Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:52

 
    Teniet-el-Had (1) est un endroit magnifique dans les montagnes de Kabylie, qui est célèbre pour ses forêts de cèdres et chênes verts. Son lieu de naissance et l'histoire de sa piqure par un scorpion dans sa jeunesse de sauvageonne aux pieds nus, c'est ce qu'il me reste de la biographie de Suzanne Dali, avant qu'elle ne s'établisse à la Casbah d'Alger et ne commence à travailler chez les familles bourgeoises comme nous, pour gagner son pain quotidien et même plus.

 

ALBERT CAMUS - misere de kabylie

 

Elle s'enorgueillissait dans ses très rares moments de confidences avec maman d'avoir un ami, qui était  Journaliste à Alger-Républicain (2). ll faut dire qu'elle était fort belle avec sa chevelure fournie teintée au henné, qui s'échappait en grandes boucles lorsqu' elle enlevait son foulard. Grande et forte, ses lèvres larges s'ouvraient, quand elle riait avec moi, sur des dents éclatantes. Lorsque elle arrivait le matin, elle ôtait d'abord son voile brodé d'un liseré en fil d'argent et se déshabillait de  son haïk immaculé dans la cuisine en fermant la porte à clef, car j'avais déjà grandi et elle ne me permettait plus de jouer avec elle comme auparavant, en me blottissant sous  ce voile de coton qui sentait bon son corps chaud.
"Par quoi commencer," questionnait-elle, s'adressant malicieusement à ma mère, en considérant de ses grands yeux soulignés au khôl  la pièce principale ensoleillée : "Monsieur se fait la gym !"...
En effet à cette heure, papa faisait dans le salon, ses exercices de gymnastique suédoise, torse nu, avec de lourdes haltères, avant de continuer par des tractions, en se pendant à une barre ancrée dans le chambranle de la salle de bain.
-Aujourd'hui, nous "faisons les tapis", s'écria ma mère, il fait déjà chaud !
Chaque année, c'était le même cérémonial. Avant l'arrivée des Français Le Dey d'Alger avait un Palais d'Hiver et, avec les premières chaleurs, emménageait au Palais d'Eté, ou dans une de  ses villas fraîches d'El-Biar, mais chez nous comme pour les autres algérois, avec la tiédeur printanière, commençait la transhumance...locale des tapis. Le sol des appartements était carrelé de belles mosaïques, comme dans les pays méditerranéens. Durant l'hiver froid et humide, ce carrelage nu et glacé aurait été la source de refroidissements sans ces nécessaires tapis qui prenaient, hélas, de la place et de la poussière.
Le jour "J", c'était aussi le jour des... journaux accumulés pour servir à emballer, pour l'été, ces tapis à poils longs ou courts. Imaginez ce travail de forçat ! Maman et Suzanne étaient tout juste assez à deux pour, à la fois, soulever le piano à queue et tirer de côté le tapis persan, d'ailleurs un peu percé, (mais son côté abîmé était caché par les gros pieds du Gaveau, et en sauvait la face), alors, je venais à l'aide en tirant par ses franges cette merveille récalcitrante qui découvrait un carrelage...terni.
Il fallait ensuite retourner ce tapis et lui administrer une sévère correction avec une tapette de jonc souple qui lui faisait rendre ses grains de sable accumulés tout l'hiver. Il était  trop lourd pour être suspendu à la balustrade du balcon, comme les petites carpettes des chambres. Quel tapage dans la maison, et quel remue-ménage avec les meubles déplacés de côté, l'appartement se transformait en chantier.
Ensuite venait le brossage à genoux, maman et Suzanne, côte à côte,  nettoyant  à l'eau légèrement vinaigrée pour raviver, sans les abîmer, les couleurs de ces dessins symétriques, mais tous différents car tissés à la main. Combien d'heures ai-je passé dans mon enfance à promener sur ces motifs enchevêtrés mes voitures miniatures, ou simplement à lire allongé les Cent et un Contes Merveilleux de la collection Nathan, certainement plus qu'à faire mes devoirs de maison !..
Il était temps de terminer ce travail d'Hercule, avant de préparer le déjeuner de midi. A la force succédait maintenant l'habileté. Il s'agissait à la fois de rouler le tapis rajeuni de la manière la plus serrée, tout en déployant les journaux  de la  République avec des boules de naphtaline qui me chassaient du salon. Le problème étant d'effectuer cette opération sans que le tapis, en glissant de côté, ne devienne un cône déformé au lieu d'un solide cylindre. Le rouler en synchronisation demande aussi un apprentissage, et ensuite, avant qu'il ne se défasse, la ficelle, passée sous son ventre, le liait comme un gigot avant la cuisson. Le tapis prisonnier soulevé à deux, lourd comme un billot de bois, devait être monté deux étages plus haut, dans une remise sous la terrasse pour passer six mois d'été au frais et à l'abri des mites !
Maintenant, l'appartement pouvait résonner du trot des petits pieds nus, une sonorité  inoubliable de l'enfance.
J'aimais me réfugier dans cette cuisine minuscule qui, en plus, était triangulaire: l'architecte avait dû transformer ses erreurs de calcul en parent pauvre de l'appartement. Souvent, je demandais à Suzanne de m'apprendre quelques mots en arabe, mais je n'arrivais pas à les prononcer correctement, avec l'accent guttural et ces séances déclenchaient nos rires. Une fois, ,je voulus expérimenter mes connaissances sur le vif. En me tenant dans le tram des T.A. (Tramways Algériens) au plus près du wattman, pour admirer la circulation automobile et pédestre que le conducteur écartait à grands coups de sonnette qu'il actionnait de son pied, je lui jetais un "mchi !!" vigoureux que je croyais être le mot encourageant "plus vite". Mais le conducteur se retourna et me dévora cru de ses yeux noirs, je lui avais dit "va t'en !" ....Le gland de son fez rouge en vibrait de colère !
Suzanne Dali ne travaillait jamais seule. Avec maman, elle s'occupait du linge qui bouillait dans la grande lessiveuse posée sur le réchaud de la cuisine, mais elle  savonnait les grandes pièces de draps sur la planche de bois calée en travers de la baignoire. Le savon de Marseille embaumait la maison, l'activité ces jours-là était telle que je n'avais pas intérêt à fouiner dans les jambes et me réfugiais dans ma chambre bleue. En ravivant ces souvenirs domestiques, je ne peux qu'admirer une fois de plus la vie difficile du train-train d'une maisonnée, sans les appareils ménagers de maintenant, ces robots qui en libérant la femme,  l'obligent à aller dans des salles de culture physique pour veiller à sa musculature...
Le jour de gloire de Suzanne était celui des veilles de fêtes, où elle était la spécialiste de la cuisson du Couscous à la vapeur, dans la double vaste jatte d'argile vernissée. Elle même pétrissait  cette graine qui devenait, une fois cuite, la base de tous les mélanges de légumes, de viande, de pois chiches, de sauces piquantes, mais moi, je préférais le couscous au sucre, qui gardait ainsi sa blancheur originale. Quand je pense à ces jours simples et heureux, je vois, avec le recul des années, une situation qui nous semblait si naturelle et maintenant à mes yeux, étrange, mais au moins chez nous la condition ancillaire de la servante était plus que satisfaisante..
 Suzanne apportait les plats du fourneau, au coup de sonnette de maman, et retournait déjeuner à sa place dans la cuisine, assise sur la chaise de  paille, tout en surveillant une autre marmite sur le feu..? Gling,Gling !!
-Suzanne vous pouvez débarrasser et apporter la coupe de fruits ?
-Merci, s'il vous-plaît, la carafe d'eau est vide !....
Je dois dire que je me dévouais, histoire de pouvoir me lever de table et de m'esquiver faire un tour à la cuisine. Suzanne Dali ne se servait pas des couverts argentés qui ornaient notre table, un héritage de grands-parents. Non, elle avait sa fourchette simple qu'elle rangeait dans le tiroir de la table de la cuisine, avec le couteau à manche d'os. Les couverts précieux, les couteaux surtout, c'est  elle qui les astiquait avec de la poudre à récurer et un bouchon de liège pour ne pas trop faire de rayures, après que la vaisselle nettoyée et posée dans l'égouttoir de zinc incliné évacuait un filet d'eau dans l'évier de faïence. Non, elle n'était pas déguisée en soubrette à dentelle blanche et même faisait un peu parti de la famille, puisqu' elle en connaissait tous les secrets !
 Mes enfants, à qui je raconterai cela, en seraient ébahis. D'abord parce qu'une servante  humiliée n'a jamais existé chez nous et que cette quotidienne  et criante différence de classes les aurait immédiatement pousser à manifester dans la rue !!!(là, j'extrapole un peu trop loin !)
 Peu importe que j'explique à ces jeunes que leur Grand-Mère, en dehors de ses "Mardis" où elle recevait du "Grand Monde" ait, elle aussi, travaillé toute la semaine avec notre  bonne Suzanne, ils ne le comprendraient pas.
Alors, je préfère ne rien leur dire !!
Il ne faut pas croire que l'idylle régnait toujours dans ces jours de la semaine. Il était des fois où j'étais l'amorce qui mettait le feu aux poudres. Un jour,  j'avais réalisé mon rêve guerrier de posséder, moi aussi, un fusil, car sans lui , et sans  un cheval rapide et fidèle, un homme n'est rien.
Avec une silhouette  en bois, et un clou planté à l'extrémité du canon qui retenait un élastique, j'avais réalisé un fusil à un coup qui tirait des carrés de papier pliés en deux , à la manière d'un tire-boulette. Caché sous la table de la salle à manger, un poste de tir idéal, je chevauchais la traverse qui reliait les pieds de la table. Et ainsi je voyais passer les jambes nues et le chiffon de par-terre qui se déplaçaient ensemble à bonne portée. Clac ! sur  une cheville  ancillaire m'aurait valu une claque autre part si je ne m'esquivais à temps, et une fois que j'avais trop abusé de sa patience, Suzanne déclara qu'elle en avait assez ! Que chez sa patronne précédente, Madame Sadoun,(3) ses gages étaient meilleurs et le travail moins difficile !! En général, le conflit éclatait les jours de chaleur où  l'électricité statique  dans  l'air sec  agit négativement sur les nerfs  ..
Mais la brouille ne durait pas longtemps, chacune étant devenue dépendante de l'autre.!!
Une fois, Suzanne Dali nous invita chez elle, dans la Casbah, une occasion excellente pour fêter la fin du Ramadan . Nous devions traverser le marché de la rue Randon si achalandé en ces jours.

 

                                                         Léon Cauvy , "Marché dans la Casbah"

 

Alger Leon Cauvy Marche dans la Casbah

 

 

Je ne sais pas comment ma mère réussit à trouver l'adresse de Suzanne !!.

 

             Camus dans "Noces" :"Le port est dominé par le jeu de cubes blancs de la Casbah"....


          Un dessin de Charles Brouty...que j'ai colorié..

charles-brouty.vue-de-la-casbah.jpg

 

Je ne me souviens que d'escaliers qui commencèrent rue Bab-Azoun et qu'après un dédale de ruelles nous avons débouché dans une pièce très fraîche, récemment chaulée. Elle avait une percée qui dominait les terrasses et au fond, la vue imprenable sur la mer frisée d'écume. 

 

  Charles Brouty (4), "Vue de la Casbah"

Ce dessin aux lignes droites est une façon rare de Brouty d'interpréter cette vue. Ses esquisses  sont généralement tracées de traits tout en rondeurs. J'aime fouiller de mes yeux les divers personnages qui animent les terrasses.

 

charles brouty18971984 les terrasses de la Casbah d'Alger

 

Sur un côté de la pièce, un lit bâti sur une surélévation en ciment, couvert d'une belle couverture aux dessins Kabyles et pour nous asseoir un banc de pierre avec de petits coussins de couleurs adossés au mur. Un robinet sortait de la muraille blanche. Sur un plateau, des friandises au miel, des zlabias et makrouts, des gâteaux couverts de sucre glacé et de perles d'anis argentées firent mon délice. Je restais interdit devant la sobrieté et l'étroitesse de ce logis, mais c'était tout le royaume de Suzanne Dali, la fille d'un paysan de la haute Kabylie, qui était venue chercher fortune à Alger.

 

                                                             Charles Brouty, "Mauresque dans son intérieur"

 

brouty mauresque d alger dans son intérieur

 

Maman entretenait la conversation et c'est elle qui par sa bonté et son intelligence denués de paternalisme dut mettre  Suzanne Dali à l'aise, j'en suis sûr, car je ne me souviens de rien d'autre que de cette découverte d'un autre monde étranger à moi.
Pour finir, peut-être à cause d'une histoire d'amour avec ce journaliste, ainsi que je veux le croire, Suzanne nous abandonna, je pense juste avant novembre 54.
Des années après, (entre temps le quotidien "Alger-Républicain" (avait été censuré), une visite surprit maman un après-midi. C'est moi qui ouvrit la porte à Suzanne  bien changée hélas. Intimidée par le grand jeune-homme que j'étais devenu, elle n'osa pas m'embrasser.
Dévoilée, son maquillage un peu fort voulait cacher le ravage des années. Maman l'accueillit au salon, chacune s'assit dans l'un des deux fauteuils de cuir vert, craquelés eux aussi par le soleil, et moi après avoir écouté les banalités d'usage sur l'adolescent qui se tenait gauchement, je les laissais seules dérouler leurs confidences. Peu après, maman vint dans sa chambre chercher quelques grands billets pliés dans un petit tiroir de son armoire à glaces, et revint avec ce secours que Suzanne Dali, dans sa dignité, n'avait pas demandé mais que sa visite expliquait. Ce souvenir de la pauvreté et de l'insécurité est restée une de mes angoisses.

J'espère que Suzanne repose en paix au cimetière d' El-Kettar, à moins qu'elle ne soit retournée voir, une dernière fois, sa forêt de cèdres où elle jouait pieds-nus.


Notes :

  Grâce au site de Jean Tosti, j'ai eu la joie de trouver la signification de ce patronyme musulman qui figure aussi en nombre au C.A.O.M. (IREL)..
"Mais, la plupart des Dali présents en France viennent d'Afrique du Nord, notamment d'Algérie. C'est, au départ, un nom turc avec le sens de téméraire, courageux."
Comme le disait mon prof de calcul: C.Q.F.D.

(1) Sur la forêt de Teniet-el-Had:
http://aj.garcia.free.fr/Livret7/L7p42-43.htm

(2) http://www.histoire.presse.fr/web/articles/albert-camus-misere-de-la-kabylie-lalger-republicain-  1939-22-11-2010-16441

 

(3) Suzane préférait toujours de travailler chez une famille juive où elle y trouvait le respect et la considération de son état.

 

 (4) Brouty par Francine Dessaigne:
http://cagrenoble.fr/brouty_2/brouty.html

 


--------------------------------ooooooooooooooooooooooo-------------------------------

Partager cet article

Repost 0
Published by Georges Lévy - dans souvenirs
commenter cet article

commentaires

http://www.111tapis.fr/nettoyage-de-tapis.html 03/06/2013 10:48


Merci de partager ce post! C'était une belle écriture, votre histoire est très touchante. Il est très intéressant. 

Georges Levy 03/06/2013 12:07



Intéressant site que le votre, et merci de m'avoir lu.



Puis-je me permettre de citer cette petite chanson que nous essayons innocemment en enfance de réciter le plus vite possible sans nous tromper ? (Exercice de prononciation !) :


Un tapisser qui tapissait,


Dit au pisseur qui pissait :


Pisse dans le pot à pisse,


Mais pas sur le tapis que je tapisse !




margareth 11/03/2013 15:19


Il y a parfois de curieux hasards : hier soir j'ai ressorti L'exil et le royaume de Camus parce que je voulais prendre mes distances avec la télévision à laquelle j'ai consacré beaucoup
trop de temps cet hiver (peut-être pour éviter de me laisser envahir par la dépression pendant les longues nuits trop longues). Ce midi à la radio j'entends une émission consacrée à Misère de
la Kabylie que je retrouve ici ! Cela dit votre récit très vivant donne presque la sensation de partager un même vécu. Pourquoi ne publieriez-vous pas vos souvenirs ? Il y a maintenant la
possibilité d'éditer des livres en nombre réduit sans investir le moindre centime.

Georges L. 12/03/2013 17:21



Bonjour Margareth,

En ce qui concerne la Kabylie, j'ai eu le plaisir de la parcourir en auto avec mon père qui chaque année allait visiter dans les montagnes les Kabyles qui proposaient un de leurs revenus
agricoles : la vente de Caroubes encore vertes sur leurs arbres. La Caroube est un fruit méditerranéen qui sert de base, outre à la nourriture des bestiaux,  aux chocolatiers, à la
fabrication de produits coagulants en pharmacie et même entre dans les produits Nestlé... Évidement la graine de ce fruit (qui servit jadis d'étalon pour le "carat") doit être traitée
chimiquement car elle est très dure. La Caroube bien mure a une chaire brune et sucrée très agréable à mâcher. Mon père voyageait donc pour commander ces fruits pour les traiter dans son usine.
Ce voyage s'accomplit en ...1954, date de la rébellion. Comme je souffrais des poumons, ma mère laissa mon père me faire prendre l'air dans les montagnes ! Au diable l'École pour quelques jours !
Ce voyage fut pour moi la plus belle des Leçons de Choses ! En ce qui concerne mon Blog, je ne le fais même pas lire à mes enfants qui eux sont tournés vers l'avenir chargé de lourds problèmes
!
Merci de m'avoir lu.
Amitiés par un mois ici déjà très chaud.
Georges .



Liliane 24/02/2013 22:49


Votre récit est très émouvant et empli de tendresse... Que de souvenirs... Il est vrai qu'à présent les tapis ne sont plus roulés dans les journaux et la naphtaline ! Je prends beaucoup de
plaisir à vous lire. Merci Georges. Bonne soirée. Prenez grand soin de vous...

Georges L. 26/02/2013 08:04



Plus les années passent, plus remontent en moi le besoin d'évoquer ces souvenirs d'enfance ! Serait-ce un réflexe avant de boucler la boucle ?....
Merci de m'avoir lu Liliane.



René 03/02/2013 09:18


C'est avec delectation que je viens de lire ton recit. Je comprends ton affection pour Suzanne. ce devait être une femme admirable.. autre point qui m'a frappé: toi  caché sous la table de
la salle à manger! moi aussi chez mes grands parents ,je faisais la même chose sous la tabble dont les pieds étaient isolés du sol par une protection en verre ressemblant à un cendrier. Nos
souvenirs sont précieux  car c'est tout ce qu'il reste ,de son pays, à un éxilé "à perpétuité". tu devrais réunir tous tes écrits dans un livre,sinon,pour le diffuser,mais au moins pour tes
enfants et petits enfants .


dommage  que je n'ai pu te connaître à l'époque


amitiés profondes et sincères


René

Georges L. 06/02/2013 10:36



Bonjour René,

Nous sommes de la même génération et nos jeux d'enfance étaient communs et plus manuels que maintenant où règne l'ordinateur en tyran ! Nous avons du souvent nous croiser à Alger. Qui alors
aurait deviné ce que nous nous réservait le destin ? Dispersion des familles, recherche d'un emploi, d'un toit et vieillissement prématuré de nos parents.
Nos enfants je l'espère n'auront jamais à connaître ces affres.
Pour eux cultivons nos beaux souvenirs, en séparant le bon grain de l'ivraie.


Bonne journée dans ton bucolique Limousin.
Georges L.



Quichottine 01/02/2013 14:23


Merci pour vos mots de réconfort, Georges.


Je suis certaine que tout ira bien.


Que votre journée soit belle. Amitiés.

Présentation

  • : des souvenirs dans un mouchoir
  • des souvenirs dans un mouchoir
  • : souvenirs d'enfance et d'adolescence
  • Contact

Recherche