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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 08:51
 





O Alger, pour paraphraser le cruel Caesar,
Ceux qui y ont vécu, avant de mourir te saluent,
Et dans leurs tombes, emporteront leurs souvenirs perdus.
Lorsque le bateau abandonna les eaux plates
Pour affronter les vagues d'une mer scélérate,
Je me dis en moi-même, au diable ce danger,
Affaissé sur ma valise, à la proue du Cazalet,
Puisque enfin je quitte cette terre ensorcelée.

Ne voulant qu'effacer les images ensanglantées
De femmes et d'enfants à bout portant fusillés,
De vitrines défoncées et paniers abandonnés,
De camionnettes découvertes aux corps entassés,
De chauffeurs affolés un drapeau blanc au poignet,
Fonçant vers l'hôpital devant une foule hébétée,
De cette union populaire en tuerie transformée .
Pour arrêter un dernier sursaut du Drapeau Français,
Il n'eut pas mieux qu'une embuscade, un coup fourré,
Pour le lendemain voir aux arbres des listes de Héros,
Entendre de parents éplorés leurs poignants sanglots ,
Tandis que les passants couvraient de fleurs,
Les flaques de sang pour cacher l'horreur,
De ces murs criblés, et d'une France sans coeur.


--

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Published by georges - dans poésies
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commentaires

:0010:GABY 24/10/2007 13:14

que de dures images et de pénibles souvenirs, c'est une page d'histoire à "digérer"

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