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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 13:40

Printemps.

Rien ne peut mieux illustrer le Printemps que cette image de Hansi (1)qui nous émerveille avec le retour en Alsace des Cigognes. Je me souviens de celles de Sétif, perchées sur le sommet d'un silo dont elles en avaient fait leur nid. Peut-être venaient-elles même du petit village de Soultz comme mes ancêtres, pour ne pas devenir allemands après la défaite de Sedan.
Prenez du temps pour admirer tous les détails de ce dessin. De l'abbé qui braque sa lorgnette jusqu'au petit enfant qui agite son chapeau, tous accueillent cette fière Cigogne, symbole du renouveau.

Hansi

Il y a quelques jours j'ai appris le triste sort d'un acteur qui, il n'y a pas encore si longtemps brûlait les planches du célèbre Théâtre Habima de La Colline du Printemps*. Il est devenu alcoolique dans sa vie de tous les jours et a du abandonner son métier.
Il ne pouvait quand même pas toujours jouer sur la scène un rôle d'ivrogne ! De quoi vit-il ? Comme ses compagnons d'infortune: il fouille le matin les poubelles pour en retirer les flacons de verre ou de plastique consignés..Depuis cette nouvelle loi très verte qui oblige les industries de la boisson à reprendre les bouteilles ou canettes en aluminium, les clochards peuvent gagner quelques pièces pour se payer une bouteille pleine de rêve !

Le vénérable Théâtre est en réfection, avec l'adjonction de deux étages en sous-sol pour garer les autos. Les Tel-Aviviens toujours sur le qui-vive pensent qu'en fait ce sera aussi un bon abri pour les habitants du quartier en cas d'alerte . L'échelle du tracteur illustre l'ampleur des fondations.


habima-10-shikma-_sycomore_-septembre-2007.jpg

Près des travaux, j'ai photographié, puisque son visage était masqué, ce sans domicile fixe dormant sous un carton sur un canapé  jusqu'à ce que  le camion de la voirie vienne le réveiller et le sortir de ses vapeurs vineuses. J'avoue que ces clochards qui couchent sous la voûte étoilée sont très rares en ville. D'ailleurs, avant que les conditionneurs d'air se popularisent, bien des habitants qui étouffaient dans l'été humide dormaient sur leurs balcons plus aérés. Sans parler de la jeunesse qui dort sur la plage sous les yeux bienveillants de la Grande Ourse.


Flaneries 0787

 Généralement ce sont des individualistes qui refusent le soir d'être collectés à l'hospice où ils bénéficient de l'hygiène et de la soupe populaire. J'en connais un, que je rencontre souvent sur la promenade Herbert Samuel qui longe la mer. Très grand, bronzé,  avec une crinière rouge et un visage buriné comme celui d'un loup de mer, il bondit devant le passant en criant toujours la même phrase : "Who are you ?" et le laisse passer...sans attendre de réponse ! Dans mon enfance je n'étais pas aussi téméraire. Une fois en sortant de l'École Clauzel et dévalant les escaliers de la rue Tirman, je dus contourner sur le trottoir une misérable, assise à même le sol.

"La Mendiante" par Edgar Degas ressemble à mes souvenirs d'écolier !
Ce tableau qui représente une pauvresse romaine, fut peint en 1857.
Pauvresse Elle avait des yeux glauques qui lui dévoraient le visage. Comme j'allongeais mes pas, elle se redressa en brandissant une lanière et en la faisant claquer sur ma cape ! Je poussais avec terreur le portail de la maison et vite pris l'ascenseur pour le cinquième étage. J'ouvris avec ma clef la porte de chez nous et la refermai avec en plus le crochet en laiton de sécurité car j'étais seul. Quelque temps après, coup de sonnette. Comme ma mère me l'avait appris, j'entrebâillais la porte tant que me le permettait le crochet. Je reculais avec terreur. C'était cette mendiante qui venait sans doute quêter. Ses yeux sanguinolents me pétrifièrent et vite refermais le battant avec le verrou à double tour..Très longtemps, la nuit je me suis entortillé dans mes draps croyant voir devant-moi les yeux enfoncés et les paupières rougies de cette misérable...

De l'autre coté du trottoir, le jardin du théâtre va retrouver une jeunesse en préservant un des plus vieil arbre Sycomore de la ville. Sur la pancarte de l'entrepreneur, une photo prise il y a 65 ans. Avant les travaux j'allais me reposer sous son ombre. Et même cueillais ses minuscules figues rouges et sucrées. Je n'étais pas seul à ce dessert:  les petites chauves-souris qui y habitent en sont aussi très friandes. Et je les ai vu voleter en plein jour .

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C'est le printemps, les arbres se chargent de fleurs mauves.
Des oiseaux ténus et mordorés, au bec courbe et pointu y trouvent leur bonheur et font le notre. Ils sont si furtifs que je n'ai pu les saisir dans mon objectif.

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Ce couple de jeunes Corbeaux prélève de fines brindilles du tronc de cet arbre pour
tapisser leur nid comme de bons parents attentionnés. Leur comportement conjugal et familial est remarquable. (2)

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                               L'entrée accueillante d'un  Café-Librairie-Galerie:
A l'abri du soleil, la clientèle sirote un café frais-moulu en lisant un livre, ou en écrivant un au clavier de leur Lap-top ! Fini le temps où les écrivains traduisaient leur inspiration sur la nappe en papier d'un guéridon ! 

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Silence on tourne !
Au centre de Tel-Aviv, un acteur joue au touriste ou l'inverse...
Au fond, un immeuble typique du style Bauhaus qui a fait de Tel-Aviv la Ville Blanche.


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  Le Grand Magasin est décoré de ballons pour les enfants en vacances de Pâques.'
Au sous-sol, des livres en solde: achetez-en deux et le troisième est gratuit ! En Israel la quantité de livres édités chaque année est impressionnante (3).
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Moi je suis le sélecteur, n'entre pas qui veut !

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Faut montrer patte blanche !
 
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Une  vitrine de T-Shirts, et un mannequin inattendu: Ahmadinejad !
Son destin sera-t-il celui de Sadam Hussein ?

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J'ai retrouvé un ami d'enfance qui lui n'a pas vieilli.. Pinnochio et Gémini son bon petit lumignon étaient mes meilleurs amis. Je suivais ses aventures toujours émouvantes avec une tartine de pain beurrée qui semait ses miettes entre les pages..
Moi aussi je n'ai pas toujours écouté les bons conseils de mes parents chéris !
Mais si mon nez s'est allongé, c'est parce qu'avec les oreilles, ce sont les deux parties du corps qui grandissent toujours après l'adolescence.


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Ce chat trop bien nourri privilège cet accoudoir pour s'y étaler. Visiteur, attention aux griffes. Avec sa moustache et son poil noirs et sa raie centrale il ressemble à Hitler (Que sa mémoire soit maudite) . Pourtant ce chat a remporté un record éblouissant : il est tombé en chute libre du balcon d'un immeuble de cinq étages, et s'est retrouvé sur ses pattes, absolument indemne.


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Rien ne vaut la marche à pieds. Le prouve cette image ci-dessous. Ce camion-grue a déposé sur son dos cette voiture en stationnement interdit, en moins de 30 secondes !.

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J'avoue que je ne suis pas resté immobile très longtemps moi aussi après avoir pris ce cliché au vol ! Avec ces diables qui enlèvent tout ce qui stationne, j'ai préféré allonger mes pas !...et suis retourné chez-moi, c'est plus  sur !

Notes :
* Traduction mot-à-mot de "Tel-Aviv", nommée aussi "La Ville Blanche" par l'Unesco.

(1) Hansi:
http://www.greatwardifferent.com/Great_War/Hansi/Hansi_01.htm

(2) Nos amis les Corbeaux:
 http://www.uniformis.net/corbeau.html
(3) La littérature israélienne:
 http://www.centrenationaldulivre.fr/?Presentation-des-litteratures

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Le temps passe, la plaie reste ouverte.
Les responsables restent impunis.
In Memoriam:

Le 26 Mars 1962, la France a commis un crime de sang dans le but de clore définitivement le cercueil de l'Algérie Française. Non seulement le 19 Mars nos dirigeants livrèrent les civils aux mains du F.L.N., en donnant l'ordre à l'armée de rester casernée, mais le 26 Mars organisèrent un guet-apens pour briser tout l'élan patriotique
d'un peuple armé de drapeaux tricolores. En voici les témoignages sur le site :
 http://www.babelouedstory.com/thema_les/26_mars/00_accueil/00_accueil.html

Passant, respectons ensemble une minute de silence en la mémoire de ces Français, qui crurent dans un ultime sursaut en l'honneur de la France.

Je me permets de recopier ces lignes que j'avais écrites alors d'un trait:

Le Dernier Printemps d'Alger
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J'ai encore des cauchemars de ce 26 Mars 1962, et pourtant j'en ai vu des attentats en Algérie et en Israel !.

            Comme d'habitude, en cette période de changement de saison, (encore une bonne excuse de Docteur pour expliquer mon allergie), j'étais souffrant des bronches.
             Une maladie qui m'a peut-être sauvé la vie. Les jours précédents, raccompagnant ma mère d'un ouvroir, "Les Dames Visiteuses", organisation de charité, j'avais pu voir tourner dans le ciel , comme des mouches, des avions de chasse T6 cocardés de tricolore au dessus de Bab-El-Oued.  Pour les jeunes lecteurs, disons que ce quartier prolétaire était l'équivalent d'un Faubourg St-Antoine de Paris, adossé à la Casbah. La Chasse française mitraillait les terrasses ouvrières. De loin,  je n'entendais rien, et ne connut des détails du siège que plus tard.
          Les affiches collées en hâte aux murs pendant le couvre-feu, les attentats, la rumeur publique, les nouvelles vraies ou fausses, les émissions pirates, les concerts de casseroles accompagnaient  les jours et les nuits d'un peuple en colère qui voyait sa patrie se dérober sous ses pieds.
                Toujours est-il que 5 jours (un chiffre porte-bonheur comme une main de Fatma), après le début officiel du Printemps, fut organisée une manifestation de solidarité pour la population de Bab-El-oued, assiégée par les forces de l'ordre.
             A Alger, chaque manifestation converge d'abord vers son coeur, qui est le quartier du Square Laferrière, au bas du Monument aux Morts. Ici, les cris de "A la Bastille !!" sont remplacés par "Tous au G.G*" ainsi du moins le fut le 13 Mai 1958.
            Le 26 Mars 1962, le rendez-vous était devant la Grande Poste, une esplanade vaste où convergeaient des rues aux noms glorieux, Baudin, Michelet, Isly, Bugeaud et autres... De la fenêtre du cinquième étage de la rue Sadi-Carnot, mon poste de guet habituel, où accoudé je passais des heures à mon observatoire pour me distraire et oublier ma poitrine sifflante, je vis ce matin de  Printemps, s'organiser  le cortège  joyeux de passants pacifiques et d'étudiants et écoliers en goguette, nombreux brandissants le drapeau tricolore, en culotte courte et sandales, s'interpellants, reconnaissants des amis et camarades et  tous marchants au milieu de la rue car Alger  était en grève. Les rideaux de fer des magasins étaient baissés, et en face de chez moi, l'immeuble des Chemins de Fer était vide de ses employés, et même  du port ne me parvenaient plus les sifflements des remorqueurs.
        Sous le soleil algérois, les choses les plus graves ne sont jamais sérieuses :J'avais d'en haut, l'impression d'une kermesse. Je vis même de la rue Drouet-d'Erlon déboucher des voyageurs débarqués d'un train à la Gare de l'Agha, se joindre à la foule. Je pouvais suivre des yeux les passants qui montaient la rue Charas et enfilaient le Boulevard Baudin, tout en entendant le reportage à Radio Monte-Carlo, qui était alors la source de nos informations non censurées. Le bruit de la mitraille à la Grande Poste, je l'entendis à ma radio portative, et plus proche de moi, sursautais aux chocs des  ricochets de balles qui martelaient les devantures closes du début de la rue Sadi-Carnot. J'entendis alors les cris de "Halte au feu", enregistrés par Julien Besançon :

http://www.cerclealgerianiste-lyon.org/audio/isly.wav

             Les criminels avaient agi en plein jour. Quelques minutes après, je vis des passants affolés revenant en sens inverse et je devins un témoin impuissant et terrorisé de ce que je vis: un camion à ridelles chargé de corps ensanglantés qui filait à toute allure et à grand renfort d'avertisseur vers l'Hôpital Mustapha en bout de la longue rue Sadi-Carnot.
           Suivirent des camionnettes et autos particulières, leurs chauffeurs agitant éperdument des mouchoirs blancs en dehors des portières. Je ne vis même pas une seule vraie ambulance. Le silence était tombé comme une chape sur le quartier.
             A la radio, un  appel à tous les étudiants en médecine pour se rendre aux hopitaux, un appel pour les transfusions de sang, un appel au secours censuré qui mettra plusieurs jours pour arriver en France.
             Du bleu, du blanc et du rouge de la France n'en restait que le rouge du sang et de la honte sur les pavés d'Alger.
           Délaissant la fenêtre, mon coeur battant trop fort, je vis sur les murs de la chambre de mes parents, une orgie d'arc en ciel qu'un face à main  biseauté réfractait d'un rayon de soleil.
           Je ne pus soutenir ce phénomène merveilleux et incongru et retournai le miroir, en signe de deuil.
          Mon père avait essayé le soir de parler en anglais avec la direction du "New-York Times" pour qu'il diffuse la vérité sur le massacre. Il fallait pourtant que la vérité soit connue et traverse la mer.
       "Il y a, épinglées aux arbres, des listes de Héros", ainsi, j'avais commencé à rédiger ce que je vis en allant le lendemain sur les lieux du Crime. Les troncs des ficus étaient devenus des poteaux de fusillés. Des listes de disparus y étaient piquées. Leurs cadavres furent jetés pèle-mêle à la morgue. 
     Le Plan avait réussi, et fut cloué ce jour- là le cercueil de l'Algérie Française. Tout a été filmé, photographié, enregistré, mais nous resterons pour combien de temps des "profiteurs esclavagistes et des colonisateurs cruels", pendant que les porteurs de valises et de bombes écrivent leurs mémoires de "résistants" ?.
       Plus tard, la vérité que nous crions sur les toits depuis cinquante ans se fera entendre, mais nous ne serons plus là. L'Histoire s'écrit lentement, comme le vin qui dépose sa lie.

        Le "Massacre de la Rue Transnonain" a été immortalisé par Daumier.

     Celui de la Grande Poste d'Alger attend encore à la  grande porte de l'Histoire.


       *"GG" :L'immeuble du Gouvernement Général.(pour les jeunes)
         N.B.Merci au Cercle Algérianiste à qui j'ai emprunté cet enregistrement

 


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Published by Georges Lévy - dans souvenirs
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commentaires

corine 10/04/2010 21:23



bonsoir Georges


je viens souvent voir votre blog je viens de lire votre article concernant le 26 mars que je n'oublierais jamais, comme je sais que vous êtes en Israel peut être que vous n'avez pas eu cette
vidéo, un ami oranais l'a un peu modifié après l'avoir reçue et maintenant elle est sur 


http://www.youtube.com/watch?v=YDjdixWwD6k


encore merci, amitiés


Corine


 



Georges 11/04/2010 06:24



Bonjour Corine,


Merci de votre envoi. Nous espérons tous que cette époque ne sera jamais oubliée, car c'est une page de l'Histoire de France que tant veulent arracher du Livre de notre passé. Amitiés
ensoleillées et rendez-vous sur la friandise au miel !.


 



margareth 07/04/2010 15:34



Ce texte m'apprend tout : je n'avais jamais entendu parler de ce massacre.



07/04/2010 20:32



Bonjour Margareth,


L'Histoire a besoin de temps pour se décanter . La Vérité je l'ai connue en temps réel parce que témoin. Après cinquante ans la France ignore encore son passé algérien .C'est pour celà qu'il faut
écrire . Encore faut-il etre lu ! .,Merci pour votre message .



Quichottine 07/04/2010 13:06



Juste un passage... printanier, pour vous souhaiter une belle journée.


Merci d'avoir laissé des mots dans ma bibliothèque.


J'espère que vous allez bien et que ces Pâques vous ont apporté de la joie.



Georges 07/04/2010 20:52



Bonjour Quichottine,


Aujourd'hui j'avais lancé un billet où je publiais un extrait des "Contes de Jérusalem" de Samuel Agnon Prix Nobel. Seulement six pages magnifiquement traduites en francais,  qui décrivent
les réactions de citoyens devant "La  Pelure" qui a failli causer un accident. Personne ne s'avise à la ramasser mais elle est la source de maints commentaires et situations ubuesques qui
sont universels. La petite ville est en Galicie, mais elle pourrait etre partout ailleurs. En pensant au "copyright", j'ai tout effacé ! Il va me falloir  tout refondre en ne faisant que des
citations...Merci pour votre coucou printanier.


 



René 29/03/2010 10:19


Bonjour georges,encore un beau reportage! je ne savais pas que Tel Aviv voulait dire "ville blanche".....jumelle d'Alger la blanche? Je vois que toi aussi ,tu as eu une pensée pour ce jour tragique
du 26 mars 1962.c'est notre devoir de raviver la mémoire.


Georges 30/03/2010 21:04



(Tel=Colline, Aviv=Printemps). C'est l'Unesco qui a consacré le nom de "Ville Blanche" à cette ville).


Oui nous devons le plus souvent possible évoquer ce dont nous avons été témoins en Algérie, par respect pour nos parents.



Quichottine 28/03/2010 10:47


PS. J'ai oublié de vous dire.

Enfant, j'avais cinq ans, j'étais là-bas. Nous parlions des fellaghas sans savoir qui ils étaient, sans en avoir rencontré.

Mais le quotidien était doux pour l'enfant que j'étais. Je n'ai que des images de contes de mille et une nuits dans mes souvenirs. Un couscous mangé sous une tente, dans un cérémonial qui ne doit
pas avoir beaucoup changé chez les touaregs d'aujoud'hui, les cavaliers d'une fantasia, les dromadaires.... tout ce qui peut frapper l'imagination enfantine et qui n'est pas sanglant.

Mon père partait tôt le matin, et quand il rentrait le soir, il ne racontait rien.
Nous étions à l'abri du petit fort, aux portes du désert. à Zenina. Je n'avais pas le droit de sortir pourtant, tous ceux qui vivaient là ne semblaient pas malheureux.

Je crois que j'étais déjà dans un "ailleurs" qui ne correspondait pas tout à fait à la réalité. Je n'ai gardé que de bons souvenirs, et, comme ici, des images.

Finalement, c'est vrai que les événements ne se sont déclenchés que plus tard.
Ce n'est que pour expliquer pourquoi dans mon esprit je ne relie pas l'Algérie à des colons méprisables. Je pense qu'il y a eu un moment où Français et Algériens vivaient ensemble dans le respect
des uns et des autres... mais peut-être ai-je tort.

Passez une belle journée, Georges. Merci pour le caquichottinard. Il me manque parfois, mais j'essaie de garder à l'esprit ces petits coins de ciel bleu où il est.


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