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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 17:51

 

Un été de 1965, de passage à Tel-Aviv après mon séjour de trois mois au Kibboutz Maanit,  je déambulais rue Allenby. La rue la plus longue de la "Colline du Printemps", bordée de très nombreux magasins qui firent jadis son lustre  et de maisons où se mélangent le style arrondi du Bauhaus et des constructions bizarres à tourelles ottomanes et même une maison pourvue d'un toit en forme de pagode.  Dans cette rue très passante, il est dommage de ne pas prendre le risque de se promener le nez en l'air pour ne pas rater ces architectures originales. Ces habitations qui connurent un temps meilleur présentent quelques fois hélas des façades écaillées et des volets en bois désossés. Certaines ne sont plus habitées et attendent la pelle des tracteurs pour faire place à des constructions de béton et de verre futuristes mais choquantes dans ce paysage. D'autres au contraire, sont vidées de leur intérieur comme des momies pour êtres reconstruites en gardant  la même façade typique . Au coin de cette  voie principale  et la petite rue Brenner, j'avais remarqué cet étage célèbre qui depuis toujours, (encore que ce mot en Israel soit bien jeune !) habite l'atelier de Drapeaux où étaient cousus-mains les étendards d'Israel, aux bandes d'un bleu outre-mer sur fond blanc frappé de deux étoiles de David entrelacées. Je franchis le seuil de la boutique, non sans avoir auparavant rassembler mes premiers mots en hébreu pour adresser convenablement ma demande.  J'acquis donc  directement de la petite fabrique ce précieux drapeau en toile de coton un peu rugueux que je pliais soigneusement dans mon sac à dos. Pour terminer ma transformation rapide en futur israélien de pacotille je décidais de chercher ensuite un bon pantalon de travail résistant aux ronces, (le romantisme de mes lectures m'a toujours perdu!). J'étais décidé sur sa couleur olive, du genre des uniformes, peu salissante. J'entrais donc en me dirigeant vers le comptoir du magasin d'habillement où m'accueillit une gracieuse vendeuse. A bout portant, fier de m'exprimer dans la langue des pionniers, demandais à voir un pantalon de couleur...kaki. Je vis immédiatement s'épanouir un sourire qui se transforma en éclat de rire du à mon ignorance en hébreu, car "kaki" est  en hébreu   un mot scatologique pour les bébés qui signifie "caca" ! La prononciation exacte de cette même couleur est  "Haki", avec un H aspiré... Bref, ce n'était que le début de mes déboires linguistiques, car longtemps je confondis aussi les mots "michkafaïm", lunettes, avec la prononciation "michnassaïm", pantalon ! Ce qui fait que quelques fois en public je perdis mon pantalon ! ...

Ainsi muni de l'essentiel, je n'avais plus qu'à chercher du travail et commencer une vie nouvelle.

 

Chaque année à la date hébraïque qui correspond au 14 Mai 1948, Jour de l'Indépendance d'Israel, j'ouvre l'armoire où sont rangés tout en haut  les Livrets de la Haggadah de Pessah, les Kippotes blanches du Shabat et des Fêtes (et les noires pour le Kaddish), et ce drapeau qui a presque la cinquantaine. Il est un peu piqué de rouille et le blanc du lin  a  jauni, mais il n'est pas question de m'en séparer et bon an mal an il se gonfle et ondule à la brise printanière qui souffle de la mer. Mais s'il est accroché  à la place d'honneur au balcon, il est aussi entouré d'une guirlande de petits frères en tissu synthétique  fabriqués en....Chine populaire! Comme les sous-vêtements, les chaussettes et les jouets des super-marchés, il faut s'y habituer .

  A Alger, avant que cette ville blanche soit teintée de rouge par les terroristes du F.L.N, c'était moi dès les classes primaires, qui était responsable  de  pavoiser. Le teint blafard de notre drapeau enroulé sur sa hampe dans le placard du couloir, était sans doute du à sa claustration avec les fioles de révélateurs de ce recoin transformé  par mon père en un minuscule laboratoire de photo.  Et puis quand je le déroulais, il laissait presque  voir le paysage à travers sa trame transparente !. Mais le bleu du ciel et le rouge vif du bougainvillier du balcon l'enhardissaient à flotter fièrement face au port. Je suis fier de pouvoir dire aujourd'hui que la France est ma Patrie et qu'Israel est devenu ma Matrie(1). Ces Père et Mère j'ai la chance de les avoir comme parents. 

 

Maintenant, ces Fêtes Nationales de ma jeunesse ne sont plus que de précieux souvenirs. J'aurai bien envie de mettre à ma fenêtre et côte à côte les drapeaux de mes deux Patries, et le ferai bien s'il y  avait réciprocité en métropole sans soulever les masses.... Comme en France le port de la Kippa (que mécréant que je suis n'ai d'ailleurs jamais portée hors des obligations !) est désormais interdit en public par la loi de la R-F je me contenterai de rêver de temps meilleurs. Adieu les Blindés qui portaient sur leur tourelle les noms des grandes épopées, Bir-Hakeim, Alsace, Koufra, Strasbourg ...Adieu les tambours des Tabors marocains, les fifres de l'Armée de l'Air, les pas-lents de la Légion, et ceux rapides des Chasseurs-Alpins, adieu les Cols-Bleus et les pompons rouges, adieu les Spahis caracolants sabres au clair ! Car ici en Israel, depuis des dizaines d'années il n'y a plus de parade, les vrais soldats sont aux frontières, anonymes et vigilants, font un anneau de sécurité pour que leurs familles puissent se réjouir sans crainte d'une attaque impromptue, de terre, de mer ou des airs.

Mais les Vétérans de la deuxième guerre mondiale, nombreux de l'ex Union Soviétique, sont honorés en cet anniversaire du 8 Mai à Jérusalem. Ils ont emportés dans leurs valises les décorations qui les récompensèrent de leurs vaillance sur le front russe contre les nazis, et les arborent fièrement sur leurs poitrines.

Dès notre jeune âge, nous apprenons par étapes qu'il est doux de mourir pour la Patrie, pour ce bout de tissu , certains insolents disent même de chiffon. A première vue cela semble stupide, mais quand nous nous regardons devant un miroir, le tain de la glace nous renvoie le dessin d'un sabre sur fond vert tourbillonnant dans une Danse de Mort. Nos ennemis ne nous laissent pas le choix. Ils nous poussent chaque année un peu plus dans l'ornière de la guerre. A défaut de réussir à nous bousculer à la mer, ils nous rendent la vie infernale et amère. Et au lieu de consacrer nos énergies à lutter contre le cancer, nos savants s'ingénient à construire un "Bouclier d'Acier"(2) pour abriter la population de la pluie de fer.

  Les matins qui éclairent nos journées de travail, ce sont toujours des exclamations joyeuses à la vue des mêmes figures de la veille, reposées et souriantes. Hélas il y a quelques jours, notre couloir s'emplit d'une mauvaise nouvelle: un de nos camarades venait d'être hospitalisé pour de graves problèmes cardiaques. La fois précédente, il s'en était sorti, avec une jambe un peu raide certes, mais avait repris ses responsabilités dans le Département. Des compagnons de la première heure se rassemblèrent dans notre petit bureau, avides d'informations médicales sur son état. Je dus entendre contre ma volonté des descriptions techniques de l'opération qu'il avait subie et de celles qui devaient suivre. A la description du mélange de tuyaux et de raccords dans le corps anesthésié, je me suis levé de mon siège et mis tous mes camarades à la porte pour ne pas les entendre. Car ainsi je suis, ultra sensible à distance à l'odeur même d'un hôpital, ou à la vue de blouses blanches. Chacun pour se rassurer argumentait que notre ami était un "homme robuste et qu'il s'en tirerait une nouvelle fois" suivant la formule consacrée. Les chirurgiens l'opérèrent avec le succès que nous connaissons en électronique, avec la différence que quand un transistor vient à mourir, on peut le remplacer rapidement  incognito sans causer de chagrin....

Quelques jours après, une affichette bordée de noir, collée au portail, nous apprit l'inévitable. Séfi, c'est ainsi que nous appelions affectueusement  Joseph ( Yosef en hébreu ), était de notre génération. Personnellement je l'avais rencontré pour la première fois, dans une base où il faisait son service militaire en tant que technicien. Né avec un strabisme très prononçé, il ne pouvait être combattant. Je le revois à sa pause, prenant l'air hors de son labo éclairé au néon, jouant contre un mur avec une balle de caoutchouc, comme un enfant , en la renvoyant de toutes ses forces avec la paume de sa main. Démobilisé il trouva un emploi dans notre usine où il gravit rapidement les échelons. Ses qualités s'épanouirent remarquablement dans la réalisation de divers projets où il était à la fois électronicien, programmeur, logisticien et même mécanicien. Toujours prêt à aider et guider les nouveaux-venus,  je ne lui connaissait pas de jaloux, chose pourtant naturelle dans les équipes.

Je montais comme un robot dans le car affrété par la société pour nous conduire au Cimetière de Gédéra. Là-bas une foule d'amis était déjà rassemblée à l'entrée.  Les enterrements sont toujours pour certains l'occasion de se rencontrer et d'échanger des souvenirs. Près de la famille les visages sont  tordus par la douleur mais se dérident au fur et à mesure que les accompagnants s'éloignent en cercles concentriques de l'épicentre du malheur,  et s'autorisent même à bavarder à voix basse. De la petite maison à pièce unique où les Rabbins chargés du Dernier Devoir étaient seuls autorisés à entrer pour laver le corps et le revêtir de son linceul, jusqu'à un autre endroit où le corps fut déposé sur une table en pierre pour recevoir les éloges funèbres, il n'y avait que quelques pas. Pas moins de cinq discours émurent les assistants rassemblés autour de la famille. Celui de Noam, qui comme Séfi fit un chemin semblable dans les étapes de la vie moderne  israélienne où les enfants des villages collectifs que la terre ne suffisait pas à nourrir, avaient choisi la haute technologie, me glaça particulièrement de par ses mots si fraternels. Car nous venions tous de perdre un frère. Se succèdent les éloges du Chef de Service, du délégué du Comité d'Entreprise, d'amis de la famille, et même d'anciens camarades de classe.  Ensuite le cortège gravit la petite colline du nouveau Cimetière. Je restais un peu en retrait, n'ayant pas le courage de voir les fossoyeurs faire glisser Séfi de la civière dans la fosse et entendre le choc mou de la terre qui allait accueillir notre camarade, au milieu des pleurs étouffés de ses proches..  Adossé à un arbre vénérable, je regardais avec étonnement les tombes du vieux cimetière mitoyen, celles des pionniers agriculteurs qui fondèrent le village. Les modestes tombeaux faits de pierres et de ciment, et non de marbre, avaient leurs inscriptions émoussées par les années. Certaines tombes mêmes étaient penchées s'étant enfoncées dans la terre meuble.

La famille de Séfi a ses origines dans le mouvement des "Bilouim" :

"Des jeunes gens et des étudiants fondent en janvier 1882 le groupe « Bilou » (Beith Israël Lekhou Vena'ale) sous l'impulsion d'Israel Belkind, Bilou fut un mouvement de jeunesse juif nationaliste, fondé en janvier 1882 en Russie tsariste par des jeunes gens et des étudiants, sous l'impulsion d'Israel Belkind , après les pogroms visant les Juifs en 1881. Le mouvement prônait le retour en Terre d'Israel dans le but de s'y installer et d'y créer un état juif "'. (Wikipedia).

  Chacun retourna chez-soi, le coeur lourd. Moi je fus invité à me  joindre à une nouvelle recrue qui voyageait dans la direction de mon quartier. Cet homme calme et réservé au travail, se révéla au  volant de sa voiture neuve un chauffeur impatient qui ne souffrait  pas d'obstacle devant lui.  Encore un qui croit que les accidents ne peuvent arriver qu'aux autres. 

Le lendemain, nous regagnons nos places en passant devant le bureau de Séfi tel qu'il l'avait laissé. Le fauteuil qui tend inutilement ses bras, les documents éparpillés devant l'ordinateur, la tasse de café, les lunettes, les photos au mur, tout son petit univers restait figé. J'imagine que dans quelques jours, un inconnu viendra prendre sa place en y mettant de l'ordre avec les photos de ses propres  enfants. De Séfi nous ne parlerons plus qu'au passé.  Moi, je m'attends chaque instant à le voir sortir de son labo, souriant, le visage un peu rosé encadré  de son fin collier de barbe poivre, lançant une plaisanterie pour calmer quelques propos véhéments entre techniciens au sujet de difficultés  rencontrées dans leur projet. 

Je ne pus m'empêcher en serrant les mains de mes amis, de me demander "A qui le tour maintenant" ? Il est peut-être temps pour moi de prendre ma seconde retraite ! Car cette usine sent le sapin...Je pensais même en souriant d'écrire d'avance  sur moi quelques  mots de séparation, brefs mais sincères, pour éviter les formules banales prononcées lors de l'adieu final.

La même nuit, j'eus un cauchemar peu ordinaire. Soudain m'apparut Séfi, couché sur le dos au fond de son trou rectangulaire. Il manifestait sa surprise avec sa logique à laquelle il nous avait habitué, non pas du manque d'air, mais  de ne  pouvoir s'habituer à l'obscurité...


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p.s: Ce mois de Juin, je vais après un long exil volontaire me retremper chez les amateurs de cuisses de grenouilles, encore que d'après la sécheresse qui règne en France, elles ont du émigré vers des rives plus hospitalières et moins dangereuses pour elles. J'espère rafraîchir dans la métropolis mes bons souvenirs de jeunesse et reconnaître les doux paysages que j'ai connus il y a quelques dizaines d'années . Si les hommes changent, la pierre reste éternelle et je l'espère mais sans trop d'illusions, vierge de graffitis.

Ainsi je  me sens pousser des écailles et comme les vieux saumons je retourne à la source en remontant le courant.

Je viens d'entendre le résultat du 13ème concours de piano au nom du génial Arthur Rubinstein*(3). Les 16  finalistes   étrangers et israéliens concurrents   étaient évidemment tous remarquables. Après de longues semaines d'audition, le Premier Prix a été décerné par un Jury composé de nombreuses personnalités musicales de différentes nationalités réunies au Palais de la Culture à Tel-Aviv, à un jeune pianiste russe  qui porta la musique à ses sommets. Des heures divines d'audition retransmises en direct .

Un baume qui me fit oublier un instant que nous vivons encerclés à nos frontières  par des sauvages analphabètes  et fondamentalistes  qui ne connaissent que la musique des explosifs et les invectives de mise à mort. S'il venait à y naître un génie musical, il est fort probable que son talent jamais ne verra le jour, étouffé dans l'oeuf par ces régimes obscurs qui n'enseignent à l'école que la haine et le racisme.

  Notes:

(1)

* Et moi, pauvre prétentieux qui croyait avoir inventé  ce mot ! voir : http://fr.wiktionary.org/wiki/matrie

(2)

* Nom dans les revues spécialisées  d'un projet local pour essayer d'intercepter en vol les fusées balistiques.

Depuis des années nombreuses l'ennemi au Nord et au Sud s'est pourvu de  milliers d'engins à longue portée qui ont hélas fait leurs preuves mortelles et menacent tout le pays, en tenant en otage la population civile israélienne.

(3)  

* La Polonaise Héroïque de Frédéric Chopin, interprétée par l'incomparable  Arhur Rubinstein :

  http://www.classissima.com/en/video/Rubinstein-plays-Chopin-Heroic-Polonaise/

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Published by Georges Lévy - dans souvenirs
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commentaires

rené 11/06/2011 09:53



Bon voyage au pays des mangeurs de grenouilles(mais aussi de couscous et merguez depuis notre arrivée.....)Et si le Limousin te tente tu seras le bienvenu



Georges 18/06/2011 21:01



Bonjour René,


Je reviens d'une visite éclair a Paris. La ville des Lumières mérite sa réputation. Les architectures hausmaniennes toutes ravalées avec leurs balcons de fers forges et leurs balustres sont
remarquables. Les musées regorgent de trésors. Beaucoup de touristes et de résidents cosmopolites. J'ai été étonné par la politesse des passants a qui je demandais mon chemin ! Dans le métro on
m'a même cédé la place. Paris est très propre et surtout très surveillée par des patrouilles de policiers, de gendarmerie, et de soldats en treillis armes jusqu'aux dents !! Curieux effet ! A
Tel-Aviv, on ne voit d'agents de police que ceux qui mettent des rapports aux stationnements illicites !Les filles parisiennes sont presque toutes des mannequins en puissance..Il y en a de toutes
les couleurs ! Mais tout cela vaut-il le calme paysage du Limousin ? Je rentre pour entendre aux informations une annonce qui me replonge dans la boue de la réalité : il faut se préparer ici a un
exercice de défense passive a l'échelon national !...Masques a gaz, abris,encore une répétition en cas d'attaque balistique sur tous les fronts....Bonne semaine ! Amitiés ensoleillées. Georges.



Quichottine 31/05/2011 01:50



Votre page du jour est extrêmement dense et j'aurais peur de dire des bêtises en me contentant d'une première lecture...


 


Je reviendrai lorsque j'aurai l'esprit moins occupé par ma réalité.


Passez une belle journée, Georges.



Georges L. 19/06/2011 10:19



Bonjour Quichottine,
Je reviens de Paris, enchanté par cette Ville des Lumières, qui vraiment mérite son nom. J'avais laissé un Paris aux murs tout gris et j'ai eu le plaisir de retrouver ses immeubles hausmaniens et
autres, tous ravalés ainsi que les monuments. Les musées regorgent de trésors mais j'ai surtout aimé me perdre dans les rues qui mènent à la Seine pour lécher les vitrines des antiquaires et des
librairies anciennes sans oser y entrer pour laisser vaguer mon imagination...J'avoue que j'ai été surpris par la gentillesse et la politesse des parisiens à qui j'ai demandé mon chemin. Paris
cosmopolite est un éventail de couleurs de visages et l'élégance et la beauté y règnent en Reine. Sur les Champs-Lysées brillants de bijouteries et de magasins luxueux pour les Rois du Pétrole,
nous avons fait une exception pour entrer à la Pâtisserie 'Ladurée" où son décor est aussi célèbre que ses gâteaux, macarons, palmiers, millefeuilles, pâtes d'amande, et St-Honoré.. une liste de
délicatesses aussi longue que la chaîne des touristes par cette vue alléchés. Vous devez connaître ce fournisseur de gourmandises, sur internet sa présentation est à la hauteur de ses sucreries
:  http://www.laduree.fr/
En passant dans les couloirs du métro, j'ai vu la direction de Cergy-en-Quichottinie . Mais emporté par la foule des lutins du métropolitain, je suis sortis à l'air libre au 'Milk-Opéra', un
café-internet, et comme un "péquenaud" pour communiquer avec la famille.  Je me suis senti bien complexé à la vue de tous ces humains qui sont nés avec un "I-Phone' dans la paume de leur
main.. Je vous envoie mes amitiés qui j'espère vous trouverons dans une réalité de qualité.



margareth 28/05/2011 20:25



La sécheresse a beaucoup fait baisser le niveau de la Loire, mais il reste encore quelques grenouilles ou crapauds dans les roseaux, assez pour que nous ayons droit à un concert pas très
romantique le soir. Bon voyage, Georges !



Georges 28/05/2011 20:48



Bonsoir Margareth,


Dans mon enfance j'étais souvent penché sur un bassin du parc pour essayer de saisir des têtards qui filaient entre mes doigts ! J'attendais avec patience de voir une gentille rainette sauter
d'un nénuphar, l'espace d'un instant pour se cacher dans la vase !  Aux travaux pratiques de Sciences Naturelles je dus observer les réactions d'une patte de grenouille au choc électrique !
Pas de pitié pour faire avancer la science..



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