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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 17:30

Monsieur-B-jpg  

Hier dans l'autobus, s'assit presque en face de moi un vieil homme  dont l'apparence ressemblait d'une manière frappante à une de mes connaissances des années 70. N'aurai-je pas été certain que ce personnage  fut décédé depuis 30 ans, que je me serai levé pour lui serrer la main.  Je ne pouvais quitter mes yeux des traits de son visage, bien que mon regard était déjà à la limite de la politesse. Il descendit avant mon arrêt, ce qui me soulagea. Je me promis d'évoquer son souvenir par ces lignes pour lui rendre hommage, quoique après tant d'années je suis presque certain de n'y attendre aucun écho.

On croise quelque fois sur le chemin de sa vie une personne qui laisse une profonde impression, après qu'elle eut disparu de notre paysage familier, comme le dit la chanson du poète. Moi j'ai eu la chance et le privilège de côtoyer de longues années, un petit homme trappu
à la poignée aussi vigoureuse que son coeur était large. Il était déjà d'un certain âge quand je suis entré, tout frais isra
élien, dans son Département.
Mais même au fil des ans, il restait aussi droit qu'un peuplier, et seules ses joues se piquaient de petites taches avec la vieillesse. Le matin, lorsque je montais dans le car du personnel, je m'asseyais toujours
à coté de lui et nous bavardions pour passer l'heure monotone du trajet: il n'était pas du genre à perdre son temps à dormir ! Il avait l'habitude de pendre sa serviette de cuir  démodée
à un crochet  en "S" de sa fabrication à un barreau de la fenêtre , ayant ainsi les mains libres  pour lire le Journal "Haaretz" ("La Terre"), un grand quotidien libéral. Comme tout jeune émigrant en Israel, j'aimais parler de la "situation" avec des mots tranchants qui ne laissaient pas de place aux nuances  et avec la fougue de la naïveté, j'évoquais le "Status-Quo", cher à Moshe Dayan. C'est au contact de cet Ingénieur,  que j'ai appris à réfléchir et à me faire une opinion personnelle, et surtout à ne pas juger qui ou  quoique ce soit d'une façon définitive et immodeste .
En Israel, où le vouvoiement est inconnu, les personnes étrangères se tutoient naturellement et les barrières n'existent pas, ce qui quelque fois me fait battre en retraite devant cette familiarité. Alors, pour les personnes
à qui on veut montrer spécialement sa déférence, on fait précéder son nom d'un  "Monsieur", qui est quelques fois employé par sarcasme par des irrespectueux.
Ainsi Nathan était connu
à l'usine avec la plus grande considération comme "Monsieur Nathan  B..." , et les autres de par leur simple prénom !.
Il était originaire de Vilnius, où j'y ai retrouvé son nom de famille, avant qu'il ne fut hébraïsé,  sans rien d'autre précision. Une année de particulière nostalgie, et encore
à l'époque du Rideau de Fer, il se rendit en voyage organis
é en Suède pour se rapprocher au maximum, mais séparé par un bras de la mer Baltique, de sa chère Lituanie où il avait vécu .
Je crois me souvenir, il me l'avait précisé au fil de la route, que dans ses lointains souvenirs d'enfance, il lui restait en mémoire que son père avait été une personne influente qui recevait dans son appartement les personnalités bolchevistes célèbres de l'époque révolutionnaire. Lui avait fait ses études d'ingénieur en Russie et lorsque l'ignoble Pacte Molotov-Ribentropp sur le dos de la Pologne déchirée fut violé, la Deuxième Guerre mondiale éclata. En tant qu'officier il participa brillamment
à la défense héroïque de Stalingrad pendant cet hiver si cruel où le froid et le feu firent autant de victimes. Sa modestie était telle qu'il ne racontait que des bribes de sa vie personnelle. Et maintenant que je ne peux plus lui poser de questions,  je rage de mon ignorance.


Il me précisa seulement qu'un jour son jeune fils revint à la maison, avec comme sujet de rédaction à rendre, "Le Héros Staline". Une ode au dictateur à ne pas bâcler pour ne pas être remarqué dangereusement  par les sbires du régime, comme une famille de réfractaires !! Monsieur Nathan était un humaniste fervent, élevé dans le respect des peuples et des citoyens, et souffrait de voir la Russie soviétisée devenir une dictature aussi fasciste qu'allait devenir l'Allemagne nazie. Pour lui, il n'était pas question que son propre fils écrivisse en devoir de maison une Ode au Petit Père des Peuples qui avait, entre autres crimes politiques, assassiné tant de juifs de l'intelligentsia. Ce jour précis il décida, je ne sais comment de sortir de l'Union Soviétique pour aller en Allemagne avec sa famille. Il abandonnait ainsi son poste de Directeur d'une grande usine, pour chercher un emploi d'ingénieur expérimenté . Et puis, à la montée du nazisme, ce juif, pas du tout pratiquant, et profondément socialiste dut fuir les milices hitlériennes. Il arriva à Paris, la ville qui éclairait alors de ses  Lumières un monde que gagnait la peste brune et où les réfugiés pensaient trouver un asile sûr.
L
à bas naquit un deuxième enfant. Lors d'un hiver parisien rigoureux, (ils habitaient très démunis un  vieil appartement mal chauffé), le bébé mourut d'une complication qui suivit une otite mal soignée. Il fut enterré dans un cimetière parisien. Ce fut pour lui et sa femme un drame immense, que le sort lui infligeait après tous les dangers qu'ils avaient traversés. Il travailla après la Guerre  avec toute son ardeur dans une très moderne société d'électronique de la France renaissante de ses cendres. Disons que son savoir étant universel, il aurait pu se spécialiser dans tout. Il parlait et écrivait couramment le russe, l'allemand,  l'anglais et le français.   Son savoir était d'une universalité rare en notre temps de la spécialisation,  mais cet érudit mais n'en faisait usage avec son interlocuteur qu'avec modestie en lui laissant le choix de l'appréciation.
Après la création de l'Etat d'Israel, alors que certaines personnes déplacées s'établissaient en Amérique ou au Canada, pour y retrouver la paix après la tourmente, il décida de monter en Israel, encore dans ses langes, et menacé de toutes parts.. C'est dans une usine où je fis mes débuts, que je l'ai rencontré. A la sortie de la Guerre des Six Jours, après l'angoisse du déferlement du Panarabisme de cinq armées ennemies, régnait en Israel l'euphorie de la Victoire. Mais il fallait déjà penser
à l'avenir sécuritaire du petit État. Monsieur B...était
à la tête d'un important département. Au contraire des tables de ses collègues couvertes de paperasses, son bureau était toujours d'une netteté irréprochable, à croire que son propriétaire était en vacances ! Les dossiers  étiquetés étaient rangés dans leurs tiroirs, les schémas une fois consultés rejoignaient immédiatement leur place dans les classeurs. Chaque fois qu'un problème se posait, il était là  pour le résoudre, ne laissant  jamais une réponse dans le vague, à tel point que je l'ai vu se mettre en colère qu'une seule fois lorsque après sa patiente explication à un jeune technicien, celui fit semblant d'avoir compris pour ne pas passer pour un ignare. Monsieur B... qui le coinçât par une question, lui administra une autre explication en  ne lui pardonnant pas d'avoir fait semblant de comprendre ! On pouvait le déranger à n'importe quel moment, et alors il demandait quelques instants de réflexion... le temps d'humecter ses doigts et de sortir de son tiroir un quart de feuille soigneusement coupée et  il inscrivait l'essentiel de ses réponses.
Un jour il me donna une copie d'un tableau qu'il avait écrit, où les chiffres décimaux étaient traduits en code binaires et Gray pour faciliter mon travail.

 

Code-Gray.jpg

 

 

 

J'ai gardé en souvenir cette photocopie de son écriture fine et précise. !

Cet homme simple avait une haute idée de l'intégrité. Je me souviens d'une de ses réactions  comique à nos yeux, jeunes israéliens un peu rustres.  Un jour sa cafetière électrique cabossée dont il se servait pour se verser une tasse de thé tomba en panne.  Il vint alors nous demander la permission (!) de se servir de la notre. Mais outre cette politesse  exagérée, et voyant notre bouilloire moderne d'un modèle diffèrent, il nous demanda avec le plus grand sérieux si c'était un ustensile appartenant à l'Etat ou non ! Car il ne pouvait être question de profiter de la propriété privée....Tellement il était habitué par son séjour en URSS aux coutumes socialistes...

 

Monsieur B... qui avait débuté dans  son métier d'électronicien  au temps des volumineuses lampes à tubes, continua sa carrière avec les applications des transistors, des circuits intégrés logiques et analogiques, apprit la programmation et ses divers langages avec l'apparition des ordinateurs, de telle sorte qu'il pouvait affronter les systèmes les plus compliqués et les approfondir dans leurs détails. Il apprit le maniement et les applications des microprocesseurs et nous en expliqua les secrets.

Ses grands schémas fonctionnels étaient célèbres, il tenait à les dessiner lui-même et à les colorer pour mieux les rendre compréhensibles aux néophytes.  Dans un coin on pouvait lire en lettres minuscules des annotations personnelles en hébreu, français, anglais et allemand, sans doute pour mieux cerner leur  délicate signification technique !. Je les avais conservé avec vénération longtemps après sa disparition ces accordéons de papier translucide jusqu'au jour où à mon tour de partir en retraite, je dus m'en séparer et les détruire car les anciens témoins de notre époque n'étaient plus là pour les apprécier. Ce fut pour moi un vrai crève-coeur que seuls ceux qui arrivent en fin de carrière peuvent comprendre.  En aurai-je eu l'autorisation, que j'aurai accroché une de ces reliques au mur de mon salon, comme un tableau de Maître.

 

Son fils unique était devenu un Chercheur chez IBM. Chaque fois qu'il se rendait à Nice pour un Symposium, Monsieur B...en profitait pour le rejoindre, le voyage en Amérique lui étant trop fatiguant. Ainsi me dit-il se rencontraient à mi-chemin.


Il habitait avec sa femme au ré-de-chaussée d'un genre d'H.L.M
à toits de tuiles à Ramat-Gan, un faubourg de Tel-Aviv. En 1991, lors de la Guerre du Golfe, durant laquelle Israel ne brûlâ pas une seule cartouche, Saddam Hussein, cet aspic venimeux qui avait saupoudré de gaz mortel d'innocents villageois Kurdes, tira des  terriers de son désert irakien où elles étaient cachées, quarante fusées balistiques du type Scud. Une époque angoissante où à chaque alerte nous étions obligés de nous munir d'un masque devant théoriquement filtrer sarin, anthrax et toutes sortes de produits mortels, en espérant que l'ogive mortelle ne tomberait pas sur notre maison sans abri. Une nuit, la charge explosive (conventionnelle) tomba dans le quartier de B...,  à mille mètres du mien.  Son appartement fut épargné mais une file de maison avait ses murs béants avec les fenêtres arrachées. Les débris de tuiles jonchaient le sol comme des feuilles mortes. Des containers furent disposé s dans la rue par la Mairie, pour permettre aux habitants traumatisés, d'y mettre provisoirement leurs effets.  Il sortit vainqueur une fois de plus de ce bombardement. Mais brusquement il dut réunir toutes ses forces force pour une nouvelle lutte contre le sort .
Sa femme  était atteinte d'une maladie irrémédiable et elle disparut après un long combat et il se retrouva tout seul en Israel. Il tenait sans aide son minuscule appartement de plain-pied avec un jardinet commun aux habitants. Lorsque je lui rendis une visite de condoléances, il était en train d'arroser précautionneusement un rosier, que sa femme avait plant
é, me dit-il d'une voix étranglée.
Plus que jamais l'usine devint sa seule famille .
Le matin, il venait nous serrer la main, non pas pour vérifier notre présence, mais pour  demander
à chacun des nouvelles de nos enfants. Il en connaissait non seulement les prénoms, mais aussi s'intéressait à leurs progrès scolaires .

 Il me confia un jour qu'il aurait pu, comme il le fut à  l'étranger, briguer le poste de Directeur Général, mais cette responsabilité l'aurait inévitablement obligé à s'éloigner de la technique et surtout à s'occuper de gestion du personnel et qui fatalement  l'aurait conduit à prendre des mesures de compression en cas de crise économique, et cela il ne pouvait l'envisager !

Au fil des années, sa démarche fut plus difficile, ses pas plus courts, mais ne se plaignait de rien et jamais ne manquait une jour de travail. Il rapportait du déjeuner à la Cantine quelques tranches de pain, m'expliquant que sa boulangerie était  close quand nous rentrions le soir. L'hiver, il portait un béret basque, coiffe peu habituelle en Israel, s'entourait d'une écharpe, et avec sa gabardine semblait être plus un parisien qu'un israélien qui lui ne porte jamais de manteau, tout au plus un anorak ! Pour être à la charge de personne, il vendit son appartement et entra dans une maison de retraite. Je décidais un jour d'aller lui rendre visite. Encore très alerte mentalement, il me demanda de le prévenir de mon arrivée et en fixa l'heure, car chez lui tout était d'une précision scientifique .
Après m'être fait annonç
é à la réception, je pris l'ascenseur et Monsieur B... m'attendait sur le palier pour me guider...Il m'invita à entrer dans sa chambrette, nette comme au premier jour de sa création. Le meuble principal était près de la fenêtre. Une table où était rangée à l'équerre une petite radio avec ses cassettes "de musique classique" me précisâ-t-il..Et aussi un dictionnaire bilingue, Allemand et Russe. Ouvert sur la table, un livre en lettres gothiques qu'il avait abandonné à mon arrivée, en y mettant un signet. Et puis brusquement, il ouvrit les portes de son armoire, pour me montrer des étagères où était rangé son linge comme pour la revue. J'étais gêné de cette intrusion dans son intimité, Il voulait sans doute me montrer qu'il n'avait pas changé et qu'il était fier de son ordre.
Seulement après cette auto-inspection il m'invita
à m'asseoir et la conversation roula sur les collègues qui lui manquaient et dont il était avide d'avoir des nouvelles d'Uzi, Avner, Bloria, Jacob, et autant de  nombreux techniciens qui étaient presque pour lui ses enfants....Ainsi pendant cette courte visite, il se retrempait dans l'ambiance vivifiante de son travail.
Je lui offris le livre de Jacques Hillairet "Connaissance du Vieux Paris". Un livre précieux pour les amoureux de cette ville, comme lui. Il fut enchant
é de se promener en chambre dans ces rues qu'il avait tant  aimées, malgré le drame qui l'endeuilla.


Une année où le Comité d'entreprise organisa un rassemblement des pensionnaires à  l'Usine, avec déjeuner et  chansons folklorique  de la chorale, il fut envoyé un taxi spécial à  sa Maison de Retraite, car il ne pouvait plus se déplacer.
C'est dans un fauteuil de paralytique qu'il fit son apparition. J'en eu le coeur si serré, que je me suis éloigné du cercle d'amis qui vinrent l'accueillir. Je voulus égoïstement rester avec le souvenir de ce petit homme si actif, méthodique et brillant, mais avant tout au grand coeur et ne pas être témoin de sa déchéance. Ce fut sa dernière apparition.


Par décision exceptionnelle de la Direction, et cela du à sa compétence dans l'accomplissement des projets, il était resté à son poste plus de 20 ans après la limite d'âge.....

Brusquement me vint à l'esprit qu'au contraire de la France, par exemple, il n'existe pas en Israel de décorations civiles (ou militaires) comme la Légion d'Honneur. Sauf une très rare médaille de distinction délivrée avec parcimonie pour les actes de bravoure au feu.

Eussent-elles existé dans notre pays égalitaire, pour "Services éminents rendus à la Patrie" que Monsieur B..., dans son immense modestie, les auraient certainement refusé, bien que les méritant toutes .


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Published by Georges Lévy - dans souvenirs
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commentaires

Dinet 02/11/2011 16:50



Un texte qui rend bien compte de la vie de Monsieur B... ainsi que du souvenir ému et admiratif que vous lui portez. Je relirai ce témoignage volontiers, et intérieurement m'associerai de
nouveau à ce bel hommage rendu à un grand monsieur.



Georges L. 03/11/2011 18:43



Merci Monique d'avoir lu ce témoignage, hommage à un personnage pétri de modestie mais sortant de l'ordinaire des relations humaines dans le monde du travail où la concurrence fait rage et où
chacun est si dépersonnalisé.  
J'ai exprimé dans ces courts souvenirs, ce que chacun de mes compagnons ressentirent aussi dans leurs carrières dans ce même département. J'ai vraiment eu de la chance d'y avoir passé quelques
dizaines d'années, quand les joies ou les peines de chacun au long des évènements étaient partagées par tous. 



rené 19/10/2011 07:05



Souvenir...quand tu nous tiens!il parait qu'à notre dernier jour ,on voit défiler sa vie..J'éspère qu'alors,pour nous éxilés de notre pays de naissance,ce sera un trés beau film et que la vision
de nos jours heureux l'emportera sur les autres et qu'ainsi ,nous passerons la porte..heureux.



Georges L. 20/10/2011 19:33



 


Bonsoir René,


Personne n'est revenu pour nous confirmer ce court métrage ! Je me souviens, que notre prof de Sciences Naturelles nous avait expliqué en parlant du système nerveux qu'on avait demandé à des
condamnés à la Guillotine de donner un signe avec leurs yeux pour prouver qu'un reste de vie continuait...évidement aucune réponse !  Je ne crois pas en une autre vie meilleure ou pire..
L'essentiel est d'essayer d'évoquer  objectivement le passé pour éduquer nos enfants..
Mais au diable ces détails macabres !
Amitiés ensoleillées.
Georges L.


Personne n'est revenu pour nous confirmer ce court métrage ! Je me souviens, que notre prof de Sciences Naturelles nous avait expliqué en parlant du système nerveux qu'on avait demandé à des
condamnés à la Guillotine de donner un signe avec leurs yeux pour prouver qu'un reste de vie continuait...évidement aucune réponse ! Mais au diable ces détails macabres ! Amitiés ensoleillées.



Quichottine 09/10/2011 23:39



Il vous a beaucoup marqué, c'est certain, mais il en est ainsi de tous les êtres d'exception.


 


Je crois que j'aurais bien aimé le connaître. La présentation que vous en faites à travers vos souvenirs donnent envie d'en savoir davantage, de l'écouter vous raconter, vous expliquer...


 


Merci pour ce partage de souvenirs.


Passez une belle semaine, Georges.



Georges L. 11/10/2011 09:43



Oui, un personnage si modeste à la culture si étendue qui valait bien dix de ses confrères de travail, tant pour la qualité que la quantité de la tache accomplie. A notre époque de la
spécialisation à outrance, ce genre de personnage universel est devenu rarissime . Et en plus ajoutait quotidiennement une note de bonne humeur et d'optimisme dans ses relations laborieuses
!.Merci de m'avoir lu et apprécié  ces quelques souvenirs qui m'ont marqués.


Bonne journée Quichottine !



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