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Fernand Pistor,en col marin, absorbé dans sa lecture.
Pistor à Sidi-Okba (près de Biskra) .Remarquez la photo du fort. Sur la grande borne on peut lire :Chegga-Saada-Togourt (Chegga est une petite ville au nord-est de la Mauritanie,en bordure de l'Algérie et du Mali.) .
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Lettre de Fernand Pistor à Suzanne Burgay demeurant à Pau. Retour de Tunis- Examinateur pour futurs maitres-Interdiction absolue d'aller en France- Excursion au Haut Atlas- " A peine rentré de Tunis..... J'ai rencontré André Gide qui se repose à Sidi-Bousaiid... ...gràce à mon ami Jean Amrouche qui le voit quotidiennement...."
".... J'en conserve des souvenirs particulièrements riches...":
Lettre d'Autriche de Jean Luc à Suzanne Burgay, trois ans après la disparition tragique de son amii Fernand Pistor,comme lui Correspondant de Guerre et Professeur au Lycée Bugeaud a Alger . "...
"...Et sans doute ai-je voulu attendre ,pour vous écrire,et pour vous parler de Fernand, de me sentir dans un espèce d'état de grace..." " Son fantome ne m'a pas quitté...C'est à lui que je pense chaque fois que les hommes me décoivent..chaque fois que je vois s'étaler devant moi l'égoisme,la basesse,la grossiereté et les vices dont Fernand était l'antithèse vivante...."
..".Je sais ce que c'est que de ne pas croire à la mort, de ne pouvoir y croire. Secrètement au fond de moi,comme un enfant incorrigible,je ne crois pas à la mort de Fernand..." ".. Dans la guerre elle-meme il savait n'apercevoir que la fraternité qui s'épanouit à l'ombre des batailles...."
Lettre de Louis Lataillade à Mademoiselle Burgay
"..Il m'était difficile d'imaginer ce retour à Pau sans Fernand ! Nous en avions tellement rever l'un et l'autre en Afrique du Nord et en Italie..." " Avec les compagnons de Radio-France Luc et Peronnet, et où Pierre Ichac revenant de Paris nous apprit la vérité.."
" ...
"...Je le voyais auprès de sa Jeep ou de son camion d'enregistrement Il partageait notre repas au poste de secours pour la nuit....
".. Cet excés de scrupule,de cette honneteté extraordinaire qui le poussait toujours en avant pour chercher la vérité et pour l'exprimer sans faire de littérature..."
" Il avait acheté tout ce que les magasins de Rome avaient pu lui fournir de drapeaux français,de brassards tricolores, et de croix de Lorraine..." Il a débarqué dans le Midi avec les premiers échelons..."
"...Luc s'est occupé de sa tombe au cimetière St Pierre, et a pris des dispositions pour qu'elle soit toujours fleurie ..."
"...Toujours à l'extrème point du combat..."
Au Journal Officiel du 7/1/1945
Chers lecteurs et lectrices , bien que ce devoir de mémoire ne soit pas encore terminé , je me dois de remercier Marie-Claude Marque pour tout ses précieux documents . Je m'incline devant tous les amis de Fernand Pistor qui l'ont honoré de son vivant et qui à sa mort ont écrit à Mademoiselle Brugay des lettres si émouvantes . Ces courageux correspondants à Radio-France lors de la 2ième Guerre mondiale ne sont plus à leur tour de ce monde mais leur amitié les a immortalisé tous ensemble pour la plus grande gloire de la France . Jean Luc, Peronnet, Edmond Brua, Pierre Ichac, Louis Lataillade ont su merveilleusement rendre un dernier hommage à Fernand-Denis Pistor,trop tot disparu au front,à l'age de 33 ans, le 25 Aout 1944, devant Notre-Dame de la Garde à Marseille .
Mon cher Ami,le devoir de mémoire vers cet homme est d'autant plus utile que beaucoup ont oublié ce que nos compatriotes ont offert à leur Mère Patrie..dans les témoignages de ses amis j'ai retenu ce que vous avez écrit entre les deux lettres "je pense à lui chaque fois ..." Je me demande où sont les valeurs aujourd'hui..J'ai appris également qui était ALfred Lelluch..à 60 ans il fallait bien que vous fassiez cet article pour combler mon ignorance...Bien à vous