exemple brillant de mon père, et de mon Grand-Père, comme si les vocations étaient héréditaires.....Pourtant je dois préciser que j'ai passé plus d'heures nocturnes devant mes versions que n'importe qui au monde. Car j'avais déduit que puisque mes crises d'asthme se déclaraient lorsque je m'endormais dans mon lit, je pouvais les tromper en restant éveillé ! Ma tactique n'était pas si mauvaise. Penché sur ma version, un coude sur mon dictionnaire, à la lueur de la lampe de bureau j'essayais de m'évader dans la Guerre des Gaules et quelques fois mon stratagème réussissait mais alors, à l'aube quand Alger se dégageait de la nuit pour passer au rose il fallait me préparer pour aller au Lycée....Je revois encore ce Gaffiot à la couverture de toile rougeâtre très  lourd et trop volumineux pour entrer dans mon cartable. Je dois quand-même  lui rendre grâce, car il fut un prétexte pour aider ma jolie cousine à porter le sien dans les escaliers de la rue Tirman jusqu'au Lycée de filles Delacroix, lorsque elle venait déjeuner à la maison. Mais voila que je me suis bien éloigné de mon sujet principal, n'ayant pas suivi les bons conseils de mon excellent  professeur qui nous enseignait de construire un plan bien structuré, avant de nous jeter comme des aventuriers sur les feuilles doubles(2)
Mais moi je suis né brouillon, impulsif et je laisse toujours courir ma plume comme un chiot sans laisse.
Si j'écris ces lignes, c'est un peu pour me replonger dans mes années heureuses lorsqu'en fin je voyais de loin les grandes grilles somptueuses du Parc. Et chaque fois devant le portail la présence du même marchand de cacahuètes me rassurait sur la réussite de mon après-midi et les prémices de mes joies.  Il se tenait adossé à la murette, son étal déployé sur un pliant. Il n'avait pas d'âge, et son visage était de la couleur bistre de ses vêtements. Son bonnet aux dessins kabyles cachait son crane plus que ne le protégeait du soleil dont il n'avait plus rien à craindre. Il se redressait à mon approche, avec un sourire épanoui sous sa moustache blanchie, et de ses mains ridées mélangeait le tas d'arachides salées chauffées au soleil. Son étal était quadrillé de petites cloisons pour les biblis enrobés de sucre glacé ou nature et les cacahuètes entières avec leur écorce fibreuse pour les singes, ou celles décortiquées, dorées au four et granulées de sel que je préférais. Et sous le pliant un sachet d'où dépassaient des journaux(3)
déjà coupés en carrés pour confectionner les cornets.  Il connaissait mes goûts et à la vue de la pièce blanche que j'extirpais de ma culotte courte, humectait ses doigts et en un tour de main faisait du papier journal un cornet qu'il emplissait de ces merveilles qui allaient  croquer sous mes dents et brûler mon palais.


1947 FRANCE (TWO) 2 FRANCS COIN - VERY NICE! FREE SHIP!

                                                   Pièce en alliage d'aluminium!


A cette époque, je n'étais pas très préoccupé par les conditions d'hygiène et mes yeux ne s'appesantissaient pas sur des ongles en deuil. D'ailleurs le généreux soleil était le meilleur  stérilisateur !

 La taille des  cornets, qui n'était pas déposée au Laboratoire des Poids et Mesures de la République variait avec les marchands, mais de toutes les façons ne pouvaient jamais être remplis à cause du fond conique et du papier replié pour l'obturer. Je devais donc gérer ma promenade avec cette évidence en ne sortant précautionneusement qu'une cacahuète une à une pour la savourer, mais chaque fois c'était la même déception quand j'atteignais trop vite la base pointue  avec ses épluchures et grains de sel.
Alors une fois je décidais de ne pas prendre le tram pour redescendre en ville et transformais cette économie en dépense pour acquérir une autre provision de cacahuètes, que je divisais en deux, la première pour grimper jusqu'au Grand Bassin situé au delà de la colline, et l'autre pour agrémenter mon retour à pieds chez moi.  
Comme j'aurai tant voulu illustrer ce souvenir avec une photo de mon ami le marchand ! J'ai du me rabattre sur un beau dessin d'un vendeur...chinois ! En fait, je ne suis pas très loin de l'actualité car depuis des années les Chinois ont envahi l'Algérie, la main d'oeuvre locale ne semblant pas suffisante (?!), et comme souvent les Fils du Ciel ne sont rebutés par aucune tâche pour envoyer un peu d'argent au pays.

  La Bonté n'a pas de frontière: cet attentionné marchand qui vide la mesure du gobelet dans les mains de la fillette me rappelle mon ami du Parc de Galland.

 

 

Le-Marchand-de-Cacahuetes.jpg

 

Une rare vue d'un coin du Parc.

Cette carte postale est colorée à la main, mais n'en n'est pas moins émouvante pour moi. Depuis des constructions sauvages sont parties à l'assaut de la colline et ont étouffé le paysage .

  

 

 

 

J'aimais fouler de mes sandales les aiguilles de pins sèches. Je récoltais la résine scintillante qui suppurait de l'écorce fendillée du tronc dans une boite d'allumette  pour en garder l'odeur jusqu'à la maison. Parfois je la garnissais aussi d'un beau scarabée noir de l'espèce de celle qui rebute même les grandes personnes, mais j'aimais le laisser se promener sur mon bras qu'il chatouillait. J'admirais la force herculéenne de ce bousier qui poussait devant lui comme un Caterpillar(4) sa boule où il allait pondre ses oeufs.

 

Souvent une colonne de chenilles arpenteuses  toutes velues et annelées me fermait le chemin vers l'enclos des Gazelles sahariennes et je devais faire un détour car notre Prof de Sciences Naturelles, Mozziconacci nous avait enseigné que leur contact irritait la peau.

Les biches gracieuses et peu craintives tout au long des années passées près des enfants partageaient le sol sableux de l'enclos avec des tortues énormes qui avaient du connaître le temps des Califes. Et les pigeons au col mordoré venaient picoter les miettes des tranches de pain que les enfants offraient aux lèvres veloutées des gazelles à travers les larges mailles du grillage.

Je restais de longs moments à écouter le roucoulement des ramiers dans leurs pigeonniers, et à attendre le déplacement hésitant d'une tortue, seule l'odeur forte des petites billes noires que laissaient sur leur passage les Gazelles en agitant leur pompon blanc m'obligeait à me faire abandonner ce petit paradis .

Il me restait alors à explorer la petite fontaine ou j'éteignais le feu de ma bouche . L'eau fraiche coulait dans un bassin minuscule tout moussu où sautaient à mon approche de gracieuses Rainettes vertes comme les feuilles de nénuphar. Les têtards que j'essayais de capturer glissaient de mes doigts plongés dans l'eau glauque. Pour la grenouille, je ne pouvais que rêver de la ramener à la maison, tant elle était agile . Heureusement pour elle, car un lavabo, si rempli d'eau claire soit-il, n'est pas le meilleur endroit pour vivre.... 

                                         

Ce superbe cliché du kiosque est de Tindi, extrait de Flickr.
 

 

 

 

Dominant le grand bassin, une construction de forme orientale avec une curieuse coupole à pans coupés et des colonnes torsadées, avait été construite pour protéger les visiteurs en cas d'ondée. Un grand espace qui restait frais pendant la période estivale. Les murs couverts de faïences et les carrelages amplifiait nos voix aiguës quand nous y jouions aux Quatre Coins. Sur cette photo récente je relève avec tristesse les dégâts qui défigurent ce kiosque. Les colonnes n'étaient pas barbouillées de cette hideuse peinture marron, les ronces n'envahissaient la façade. Le toit comme les murs n'étaient pas couvert de moisissure. Les arceaux des plates-bandes étaient soigneusement peints en vert bouteille comme les chaises pliantes.

Partout le sol était asphalté et net et permettait aux tireurs de billes les meilleurs effets, sans dépasser les limites du serpentin tracé à la craie empruntée au tableau noir....Je n'avais que des billes brunes en terre cuite car je perdais régulièrement mes agates. "Pas bonne échappe" ! criais-je en vain quand ma bille folle sortait du chemin imposé. Serrant la bille lisse entre mon pouce et l'index, la main tournée vers le sol, debout ou à genoux, j'essayais mais en vain d'imiter mes petits amis qui avaient l'avantage sur moi d'habiter près du parc.

Des voyageurs de retour d'Ifrikyia m'ont précisé que le triangle métallique de l'horloge solaire avait disparu de sa table de marbre. Quant au grand bassin elliptique au fond décoré de mosaïques qui dans ses beaux jours était sillonné de petites voiles blanches, il était aussi sec qu'un sarment de vigne. Des fameux canons, souvenirs de la Grande Guerre, il ne restait que les sillons où s'étaient enfoncée les roues de bois ferrées. La cage aux Guenons est vide m'a t'on dit, comme la volière du Perroquet au jabot jaune et longues plumes rouges et bleues que jamais je n'avais manquer de visiter amoureusement avant de sortir du parc. Le fantôme(5) du Gardien "Savate" continue j'en suis sur à traîner sa patte folle dans les allées, abrité du chaud et du froid dans son éternelle pèlerine.

   

Je peux me déplacer les yeux fermés et encore aujourd'hui dans ce jardin sans en oublier le moindre recoin , les moindres odeurs, et ses bruits familiers comme ceux des jets d'eaux ou des chaises pliantes en fer qui s'entrechoquaient quand la vieille femme les sortait de la remise, les cris des enfants qui se poursuivaient jusqu'à en perdre haleine, et les battements d'ailes des pigeons effrayés par leur course, le grincement des poussettes et le babillages des bébés. Mais ce ne sont que des illusions sonores .

Je n'arrive pas à reconstituer dans ce paysage la voix de ma mère quand elle me rappelait patiemment près d'elle, pour mesurer sur moi la progression du lainage qu'elle tricotait pendant ces après-midi insouciants. Pourtant je crois sentir encore la chaleur de ses mains et les aiguilles à tricoter sur ma poitrine. Un point à l'envers, un point à l'endroit.... et comme je m'amusais avec la pelote de laine, maintenant je me prends à débobiner le passé....

Bon, je vous promet de ne plus radoter.. jusqu'à la prochaine occasion indépendante de ma volonté.

 

Notes: 

  (1) Historique ? : Elle était le prolongement naturel de la rue d'Isly qui elle-même continuait la percée de la rue Bab-Azoun originaire de la basse-casbah. A l'échelle de l'horloge de l'Algérie coloniale qui avait alors à peine plus d'un siècle cette voie royale était comme un fleuve alimenté par les rues affluentes descendantes des hauteurs et charriait déjà une grande partie de l'Histoire mouvementée de notre pays! La Résistance (Famille José Aboulker) qui permit le succès du Débarquement des Alliés en 1942 y avait sa cache,  tout comme 20 ans plus tard l'émetteur clandestin de l'O.A.S. sur le plus haut immeuble, le Lafayette. Un jour que nous redescendions en famille d'une longue promenade, une terrible explosion secoua le quartier, et retomba devant nous une aile déchiquetée d'une voiture piégée par les fellaghas...Un Dimanche qui se terminait mal, précédé et  suivi de journées non moins sanglantes.

(2) La veille de la rentrée scolaire nous allions, mon grand-frère et moi, à la Librairie Relin, rue Dumont-D'Urville, acquérir dans cette célèbre papeterie, ces rames de feuilles lignées qui nous approvisionneraient toute l'année. Ce choix était chaque fois un vrai cérémonial et aussi un enchantement devant l'abondance d'articles scolaires exposés. Le magasin embaumait de l'odeur mélangée de papier,  de colle et d'encre d'imprimerie des livres neufs. Pour moi ces feuilles servaient le plus souvent de support pour mes dessins qui inévitablement accompagnaient mes devoirs inachevés.

 

(3)     Sur les cornets de papier-journal :
L'écrivain marocain Khair-Edine raconte dans ses souvenirs:

"Disons que j'ai commencé à écrire en classe de 5ème secondaire (...). Je publiais dans la Vigie marocaine, il y avait même des professeurs qui m'encourageaient mais la famille était contre (...). J'étais plutôt fort en sciences et en français, nul en arabe, sauf en poésie. J'ai même écrit des tragédies que mon père a vendues à des marchands de cacahuètes qui en ont fait des cornets... "


(4) Carterpillar : firme américaine de très puissant tracteurs.


(5)Les canons alignés près du Musée Franchet d'Esperey nous ont vu et entendu jouer à la guerre en culotte courte. Un rare témoignage photographique de nos jeux par J.P. Lang que je remercie:

 

 

012

 "Les fameux canons du parc de Galland. Moi a gauche sur cette photo, mon frère Eugène, à droite. Tous les enfants ayant fréquenté ce parc se souviennent j'en suis certain,des canons, des bassins, du perroquet, de la gazelle, et du gardien Monsieur Sanchis ou Sanchize.
Il discutait de bons moments avec mon Père et j'ai son image devant mes yeux. A chaque visite, lorsque nous approchions de la cage de la gazelle, je demandais à mon Père une cigarette, non pour la fumer, mais pour la donner à la gazelle. Elle en était friande. Que de souvenirs.Amitiés de Provence.
J.P.Lang.
{1945 1962 à Alger Plateau Sauliére,rue de l' Abbé Grégoire Face entrée de l'hôpital Mustapha.)"
Aujourd'hui:

Les photos en couleurs de ce Parc datent souvent d'après notre départ. Elles fleurissent sur internet, mais représentent mal mes souvenirs. Les bâtis sont défigurés par le temps et surtout par la longue négligence locale. Des constructions diverses ont disparu ou sont repeintes de couleurs criardes qui blessent ma mémoire visuelle, et la flore et la faune sont en deuil. Témoin ce billet algérien:
http://www.latribune-online.com/national/16099.html




------------------------------------oooooooooooooooooo-------------------------------------

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

rené 05/07/2010 07:51



Ah ! Georges ton récit si beau et si nostalgique de ce parc accentue la lumière de notre jeunesse dans cette belle Algérie mais nous fait ressortir la grisaille de notre vieillesse....ici dans ce
pays où les joueurs d'une équipe nationale répugnent à chanter 'la marseillaise",sous ce ciel pas assez souvent ensoleillé...


entrée du parc rue michelet actuellement.....






Georges 05/07/2010 11:39



Merci René pour cette photo qui illustre bien l'endroit où le vieux marchand tenait son étal..pliant. J'essaie de garder que les belles images de notre
jeunesse innocente . Le reste est trainé dans la boue de l'Histoire . Les souvenirs les plus anciens sont les plus vifs et c'est bien ainsi . En écrivant ces billets j'ai l'impression de le faire
que pour me lire, car en quoi cela intéresse-t-il les nouvelles générations abreuvées à la tv ? Nous sommes une espèce en voie de disparition
!



... Quichottine en pause ... 30/06/2010 11:20



Bonjour, Georges.


J'ai partagé avec bonheur votre promenade du jour.


J'ai ri devant votre digression sur les humanités latines auxquelles vous vous être confronté, finalement avec beaucoup d'humour, je crois.


 


Je n'ai pas beaucoup transporté mon Gaffiot... n'ayant fait que deux années de latin... juste assez pour me souvenir de l'essentiel... et de quelques déclinaisons. Aujourd'hui, je crois que j'y
serais plus attentive.


 


J'ai aimé la promenade, le trajet jusqu'au parc... ces souvenirs que l'on retrouve et ceux qui manquent et manqueront toujours.


 


J'aime bien lorsque vous les tricotez, à l'envers ou à l'endroit.


 


Passez une bonne journée, Georges. Merci encore.



Georges Lévy 30/06/2010 11:53



Merci Quichottine de vous vous etes promenée une fois de plus chez-moi. Charles de Galland fut le Maire d'Alger qui conçut ce Parc remarquable. Comme vous
l'avez-lu dans l'article algérien, ce jardin merveilleux ne retentit plus du rire et des courses échevelées des enfants car il est devenu, en plein centre d'Alger, un endroit dangereux pour eux,
ce qui est un comble de tristesse. Ce Parc dans les années 40 avait un manège entrainé par les mains d'une forte femme qui nous faisait chanter et tapper sur des tambourins . Moi, comme les
autres, entonnais le "Maréchal, nous voila !" qui était de mise à l'époque sous les yeux affligés de ma mère. Cette foraine faisait aussi sauter devant nos yeux un petit singe en peluche .Celui
qui réussisait à en attraper la queue, gagnait un tour gratuit ...J'étais toujours perdant:  "Va saouar pourquoi" disait-on avec l'accent du pays... Peut-etre que je ne chantais pas assez
fort...



Présentation

  • : des souvenirs dans un mouchoir
  • des souvenirs dans un mouchoir
  • : souvenirs d'enfance et d'adolescence
  • Contact

Recherche