Non, vous ne lirez pas dans les quelques lignes qui suivent une page à l'eau de rose, ou des souvenirs d'amours perdus et retrouvés, mais le récit d'un coup de foudre, celui de mon pays, l'Algérie.
Mais dans ce récit pourtant, un mystère.
J'espère le percer dans les semaines à venir et pour ne pas déflorer mon histoire ,je reste en attente d'une réponse. Et si celle-ci n'est pas satisfaisante à mon goût, eh bien! je publierai quand même l'article.
Une internaute, Monique, vient de me faire connaitre le Poète René Char. Un résistant véritable, les armes à la main, qui bien qu'en nombre suffisant, refusa à ses maquisards l'ordre d'ouvrir le feu sur des Allemands se préparant à fusiller son meilleur ami, afin que le village voisin ne subisse pas la vengeance de l'ennemi.
René Char ne m'était pas inconnu, bien sûr, mais par paresse je ne m'étais pas efforcé de lire sa poésie quelquefois ésotérique.
Il a écrit pourtant cette phrase limpide à laquelle je pense sans cesse quand je veux persuader un interlocuteur de mon bon droit dans la lutte pour la vérité:
"Comment m'entendez-vous?
Je parle de si loin !"
Pour quand même parler d'Amour, voici un de ses poèmes ou chacun s'y retrouvera:
Allégeance
Dans les rues de la ville il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima?
Il cherche son pareil dans le voeu des regards.