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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 16:02
Aujourd'hui je peux enfin sourire ,satisfait pour une fois à la lecture des journaux en provenance de l'étranger .D'habitude certains m'irritent spécialement car ils ont l'art de rapporter les évènements au Moyen-Orient en les déformant, non sans une perfide adresse qui fait croire au lecteur non averti à leur objectivité .D'autres carrément répètent leur même prose haineuse en écrivant sur Israel , comme des voyous écrivent leurs graffitis pour salir une belle façade .
Mais ces derniers jours, en manchette, tous reproduisent les photos de " manifestations monstres", "en solidarité avec Gaza " .Avec des reportages enflammés  qui traînent Israel au pilori .
Alors maintenant vous avez du deviner pourquoi je suis apaisé et heureux en lisant cette presse .
S'il y a une telle protestation générale contre l' État Hébreu,si Israel est condamné à l'unanimité, c'est donc  bien c'est parce qu'il est en train de gagner la guerre contre ses ennemis fanatiques .
Des juifs qui ont l'audace de se défendre légitimement et encore plus de défaire ses ennemis ,celà met les intellectuels,les syndicats,les fascistes comme les communistes, le Vatican, l'ONU et  la populace en une violente colère !
Alors c'est donc bien vrai, enfin je vais pouvoir bientôt respirer librement, débarrassé de la terreur du Hamas.En bénissant les courageux enfants d'Israel qui  réduisent nos agresseurs,et en espérant la délivrance de Guilad Shalit , alors je pourrai retourner cultiver mon jardin.    

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 12:17
Légitime défense interdite aux juifs :
Je viens de lire le Journal La Croix du 8/1/2009 .
Après huit années de silence sur les les atrocités commises  en Israel par le Hizbola, et le Hamas, et le Fatah, le Vatican se réveille pour accuser Israel de se défendre .
Le Vatican reprend les mauvaises habitudes de Pie-XII et la collaboration de l'Eglise avec l'ennemi hitlérien . (A la seconde où j'écris 4 fusées Grad se sont écrasées sur Ashkelon, causant blessés et dégats ) .
Voici la copie édifiante du journal , j'y ai ajouté le dessin du journal algérien El-Watan de la même veine .


"Le  pape demande le retour de la trêve

Le Saint-Siège estime que la reprise des négociations exige l'arrêt des hostilités

La situation à Gaza inquiète le Saint-Siège. En témoignent les interventions à ce sujet du pape, notamment jeudi 8 janvier, devant les ambassadeurs réunis pour les vœux du Nouvel An.

Mais, alors qu'une déclaration du cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, comparant mardi la bande de Gaza à un « camp de concentration », a semé un profond trouble du côté des autorités israéliennes, Benoît XVI, au contraire, a pris soin à chaque fois d'exprimer une position équilibrée. Il avait ainsi, mardi, demandé que soient encouragés ceux qui promeuvent la paix « dans chacun des camps », et parlé au pluriel « des populations victimes de la haine et de la guerre ».

Ci-dessous un dessin extrait du journal algérien EL-WATAN, de la même veine que la déclaration du Vatican .




"Même équilibre, devant les ambassadeurs, même s'il s'est montré particulièrement ferme à l'égard d'Israël. Il a ainsi rappelé que, pour le Saint-Siège, « l'option militaire n'est pas une solution, et que la violence, d'où qu'elle provienne et quelque forme qu'elle prenne, doit être condamnée fermement».

Le retour de la trêve, préalable à toute solution

C'est bien d'abord à l'État juif que s'adresse sa demande d'une « remise en vigueur de la trêve dans la bande de Gaza », à ses yeux préalable indispensable à toute solution.

Seconde étape : relancer les négociations de paix, mais « en renonçant à la haine, aux provocations et à l'usage des armes ». Il a aussi appelé de ses vœux l'émergence d'une nouvelle classe politique israélienne « à l'occasion des échéances électorales cruciales qui intéresseront beaucoup d'habitants de la région dans les prochains mois », allusion au scrutin du 15 février prochain.

Nouveaux responsables, qui, a dit le pape, doivent pouvoir « guider leur peuple vers la difficile mais indispensable réconciliation ». Déjà, un commentaire à la une de L'Osservatore Romanodu 29-30 décembre affirmait que « pour l'État juif, la seule voie de sécurité possible doit passer par le dialogue avec tous, y compris ceux qui ne le reconnaissent pas », c'est-à-dire le Hamas.

Reste à savoir si le pape se rendra, comme la presse l'a annoncé, en Israël dès mai prochain. Un voyage sur l'hypothèse duquel le Vatican, contrairement à l'État israélien, s'est toujours montré prudent et que le conflit actuel rend encore plus incertain. Le Saint-Siège attendra probablement de voir le développement de la situation actuelle pour se prononcer. "
Isabelle  DE GAULMYN, à Rome


Donc à cette lecture :

1) Le Pape a repris les vieilles accusations nazies contre Israel
2) Le Pape ose s'immiscer dans la politique d'Israel et les élections .
3) Le Pape ose sa solution de Paix : capituler devant le Hamas.
4) Le Pape ferait mieux de défendre ses ouailles persécutées et torturées  par le Hamas  à Gaza et Betléhem ,et en Algérie et partout où la Charia fait rage. .
5) Le triste Jean-Marie LE PEN est en bonne compagnie : il a prononcé la même accusation contre Israel que le Cardinal du Saint-Siège .


Original du Journal :
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2361826&rubId=786

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 12:29

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  Le quotidien au Kibbutz Kfar Aza dans le Néguev .
 .


Depuis le début de la semaine, j'ai eu maintes fois l'occasion de retomber en enfance quand j'étais fier de compter jusqu'à dix et même plus .. Après quarante secondes,dans les localités au nord de Gaza celà n'a plus d'importance  si on se trompe  car la fusée Grad a déjà explosé à destination ...Et sonne la fin de l'alerte locale pour recommencer  dans une autre zone . La Défense Passive diffuse toujours d'excellents conseils aux civils .Le problème est que les vieux,les paralytiques, ne pouvant pas se déplacer assez vite et ne supportant pas d'être claustrés dans un abri , s'en remettent au Ciel dans leur chambre où le décor leur est familier .Bien sur il y a l'entraide des voisins et des volontaires, mais quand hurle la sirène il faut s'aplatir sur le sol, les mains sur la tète pour ceux qui sont dehors ou s'abriter dans la cage d'escalier ,saisir les enfants au vol, bref un vrai cirque pas amusant du tout .C'est le quotidien de centaines de milliers d'israéliens depuis huit ans dans le sud du pays.Il faut aussi essayer d'aller à l'école préparer les examens du Bac,travailler à l'usine ou au bureau, continuer à délivrer les lettres, enfourner le pain, assurer les transports en commun, faire des emplettes, récolter et labourer, bref  vivre comme dans un pays normal... en guerre en évitant tout rassemblement superflu . Les limites du front et de l'arrière se confondent de plus en plus ces dernières années depuis la Guerre du Liban ..
Moi j'ai vécu, "là-bas" ,cette semaine, une tranche de vie de ces malheureux qui habitent dans un rayon de 50 km de la bande de Gaza . .On ne s'habitue pas au danger permanent quand on s'interroge à chaque alerte sur le sort de ses enfants , le portable sonne, la radio communique, et au bruit de l'explosion de la fusée,la respiration reprend, le danger est passé ! Jusqu'au prochain .
Pendant des années le Hamas, c'est à dire les assassins réguliers ,a  accumulé dans ses bunkers des milliers de fusées .Les une locales primitives ( à base d'engrais et de sucre mélangés ), les autres chinoises très modernes et à longue portée. A raison de dizaines de tirs chaque jour, cet organisme modelé sur le Hizbola du Liban peut semer la terreur des années durant .
Hier le Hamas a comme souvent tiré ses rockets d'une école, peuplée de réfugiés .  Tsahal pilonné a riposté et les servants ennemis furent tués ,mais hélas avec eux des innocents ignorés qui servaient de rempart aux terroristes . La différence entre Israel et le Hamas,est que nous sommes atterrés par ce drame inévitable, alors que le Hamas lui depuis huit ans bombarde sciemment la population civile israélienne, sans un seul écho de protestation effective dans le monde .
Israel paye un prix terrible en avertissant les habitants arabes par téléphone qui cachent les tueurs et leurs armement lourd de fuir avant l'attaque en perdant ainsi l'effet de surprise . Je ne connais pas de pays au monde qui se comporte ainsi en guerre .
Israel laisse entrer à Gaza des camions chargés de ravitaillement qui sont immédiatement détournés par le Hamas pour ses propres besoins et laisse la population seule abandonnée . Car le but du Hamas est de la rendre aussi malheureuse que possible pour garder le pouvoir .
Après cette semaine trop tendue pour mon âge,j'ai atteint la limite avec mon coeur qui m'oblige à me raisonner et  aujourd'hui je reste dans ma bulle, conscient maintenant que j'ai couru un certain danger,mais pas inutilement : j'ai voulu le partager avec ceux qui essayent de vivre ainsi des années durant. Je continue à suivre les évènements à la radio qui retransmet les alertes . Je suis fatigué ce matin, mais si j'ai réussi un peu à vous  convaincre de notre bon droit à vivre normalement  mon coeur battant un peu trop vite en sera heureux .
Les milices du Hamas et leurs chefs assassins se cachent dans les Mosquées et surtout à l'abri du grand Hôpital Shiva de Gaza !! Ils doivent garder près d'eux en otage Guilad Shalit pour être sur d'échapper à leur punition .
Les soldats juifs se battent maintenant  comme des lions  de maisons piégées en tunnels bourrés d'explosifs . Ces jeunes mobilisés venant d'horizons différents et aux opinions différentes, haïssent la guerre et ils payent un lourd tribut pour que la Paix revienne. Mais cette fois elle nécessitera  des garanties pour que le territoire de Gaza ne soit plus un arsenal de mort, perpétuellement alimenté par terre et par mer .

Et les habitants de Gaza, que deviendront-ils maintenant ? Alors que 900000 juifs  persécutés et chassés des pays musulmans depuis 1947 se sont intégrés en Israel, les arabes encouragés à fuir par les armées des quatre nations qui croyaient écraser Israel dans l'oeuf en 1948 , continuent à vivre sous le vocable de réfugiés, comme à Gaza .  Ils auront le choix  demain de choisir entre  un gouvernement qui développera le pays en fournissant du travail ou de continuer à soutenir une Junte criminelle qui détourne pour ses profits et ambitions personnelles les milliards accordés par les Nations Unies depuis 1948 .
Ces dons qui auraient fait de Gaza, et pourquoi pas, un pays de lait et de miel, comme son voisin Israel . Le sol est fait de la même terre et la mer est aussi poissonneuse  et le soleil brille à égalité . Mais à Gaza l'air est empoisonné par l'enseignement destructeur de la Charia et des Protocoles de Sion et ne nous laisse que l'obligation de nous défendre, tant que nous en aurons la force  .
Mes amitiés de la seule démocratie du Moyen-Orient .
Georges .


Pour voir y croire le nombre de fusees lancees sur Sderot (par exemple),
cliquez sur l'index "map" dans le lien ci-dessous :|
Et voir de belles photos du Néguev mis en valeur face à Gaza


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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 10:19


Lors de ma première visite en Israel en 1965, je choisis de visiter un petit kibboutz situé près de la bande de Gaza .
Yad-Mordechai, est un petit noyau de pionniers  au sud d'Israel fondé en 1930 et nommé ainsi en 1943  en souvenir de Mordechai Anielewitz, le chef de la révolte du Ghetto de Varsovie en Avril 1943 .
Le 19 mai 1948, cinq jours après la déclaration d'indépendance d'Israel, le kibboutz fut attaqué par une colonne de l'armée égyptienne, appuyée par l'aviation,de l'artillerie et des chenillettes .

Ce kibboutz était défendu par 150 camarades, hommes et femmes, armés de 55 armes légères,une mitrailleuse et un mortier de 55 m/m et des bouteilles incendiaires . Bien que dépassés par un ennemi nombreux, les combattants tinrent tête dans les tranchées  avec la même résolution que ceux du Ghetto de Varsovie, cinq ans auparavant .

 

Maurice Mendjiski (1890-1952):" Hommage aux Combattants du Ghetto de Varsovie".

 

Ils détruisirent quelques blindés et mirent l'ennemi en fuite .Ils réussirent ainsi par leur détermination à stopper l'assaut vers Tel-Aviv et permirent à l'armée juive de se regrouper dans une ligne de défense au nord d'Ashdod en donnant ainsi une nouvelle direction à la guerre .
Au sixième jour de bataille, à court de munitions et après avoir perdu la moitié des combattants,tués ou blessés, les défenseurs n'eurent que le choix de se rendre.

Les 26 défenseurs qui tombèrent  furent enterrés dans une fosse commune sous le bunker de commandement . Le kibboutz resta six mois aux mains des égyptiens jusqu'à sa libération en Novembre 1948 .

Aujourd'hui, le château d'eau du Kibboutz a été remis sur ses ses piliers,  criblé des impacts égyptiens de la guerre de 1948 ,pour témoigner du courage de ses habitants et de la détermination d'Israel .


Mordechai Anielewitz

 

Je me souviens dans ma visite au petit musée de la collection d'armes disparates de ces héros J'y vis même un fusil espagnol datant de la guerre des républicains contre Franco et daté de 1938 sur sa culasse .Peut-être fut-il entre les mains d'Hemingway ou de Malraux.. Les tranchées existaient toujours . Par contre dans les champs ,des rangées de fleurs avec des ruches bien alignées fournissent à ce jour un miel célèbre dans tout le pays . Les serres et les cultures sur un sol sableux enrichi artificiellement témoignaient de la prospérité agricole . Et enthousiasmé de ce paysage je me promis de m'y établir un jour et y vivre la vie communautaire . Sachant  bien sur que même travaillant à l'extérieur en usine,je devrai verser mon salaire  au Kibboutz . Mais mon romantisme ne résista pas à la rencontre d'une jeune citadine qui m'éloigna de la frontière .
Mais pourquoi ce souvenir ? Parce que je viens d'entendre un dialogue à la radio qui ne cesse d'émettre en permanence, meme le shabat, dans ces moments de crise .

Comme était signalée une alerte* suivie d'une retombée de Katioucha dans les parages, une fermière de ce Kibboutz qui subit depuis une semaine les attaques de fusées Kassam et les tirs d'obus de mortiers tirés de Gaza tout proche, fut appelée au téléphone pour être interviewée à la radio .
Le Kibboutz qui d'ailleurs n'a jamais cessé d'être attaqué par des fedayins infiltrés, cette fois encore était bombardé, soixante ans après la Guerre d'indépendance .

La conversation téléphonique à la radio fut soudainement interrompue . Le commentateur craignait le pire en restant sans réponse à ses questions ! Quelques minutes après la fermière revint sur les ondes en s'excusant:  elle était allée récupérer les lapereaux affolés par les explosions qui s'étaient échappés du clapier du jardin  d'enfants .....

Ce soir, les soldats de l'Armée de Défense d'Israel , à la hauteur du Kibboutz Yad Mordechai , ont franchit la frontière de la Bande de Gaza . La figure barbouillée de cirage noir, une lourde charge de matériel et munitions sur le dos ,le casque doublé d'une toile  de camouflage informe ,équipés d'une lunette infrarouge, et l'arme automatique  elle aussi hérissée d'électronique ,ils sont allés en file indienne débusquer les terroristes du Hamas et les servants des lance-fusées  . Ils entrent dans ce nid de vipères pour libérer leurs familles et amis qui souffrent de la terreur Islamique depuis huit années déjà . Une terreur qui paralyse la vie de centaines de milliers d'Israéliens, et surtout qui a détruit la santé de toute une jeunesse traumatisée par les attentats venus du ciel . 

Ces jeunes en uniformes informes et au camouflage de leur casque presque comique,  haissent la guerre et préferaient  être à leur université ou à leur bureau qu'ils ont du abandonner en recevant l'ordre de mobilisation .  Ils viennent d'horizons différents, ont des opinions politiques différentes, mais ont en commun la même volonté de ne jamais plus laisser revenir  les  honteuses années brunes quand le peuple juif sans défense frappait mais en vain aux portes des Démocraties pour échapper aux nazis .

Je rêve d'un jour prochain où sera annoncée à la radio la libération du soldat Guilad Shalit,qui a été blessé, enlevé, et depuis  presque trois années prisonnier au secret à Gaza  . La Croix Rouge se révèle impotente  et ne l'a jamais vu . Elle est pourtant bien active,elle, et toutes les organisation qui visitent les terroristes en Israel .

Je sais hélas,( pour les lire quotidiennement), que des ennemis d'outre-mer, des intellectuels éloquents et à la plume trempée dans la haine, écrivent avec passion dans les colonnes de journaux dits libéraux et objectifs pour condamner Israel au pilori et ameuter les masses . Dans les universités, dans la rue, dans les confédérations de travailleurs, sur les murs, ils  forgent ce qu'on appelle " l'opinion publique" et dans leurs journaux du matin, le citoyen s'indignera des "massacres israéliens", sans avoir jamais vérifié les informations être allé à la source des évènements et sans connaître  l'histoire de ce pays .

Non,non protestent ces gens de tout poil, nous ne sommes pas anti-sémites, seulement anti-sionistes et même avons des amis juifs ....(!!)

Dommage qu'ils n'aient pas le courage d'habiter à Gaza et de goûter de près à la  liberté imposée par la Charia  et aux tortures réservées aux infidèles .
 


* Les alertes sont déclenchées par des sirènes disséminées dans les villes et villages et retransmises à la radio.

Pour les mal-entendants isolés,la défense passive leur a installé une lumière qui clignote .

Sur Mordechai Anilewitz :

http://www.zionism-israel.com/bio/
Mordechai_Anielewicz.htm


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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 00:00

Damage to a Beersheba...

Un objectif typique des terroristes : une école à Beer-Shéva Capitale israélienne  du Néguev

Je vis dans ce que les habitants du Nord et du Sud d'Israel nomment par sarcasme
 " La Bulle" . Parce que ma ville étant située au centre du pays,elle est épargnée par les tirs de fusées tirées de la bande Gaza qui ne dépassent pas un rayon d'action de 45 Km . Mais dans ce périmètre elles assiègent et terrorisent un million et demi d'israéliens, dont beaucoup parmi eux depuis huit années de malheurs .


Certes je suis le coeur battant la chamade leur tragédie quotidienne aux informations et même eu des nuits agitées par des cauchemars ,résurgence des attaques aux fusées Scud tirées par Sadam Hussein en 1991.
( Oui ce Sadam qui a été pendu haut et court comme doit et être le destin des Dictateurs de Téhéran et ceux de Gaza ).
Pourtant chaque semaine, bon an mal an, je vais travailler dans le Sud à mon ancienne entreprise, histoire de ne pas me laisser ankyloser par l'âge et d'avoir sans prétention aucune le sentiment de ne pas être inutile en aidant mon petit pays .
Il y a quelques jours encore le voyage en autobus, transport du personnel, se faisait avec des passagers à moitié endormis que n'intéressait plus le paysage de l'autoroute  connu depuis des années . Moi pourtant j'aime à y voir les nouvelles infrastructures qui sortent de terre, les nouveaux ponts et échangeurs routiers, mais aussi les habitations qui font une ligne presque ininterrompue  sur le littoral et qui effacent les dunes de sables millénaires . (Pour le malheur des gazelles,des lapins,
des perdrix  et des tortues chassés par les tracteurs). Mais les Mimosas coriaces et frustres décorent encore les bas-cotés et peignent en jaune le paysage le printemps revenu .
Ce matin très frais mais encore ensoleillé de fin Décembre je suis monté dans un autobus presque vide de ses habitués . A ma stupéfaction j'appris que seul le
personnel indispensable avait été convoqué par téléphone,les autres pouvant rester au lit et prendre un jour de congé cette veille de la Nouvelle Année civile .!!
Les Journaux d'Israel publient chaque jour une carte colorée de la région Sud :les localités israéliennes situées près de la Bande de Gaza sont de couleurs allant du foncé au clair suivant le degré du danger dans un rayon de 45 Km,celui de la portée maximum des fusées modernes de l'ennemi . Ce matin , à chaque tour de roue je dois avouer que mon anxiété augmentait et les passagers plaisantaient entre eux pour faire baisser la tension, expliquant "que c'était un truc de la Direction pour se débarrasser des plus anciens qui-coûtent-trop-chers-à-l'usine "...
En arrivant à destination, nous sommes passés devant un arrêt d'autobus où une femme la veille au soir avait été assassinée .A l'écoute de la sirène d'alerte montante et descendante,elle avait rangé sa voiture sur le coté comme le recommandait la Défense Passive et sortit pour chercher un refuge dans un arrêt d'autobus mais la fusée la surprit et une mère de plus fut la victime de cette pluie mortelle . La mairie avait déjà réparé le terminus et effacé les traces du crime,car c'est un endroit très fréquenté . La journée se passa à nos occupations respectives,toutes les radios ouvertes, en écoutant les nouvelles des reporters qui se retenaient bien de dévoiler l'endroit exact des points de chutes des Katiouchas pour ne pas aider le Hamas à corriger ses tirs .Les téléphones portables ne cessaient de sonner,chacun voulant se rassurer en parlant avec sa famille ou amis disséminés dans le bas pays .A l'heure du déjeuner,la cantine fermée pour éviter les rassemblements inutiles,distribua un en-cas froid tout prêt que chacun emporta sans traîner dans la cour . Cette longue  cour où nous aimons en temps de paix dégourdir nos jambes à midi était déserte . J'avoue que pour la première fois de ma carrière, je l'ai traversée tout en cherchant  mine de rien  à droite et à gauche l'abri le plus proche en cas d'alerte ! . En fin de journée je regagnais avec soulagement ma "Bulle", mais avec honte de laisser dernière moi des populations traumatisées .C'est à dire des familles dont les enfants les plus grands remouillent leurs lits,ne veulent même pas aller seuls à la salle de bains, abandonnent leurs études,dorment dans le lit de leurs parents et  vivent de pilules pour calmer leurs tremblements incontrolables que chaque alerte enfonce plus profondément dans la détresse physique et morale . Certains très jeunes, deviennent des retardés mentaux en n'étant pas capable à l'âge de  trois ans de prononcer une phrase .Pour beaucoup, ce sera une rééducation lente quand la Paix reviendra . Les cicatrices ,elles, sont irréversibles .
Alors cette nuit, blanche  à écouter les informations, je déçidais pour vaincre ma propre angoisse, de retourner le matin au travail . Pour retrouver mon aplomb, je me mis à exécuter une gymnastique respiratoire en attendant l'arrivée matinale de l'autobus . Je respirais et soufflais profondément l'air pur et froid du matin encore
pàle et me raisonnais ainsi pour chasser les mauvaises pensées . Rien de tel pour surmonter la frayeur que de faire face en connaissance de cause au danger . L'autobus aussi vide que la veille, voyagea rapidement sans les encombrements habituels . Et à chaque kilometre je voyais défiler les noms des lieux que nous croisions , dont j'imaginais la couleur de plus en plus foncée  sur la carte ! Lorsque le transport s'arrêtât, nous en descendîmes les marches pour découvrir là, tout proche de l'entrée une cavité creusée par une fusée  qui avait explosé la veille au soir (après notre départ !!) et brisé les vitres et creusé des trous de la taille de ses billes d'aciers dans les murs et les autos en stationnement ..."Boker Tov" Israel, "Bonjour" Israel !!
  Ils sont centaines ces miracles car, le personnel s'attardant au travail avait obéi aux consignes étant à l'intérieur, et fut épargné par les éclats de vitres et les billes meurtrières .
Une belle réception en cette veille de fin d'année civile !
Dans la salle où je travaillais,ouvriers et ouvrières étaient une poignée . Étrange impression d'une ruche déserte .
Aux murs ,les consignes à observer en cas d'alerte, et le chemin pour aller à l'abri .
Je me suis plongé dans mon travail .
A la radio  du matin,s'égrenaient les noms des localités touchées par les alertes aux fusées .Suivant que vous êtes proches de Gaza ou éloignés,vous avez 10 ou 40 secondes pour les plus favorisés pour courir vers un refuge ou vous aplatir sur le sol, les mains sur la tète .Car comme les projectiles à l'impact fusent vers le haut et au ras de terre, le corps allongé offre moins de surface aux billes d'acier et aux éclats. Les enfants juifs sont particulièrement rompus à ces exercices de souplesse à l'école . D'autres,personnes sont paralysées et restent figées quand hurle la sirène d'alerte .
Il était onze heure quand notre transistor et la sirène de l'usine nous fit sursauter .A notre tour maintenant !!
En un clin d'oeil, les femmes en criant et les autres employés se levèrent et coururent à l'abri . Le plus terrible c'est cette saloperie de sirène qui pénetre dans les os et fait monter l'adrénaline pendant des minutes entières .
Décidé de rester à ma place,bien  assis sur ma chaise, automatiquement pour me maitriser je me mis à compter les secondes,une,deux,trois, quatre,cinq jusqu'à entendre le fort bruit  de deux explosions qui me délivrèrent  de ce péril . Je souris de ma bonne contenance au feu .J'en sortis plus fort et déterminé .
Les impacts étaient assez groupés . La radio ne parla que  de "dégats matériels ,sans perte humaine" et  que de quelques traumatisés .Un langage tout militaire pour désigner des personnes devenues cardiaques et fragilisées pour le restant de leur vie .
En rentrant chez moi, je ne dis absolument rien de ces journées où la mort descend du ciel .
La fusée qui est au nombre de milliers dans les caches du Hamasland, et qui avait fait tant de dégâts au Nord du pays en 2006 ( Guerre des Fous de Dieu contre Israel) est une invention soviétique ancienne de la deuxième guerre mondiale et perfectionnée aux cours des années . Fabriquées en Iran,en Syrie et aussi en Chine communiste,
elle sont parvenues du Sinai grace aux  nombreux tunnels creusés par nos voisins à Gaza dans les mains de cette armée pour semer la terreur chez les civils israéliens .
Pourtant le lendemain, qui ne chantait pas, Israel laissait entrer à Gaza un autre convoi de cent camions de ravitaillement et de médicaments pour la population arabe .Israel fournit aussi carburant et l'électricité et meme l'argent liquide pour les banques des gazaouites . Une situation toute digne du père Ubu . En échange...les médecins de Gaza envoyèrent en Israel des blessés très graves, pour qu'ils soient hospitalisés dans les meilleurs hopitaux d'Israel . L'Egypte, elle maintient sa frontière avec Gaza étanchement fermée,pour éviter la contamination de la Charia dans son immense pays  .
Le nom de cet engin en russe que les terroristes cachent dans leurs mosquées et écoles a pour nom  " Grad" .
Donc depuis ces derniers  jours, je peux dire que je suis un vrai..... Gradué !!
.
Demain j'aurai pu ainsi  demander, grace à ce diplome  une augmentation de salaire à mon chef, si je n'étais déjà pas..pensionnaire .

* "Grad" : traduction du russe : "pluie d'orage" .|

Nota Bene : Surtout ne faites pas d'éventuels commentaires sur ma personne . Ce court récit ayant l'unique but
de vous décrire quelques heures qui sont pour des centaines de milliers de mes concitoyens de longues années
de terreur  .
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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 10:50


Ce matin j'ai pris mon autobus, le 63, dont l'arrêt est proche de chez-moi . Son avantage principal outre que son long trajet touristique se tortille vers le coeur de Tel-Aviv, est qu'il arrive à ma station presque vide étant proche de sa gare de départ. Alors je peux choisir le siège solitaire que je préfère, derrière la cabine du chauffeur près de la grande fenêtre, sans être compressé par un passager encombré de paquets,ou simplement de dimension extra-large ...Mais ma tranquillité égoïste est toujours de courte durée. Aux arrêts suivants, montent des soldates et des soldats  avec leurs paquetages au complet, le fusil en bandoulière pour prendre le train à la Gare Centrale . Ils se cognent aux passagers qui délicatement repoussent  un canon qui vient les frôler ou une paire de chaussures montantes attachées au sac à dos qui dérangent leur coiffure. Ce sont tous nos enfants, blonds comme des slaves, bronzés comme des méditerranéens, ou noirs comme des éthiopiens qui vont rejoindre leurs bases en fin de permission . Comme j'avais le dos tourné au sens de la course, d'abord pour éviter le soleil dans les yeux et aussi être à l'abri  des coups de freins impétueux,  je ne vis pas le passager qui se tenait debout juste derrière moi. Et soudain la jeune femme qui me faisait face se leva pour lui céder sa place. S'assit un peu cassé, un homme âgé et maigre avec un hochement de tête en guise de remerciement. Cheveux blancs et joues creuses. Mais surtout une grande tristesse se lisait sur son visage. Une étrange fatigue secrète due non seulement à la chaleur ou aux années. Je suis toujours gêné d'avoir un passager en face de moi et cherche chaque fois un point d'intérêt dans la rue par de là la vitre pour ne pas le dévisager. Mais cette fois je restais pétrifié .De sa chemise à manches courtes courte je vis sur son avant-bras gauche, tordu comme une vieille branche le tatouage vert de l'infamie . Par curiosité maladive je voulus en relever les chiffres. Mais il cacha son matricule en croisant  son bras sur ses genoux. Il ne semblait pas très vieux puisque il était monté seul et même avait attendu patiemment de s'asseoir. J'essayais de faire le compte des années passées, disons que s'il avait du être arrêté en 1942 et puisque que nous sommes en 2008, il y a  66 ans , il avait du être déporté à l'âge de 15ans, un âge d'homme pour les nazis, bon pour le bagne et les travaux forcés dans le froid et la famine. Il avait donc  réussi à survivre à  l'enfer mais tout semblait figé dans ce visage qui tranchait des figures éveillées de la jeunesse et des voyageurs occupés à bavarder sur leurs portables comme s'ils étaient seuls dans l'autobus .
J'aurai voulu lui adresser quelques mots en yiddish,mais d'abord j'ignore cette langue de mes ancêtres, et surtout j'avais la gorge nouée d'émotion et au premier mot aurai stupidement fondu en larmes. Si au moins j'avais pu retenir son numéro, j'aurai pu savoir dans quel camp il avait souffert pour qu'il ne soit pas oublié. L'oubli c'est là le danger qui ouvre en grand la porte à nos ennemis. Il était là devant moi, le regard vide, les mains vides, entouré  de passagers affairés et pressés qui ne l'avaient pas remarqué. Des écoliers révisaient debout leurs leçons et se bousculaient en riant à chaque tournant .Une ménagère essaya de se frayer un chemin vers la sortie avec son panier à roulettes, une seconde chauffeur siou-plait !
Chauffeur,Chauffeur la porte ! enchaînèrent en choeur  les collégiens en chantés de l'occasion pour chahuter. Et lui, détaché de ce monde, semblait être ailleurs, invisible fantôme flottant au milieu de cette jeunesse bruyante  et gaie ..
Arrivé au centre de la ville,l'autobus se vida un peu de ses voyageurs. Avant de se lever il chercha des yeux la sonnette en passager discipliné, bien que l'autobus s'arrêtât automatiquement à chaque arrêt vue la presse du matin. Il se tourna avec difficulté sur son siège, actionna la sonnette inutilement. J'ai essayé de le suivre du regard, mais arrivé sur le trottoir, il a hésité, tourné sur lui-même et il a disparu dans la cohue comme une ombre du passé. Mais de tous les passagers je devinais où ses pas le guidaient. Dans le quartier,une rue étroite et ombragée d'arbres aussi vieux que la ville. Ils cachent presque l'entrée d'un rez-de-chaussée, une adresse pour les déportés qui peuvent là se retrouver et parler du passé, confier leurs cauchemars et se faire écouter avec respect, car ses petits-enfants jamais ne sauront la vérité de la bouche de ce grand-père usé, qui d'avance refuse d'attrister leurs jeunes années, d'horreurs que meme les grands ont du mal à imaginer .
 Depuis longtemps je n'avais vu dans la rue des rescapés. J'en connais bien pourtant un, qui devait être très jeune en 1940  lorsqu'il avait été caché dans une campagne pendant ces 5 années je ne sais où . Il avait perdu toute sa famille,sauf son grand-père qui vint avec lui en Israel .Ce polonais de mon âge,un ami plus qu'une relation de travail, n'a ,jamais voulu évoquer cette époque, non pas parce que ses souvenirs d'alors devaient être si vagues, mais parce que ce sujet est pour lui sacré et intouchable. Jamais il n'a voulu voyager en Allemagne. Par contre il aimait raconter ses souvenirs de guerre de la Campagne de Kippour, quand il était le sans-filiste dans l'auto-mitrailleuse du Général responsable du front Sud.  Le fils d'assassinés à Auchwitz était cette fois maître de son destin dans le désert .
La dernière rescapée que j'avais croisée dans mon quartier,il y a déjà quelques années passées, escortée par une jeune fille, était assise dans  sa chaise roulante, une petite vieille au visage encore lisse,avec un châle transparent pour se protéger du soleil ,son bras crispé sur  l'accoudoir m'avait laissé  découvrir son  numéro tatoué .
C'est toujours pour moi un choc que de voir les derniers témoins de ce grand massacre ordonné,planifié,et exécuté avec zèle par ce qui était considéré  comme être la fine fleur de la civilisation européenne .
J'ai tant lu sur cette période et me suis si imprégné de son mécanisme  que lorsque  je vois la présentation d'un grand concert à Bayreuth ou Berlin, se dressent devant mes yeux des squelettes accompagnant au violon la pendaison de leurs frères et soeurs juifs devant un parterre d'officiers nazis,quelque part à Auschwitz, Treblinka, vous savez,ces camps dont les alliés refusèrent de bombarder les voies de chemins de fer pour économiser des munitions... 

*Etaient tatoués à leur arrivée au Camp les prisonniers sélectionnés sur les quais pour exploiter au maximum jusqu'à leur fin ces hommes femmes et enfants dans la chaîne économique du 3ème Reich . L'immatriculation non seulement faisait partie de la déshumanisation des déportés, mais aussi facilitait la comptabilité de l'administration nazie et les appels sans fin  dans le froid glacial. Leurs registres étaient parfaitement entretenus et ont été presque tous retrouvés, témoignages muets de l'enfer .
Les autres déportés "inutilisables" étaient directement conduits vers un bâtiment au bout du quai avec une enseigne de la Croix-Rouge (pour ne pas créer de panique) où ils se déshabillaient et immédiatement en sortaient pour etre poussés dans les chambres à gaz  . La mort n'était pas immédiate, des dizaines de minutes peut-etre, où chacun et chacune essayait de trouver une petite poche d'air en combattant dans l'obscurité. Les plus faibles, les vieillards, les enfants, les bébés étaient piétinés, mais tous périssaient les poumons brûlés. Lorsque les kapos ouvraient les portes, un ruisseau de déjections coulait en dehors .
Certains pensent que Dieu n'existe pas puisque Le Tout Puissant n'a pas arrêté ces atrocités. Mais les hommes eux,les responsables, ont tout fait pour effacer les traces
de ces crimes. Les Camps ont été transformés en bâtisses bien propres, et le sol recouvert de gravillons comme dans un jardin, les arbres où étaient pendus les supplicies ont été sciés, mais restent en témoignage éternel les photographies des monceaux de cadavres enterrés au bulldozer par les alliés dans d'immenses fosses communes  creusées au même endroit .
Six millions  d'accusateurs dans les fosses communes ou partis en fumée en Europe pour un procès  des assassins qui n'a pratiquement pas eu lieu .

Ce sont leurs fantômes qui donne le courage à l'Etat d'Israel de veiller jour et nuit sur ses frontières .

http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/smulevic.html



Dernière minute :(extrait de "Aroutz 7")

"Assez d'être bombardés pendant que Gaza est calme !"

[Mercredi 12/24/2008 15:29]


10 secondes pour ces enfants israéliens  pour trouver un abri avant l'explosion de la fusée de fabrication russe du type Grad .tirée de Gaza.


 


Pour tous les responsables municipaux des localités du Néguev touchées quotidiennement par les roquettes terroristes, la situation ne peut plus durer : "C'est une veritable guerre d'usure!", affirment-ils.
Plus de 60  rockets et obus de mortiers ont semé aujourd'hui la terreur dans les villages et villes du Nord-Ouest d'Israel.


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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 14:25
                                              


                                                          E. Laurens : La Baie d'Alger après le débarquement de 1942


                                        
Mon Cyprin m'en a fait voir de toutes les couleurs :
Il était vert de peur à Alger
Et rouge de honte à Paris
Violet de froid à Drancy .

Mon poisson doré me fait les gros yeux ,
Il monte et descend ,
Il ouvre et ferme sa bouche à mon  approche .
Mais je n'y comprends rien.

Dis-moi, pourquoi je ne vois plus le port d'Alger
De mon bocal dans la salle à manger ?

Je ne peux que caresser la vitre
Et frôler son panache enflammé.

Mentir à un poisson
Est moins facile que berner une population .

Alors un jour il cessa de faire le pitre,
Et  je le découvris à l'envers,
Le ventre en l'air,
Un matin,
Noyé dans son chagrin
.



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Published by Georges - dans poésies
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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 08:30

 Serge Choubine. Le Port d'Alger (1929).


Quand la Nuit tiède descend sur Alger,
Alors la terre et le ciel s'illuminent par palier,
De lueurs fragiles dans la voûte bleutée
Et des lumières tremblantes des foyers .

Le phare de l'Amirauté jette par saccade son rayon doré
Qui traverse les fenêtres voilées  dans un silence feutré,
Caressant les enfants qui sourient à un rêve enchanté
Tandis que leurs parents s'enlacent, pour une nuit d'été .

Un remorqueur siffle au loin sa présence près des quais,
Et ses lumières vertes glissent sur l'eau noire mazoutée.
Sur la pente du Hamma, à la lumière jaune de la voie ferrée
Des cheminots audacieux  freinent  les wagons libérés
Qui ralentissent et se heurtent dans des crissements d'acier ,
  
Les hommes bottés déroulent un long serpent caoutchouté
Et le jet d'eau de la voirie se brise sur les trottoirs jonchés .
Les cageots se plaignent au choc des roues sur les pavés,
Et les sabots ferrés sonnent très tôt l'heure de la marée .

Mais n'importune personne, cette musique de chaque nuitée,
Qui  à l'instant  même nous aurait réveillé,
Si elle avait une seule funeste fois par malheur cessé,
Tant au fil des années heureuses elle nous avait bercé .

Maintenant qu'Alger n'est plus qu'un souvenir embrumé,
Je ne peux m'endormir dans l'ombre d'un silence étranger,
Alors je m'envole en Automne, avec les triangles ailés
Des Cigognes frissonnantes par dessus la Mer Egée,
Retrouver enfin la sérénité, avec les bruits du Passé .



La route des Cigognes :
http://rivieres.pourpres.free.fr/carte_cig/carte_flash.htm

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 00:00
 

Bientôt le 22 Novembre, l'anniversaire de Maman . C'est un évènement qui demandait préparation bien que chaque année  se renouvelait pour moi le même rituel , le choix du petit  cadeau immuable ,un minuscule agenda dont seule la couleur de la moleskine la différenciait de l'année précédente...C'est un livret important dans notre vie,car c'est sur ses pages que Maman consciencieusement  annotait de son écriture fine les dates et aussi les heures de mes crises d'asthme et les diverses médecines avalées pour en parler à chaque visite chez le Docteur Benyamine .
Un automne, peut-être le premier d'après la Guerre et  que Maman avait oublié auparavant de me munir discrètement  de monnaie pour ce projet, je me trouvais démuni et confus sans oser en parler . Mais j'eus une idée innocente et efficace qui consistait à me servir moi-même . Maman revenant du marché déposait toujours son petit porte-monnaie de maroquin rouge dans le coin de son armoire, sous une pile de draps sentant bon la lavende . Je la connaissais bien cette bourse,car elle était ornée de petits clous argentés ,et j'aimais jouer avec sa fermeture .
Alors,chaque jour je prélevais en cachette une pièce de bronze pensant que ce trésor ventru resterait discret .




A la fin de la semaine,riche comme un Maharadjah de ses roupies, je traversais notre rue Sadi-Carnot, et remontant sur le trottoir de droite vers le carrefour de l'Agha, j'arrivais rapidement devant la vitrine de la Papeterie des Demoiselles Thouvenot . Sous le comptoir tout en verre s'alignaient comme pour me narguer des stylos en bakélite de toutes les couleurs,et certains même au corps incruste de nacre et à plume d'or . Mais j'avais une autre mission plus importante à remplir et éloignais  mon regard de ces Sirènes . Une des soeurs Thouvenot,aux lèvres toujours toujours peintes en rouge vif, était celle qui recevait les clients. Elle s'essuya les doigts tachés d'encre avec un chiffon et sortit d'un tiroir un assortiment d'agendas tout prêts pour la nouvelle année .J'en choisi un, de format lilliputien en faux cuir vert,muni d'un crayon miniature en métal doré,avec un fermoir à glissière .Il avait même un joli ruban en guise de signet, et la tranche du livret était passée à l'or fin . J'assistais avec plaisir à son emballage dans du papier décoré tout en louchant sur les crayons qui sentaient bon le vernis et des rames blanches de papier Canson. Et sortis de ma poche ces larges et lourdes pièces de Cinq Francs en bronze qui cliquetèrent sur le cendrier en verre .Elles étaient si belles et providentielles comme la France nouvelle  et remplaçaient les pièces en vil métal gris de l'Etat français .  En revenant à la maison, je passais inévitablement devant la minuscule vitrine de la marchande de journaux et vis avec dépit ( car allégé de mon pécule) la parution de mes bandes illustrées préférées qui durent attendre de meilleurs clients .

Le Messie vint le lendemain sous la forme de  mon grand-frère qui décida de s'associer à ce présent et me confia des pièces toutes nouvelles de Deux* Francs pour notre achat en commun .



Je n'osais pas lui raconter mon larcin et lui promis de m'occuper de ce projet ..Plein de remords  et attendant d'etre seul, sortis du tiroir de la table de nuit la petite clef et allais à l'armoire défendue,ouvris le battant de gauche et bourrais le porte-monnaie de pièces de 2F qui ne pouvaient remplacer évidement les précédentes . Maman sans doute trouva bizarre ce mélange de piécettes dans les compartiments et la présence de ces nouveaux locataires en allant payer ses achats, mais sachant que je jouais souvent sur le tapis de ma chambre avec la monnaie sonnante et trébuchante en place de soldats ,elle eut la bonté de ne rien me dire.

J'aimais en effet aligner mes bataillons avec des pièces de nickel,de bronze ou d'aluminium,avec ou sans trous, mes soldats de plomb étant depuis longtemps tous morts au Champ d'Honneur des restrictions .

Ce souvenir enfantin ne m'a jamais quitté. Certes, je ne fus pas un vrai voleur, puisque par bonheur avais corrigé mon larcin,encore que suivant la Loi j'aurais été bel et bien accusable de préméditation . Mais l'essentiel pour moi est que Maman n'ait pas eu ce pincement au coeur en découvrant  que j'avais menti et trahi sa confiance . Je ne m'en serai jamais remis .

Maman ouvrit avec joie ce cadeau "inattendu" et prit soin de transcrire les informations utiles pour l'année nouvelle ....
Mes chers parents depuis longtemps ne sont plus là pour me protéger .Enterrés en terre de France près de Paris , mon frère s'occupât de les transférer en Israel après le début des profanations de certains  cimetières israélites. Dans chaque fosse fut réparti un petit sachet de terre d'Algérie, emporté en 1962 . Sont gravées en Francais et Hébreu les dates et lieux qui permettront aux générations futures de les reconnaître . J'ai photographié les tombes par précaution parce que j'ai le regret éternel de ne pas l'avoir fait à Alger avec mes ancêtres . Personne ne peut prédire où s'arrêtera la roue de l'Histoire .


* Cette pièce jaune de 2F avait été introduite en Algérie par les Américains en 1942 dès le Débarquement  et ainsi frappèrent  de la Monnaie Francaise pour remplacer les pièces de Vichy et s'imposer . Y figurent les mots  France, Liberté, Egalité, Fraternité mais pas " République " !


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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 18:08
      


          Le magasin de nos rêves d'enfance  "Bissonnet" était aux marchands de jouets à Alger,ce qu'est Fauchon (1) aux adultes  gourmands à Paris .

       Situé au nombril de la ville, sa vitrine me fascinait . Au mois de Décembre cette devanture, déjà toujours bien achalandée, devenait une féerie de trains électriques qui s'arrêtaient à une gare miniature pour laisser passer en sens inverse une autre rame filant dans un tunnel de carton-pâte . Sémaphores et passages à niveaux fonctionnaient à leur présence, le tout parsemé de coton qui simulait un paysage de neige inconnu à Noël rue Michelet ..Mais dans un coin, loin des oursons,des panoplies d'indien, et des poupées vêtues comme des princesses, à côté d'une Tour Eiffel en mécano clignotante de ses minuscules ampoules, j'arrêtais mon regard sur un hydravion rouge .



       Avec son hélice de couleur aluminium et ses deux gros flotteurs munis de gouvernail il me semblait avoir été construit pour moi . Arriva à point le Jour de l'An .   
         Un oncle de ma mère avait coutume de nous gâter, moi et mes cousins en nous distribuant une somme en rapport avec notre âge , lorsque nous venions présenter nos voeux pour l'année grégorienne . "Voici pour vos étrennes, mes enfants chéris" ,disait-il  en nous tendant une petite enveloppe close que nous ouvrions bien poliment ...dans la rue, en en comparant le contenu .Oncle Fernand,  qui avait fait ses études de Droit à Alger,avait pourtant suivi la voie familiale en choisissant le métier de représentant en tissus . Il voyageait souvent  dans le Nord de la France industrielle ,à Elboeuf par exemple, et en rapportait des échantillons des usines textiles à Alger et Tunis ,ces deux capitales étant de grandes consommatrices de calicot mais aussi de tissus de luxe .

   Oncle Fernand, marié avec Jeanne, une femme remarquable, mais sans descendance , nous prodiguaient ainsi leur amour pour notre jeunesse turbulente.
         Cette enveloppe me brûlait les doigts et  un matin  me retrouva léchant une fois de plus la grande vitrine , m'assurant avec  un grand  soupir que l'objet de ma convoitise se trouvait encore à la même place .
        Je franchis l'entrée avec l'assurance qu'ont les timides dans les moments décisifs et m'adressant à la vendeuse m'enquérais du prix qui était juste un peu moins que mon pécule , et me décida de m'en séparer pour réaliser mon envie irrésistible de remonter la clef de son moteur mécanique et d'entendre vrombir l'hélice. La vendeuse, qui pensait me voir repartir à l'annonce du prix exorbitant, me considéra d'un regard étrange, où son plaisir de faire une belle vente était sans doute mêlé à la jalouse pensée de voir cet enfant posséder et dépenser une telle somme .
     Un adulte n'aurait pas provoqué cette réaction intérieure et sûrement aurait été gratifié d'un grand sourire au bruit de la caisse enregistreuse  avec des remerciements aimables comme il en est coutume dans ce métier .

     Je retournais rapidement à la maison, descendant la rue Charras, et continuant rue Sadi-Carnot, en jubilant et aussi écarlate que la peinture de ce jouet, en tenant ce lourd paquet à deux mains .



  Sans perdre de temps, je remplis la baignoire à ras bord la transformant en méditerranée à fond émaillé . L'hydravion tout pesant qu'il était fait de tôle, flottait admirablement, et l'hélice en vibrant lui faisait en un rien de temps traverser ce semblant de bassin : l'essai était concluant et nous étions murs pour affronter la grande traversée du bassin du Parc de Galland .
     Le Jeudi suivant je pris le tram à la Grande-Poste jusqu'en haut de la rue Michelet, descendant au dernier arrêt de la rue Franklin Roosevelt pour monter les rudes escaliers qui débouchaient juste derrière le Grand Bassin , alors que d'habitude j'aimais d'abord acheter un cornet de cacahuètes salées, au marchand qui attendait sa clientèle  fidèle en bas du Parc au pied de la grande grille d'entrée, celle du petit bassin aux têtards furtifs et aux carpes discrètes .
  L'eau  frissonnante du bassin était sillonnée par des voiles blanches, et quelques bateaux à moteur à ressort qui cherchaient à les aborder . Je mis mon hydravion à l'eau, entouré par la curiosité des enfants qui n'avaient jamais vu une telle merveille rutilante danser sur l'eau . Il éclipsa même un long et superbe Jep, un Ruban-Bleu à deux moteurs très rare dans ce paysage et qui filait comme un zèbre !
Je remontais à fond le ressort à grand tours de clef en retenant l'hélice ,mis les deux gouvernails au point neutre , et lâchais le tout et alla rapidement de l'autre coté du bassin pour lui faire une réception triomphante .Un peu trop tôt, car mon hydravion était devenu à moitié-chemin,la cible de tous les enfants jaloux qui lancèrent leurs bateaux, et même leurs ficelles plombées non pas pour secourir un voilier en rade faute de vent, mais contre mon hydravion devenu une proie facile.
L'hélice s'empêtra dans une ficelle, et l'oiseau rouge resta se dandinant, grotesque au milieu du bassin . J'essayais de battre l'eau avec mes mains pour faire des remous qui le chasseraient de cette mer des Sargasses,mais sans autre résultat que les quolibets des gamins .
Je dus enlever mes sandales, et en les tenant à la main de peur que des malins s'en emparent, j'entrais dans l'eau tiédie par le soleil sauver mon trésor, malgré la proximité du vieux garde qui déjà faisait des moulinets avec sa canne ..

La pêche à l'Hydravion


( Un fin critique d'Art a précisé que si cet hydravion était représenté deux fois trop gros,ce devait etre du à  ce que dans le sub-conscient de  l'artiste il devait occuper
une place double, et non pas une erreur de perspective . Je ne peux qu'approuver pleinement cette subtile remarque  ).....

  Après avoir débarrasser la filasse des pales emelées, je  revins m'asseoir avec l'hydravion libéré sur la margelle trempée du bassin, ragrafais mes sandales, et le derrière tout mouillé , et craignant pour mon jouet qui avait fait tant de jaloux,décidais tristement de rentrer à la maison, mais cette fois à pied, pour ne pas avoir à expliquer mon séjour trop bref à ce bassin que j'aimais tant .
   La morale de cette aventure vous l'imaginerez vous-même , comme par exemple que l'argent ne fait pas le bonheur , ou que pour vivre heureux,il est bon de vivre un peu caché ..
     Aujourd'hui je pense que j'avais capitulé trop tôt devant ces chenapans et aurais du lutter pour mon droit à ce coin de bassin .
      Non ce n'est pas au Parc de Galland, mais ce l'aurait pu l'être ! (Un enfant du Net !)

(Photo www.lekayaketlamer.com)

    Je n'étais pas ce qu'on appelle péjorativement un fils de riche . Mes jouets étaient des rescapés infirmes des jeux de mon grand-frère, et mes acquisitions n'avaient jamais dépassé les pistolets à flèche ou les revolvers à amorces que vendaient une vieille femme buraliste toujours vêtue de noir dans notre même rue . Dans sa vitrine minuscule, je pouvais vérifier en passant si mes journaux  mensuels préfères ,"Coq Hardi","Jim Taureau," Coeur-Vaillant " ou " Hardi les Gars" avaient paru .
    J'étais au paradis avec un mécano de débutant, et construisais avec des merveilles, mon imagination complétant les pièces manquantes . Mais cet hydravion rouge m'emmenait dans des rêves éveillés plus que tout autre jouet. Écaillé et l'hélice tordue, le ressort cassé, j'en restais toujours aussi amoureux que le premier jour de mon achat ..Dans le tiroir sous mon lit, transformé en marché aux puces, il dormait sagement avec d'autres jouets dépareillés mais que je conservais précieusement,
dormant sur mon trésor .
    J'espère que le nouvel occupant en 1962  sut lui montrer  la commisération envers les vaincus, que nous n'avons pas connue .
  Des années plus tard, alors mes parents se laissèrent aller à des confidences nostalgiques avec nous , je me souviens avoir entendu le bref récit d'un voyage de Noces à Alicante, au début des années 30 . Voyage un peu pionnier certes puisque il s'était effectué en Hydravion ! La base de ce magnifique engin était située dans l'arrière port de l'Agha . De ma fenêtre du cinquième étage j'en ai le souvenir embué
quand je le voyais amerrir droit devant moi et glisser sur l'eau, et disparaître de ma vue caché par les toits rouges de Cerruti .
  J'ai retrouvé dans le lien (2) une photo aérienne de cet appareil ancré près de la rampe qui menait à son Hangar . Peut-être qu'ainsi était née en moi cette passion pour ce jouet  .

(1) Fauchon : Célèbre Traiteur mais pas pour les... fauchés, situé Place de la Madeleine. (Non, pas en souvenir de celle de Proust, mais de Marie-Madeleine,la repentante !) .

Sauveur Galliero, Peintre d'Alger (1914-1963), a peint un bassin,avec des enfants qui y jouent  . ( Non ce n'est pas celui du Parc de Galland, mais la joie y est la même ).


(2)  http://www.hydroretro.net/etudegh/leoh24af.pdf


Sur l'origine de ces jouets célèbres un site émouvant :
http://www.seine-saint-denis.fr/Les-plus-beaux-jouets-du-monde.html

Le F-260 était vraiment semblable au HD-412 . Dans ce  le lien rare sur le Dewoitine  on peut apprendre qu'il ne fut construit qu'à un seul exemplaire :
"Cet hydravion de construction entièrement métallique propulsé par un moteur Lorraine de 2.200 CV ainsi que le Bernard HV-220 doté du même moteur avaient été préparés pour disputer la Coupe Schneider de 1932, après de nombreuses années d'absence d'avions français dans cette compétition. Ce monoplan à aile basse de l'Escadrille de Haute Vitesse dont la vitesse devait dépasser 600 km/h ne put cependant faire ses preuves à la suite de la troisième victoire anglaise (Supermarine ) en 1931 dans le Solent qui entraîna aussi la dissolution de l'Escadrille en mars 1932. "
http://jnpassieux.chez-alice.fr/images/HD412_2.jpg

Sur le site "Joconde",au Musée des Arts Décoratifs, section jouet :

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_
fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=AUTR&VALUE_
98=fabricant&NUMBER=185&GRP=0&REQ=
%28%28fabricant%29%20%3aAUTR%20%29&USRNAME
=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=1&SYN=
1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=All

 ( Ce musée parisien , rue de Rivoli, possède une collection permanente sur les jouets de notre génération, à ne pas manquer ) .


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